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Grand père – Jean-Louis Costes

Parution : 13 juin 2019
Éditeur : Editions RING

Résumé : La folle vie du grand-père de Costes, Cosaque sabrant les moujiks dans la steppe, légionnaire décimant les Berbères, bagnard en Guyane, finissant dans un HLM de banlieue à taper sa femme. Les Rouges ont massacré sa famille. Resté seul, le jeune Arménien rejoint les « Cosaques bouffeurs de cocos ». Commence alors une cavalcade aventureuse à travers l’Europe; l’Afrique du Nord et la Guyane, à travers un monde où l’innocence finit toujours les tripes à l’air.

Mon avis : Il y a des livres que l’on peut qualifier d’inclassables. Des romans qui, après la lecture vous laissent un étrange goût dans la bouche. Un goût amer, un goût acide et même ce goût ci caractéristique du sang. C’est une saveur qui reste et que l’on a du mal à faire partir.
La mécanique générale, la collection poche des éditions RING a eu la brillante idée de rééditer en version non-censurée le roman de Jean-Louis Costes Grand-père. Je tiens à préciser que ce roman n’est pas à mettre dans les mains de tout le monde. Il est bon de stipuler que ce livre est pour un public averti. Je t’ai prévenu 🙂
Ce roman soulève tout un tas de questions et remue, comme de la merde, une flopée de tabous. Oui, autant être dans le cru pour un roman qui prône le cru et le cul. Ces pages sont noircis à l’acide, ces mots sont balancés sans gêne, sans douceur sans aucune fioriture pour nous décrire un homme sans la moindre once d’humanité. L’autre nous peint avec un pinceau en poil de cul son grand-père. Immigré arménien, parasite, clodo et qui, par tous les pores de sa peau, schlingue le sang, le sperme et la merde. Sa vie, à ce connard de grand-père n’est faite que d’horreur, de meurtres et de viols. « Bon papa qui pique », « Tripes-caca-sang » sont des mesures qui rythme le roman. Ils sont la voix de Jean-Louis Costes qui nous raconte, nous conte ce grand-père Garnick de son patronyme, guerrier Cosaque pogrom, pogrommer et programment qui, de l’Arménie à la Russie en passant par la Guyane, l’Afrique du Nord et j’en passe, va tuer, torturer, violer, assassiner sans aucune pitié pour terminer à Paris où il n’est plus rien. Cet homme devenu depuis trop longtemps un monstre est décrit avec une telle intensité, qu’elle fait mal.

Je n’ai jamais rien lu de semblable. Ce roman de 270 pages est écrit avec une force inhumaine qui vous balance de l’acide en pleine poire. L’écriture y est écorchée, vive, corrosive, trash et brutale. Je souhaite mettre en garde, cela ne tiens qu’à moi, Grand-père de Jean-Louis Costes n’est pas à mettre entre toutes les mains. Si tu aimes le feel-good passe ton chemin. Par contre, si tu adores les sensations fortes, ce roman est fait pour toi.

Jean-Louis Costes est un génie. Un grand écrivain de l’underground.

Extrait choisi : « Bravo Bon-Papa-qui-pique et tes potes! Vingt mille bornes de pogroms aller-retour sans discrimination. Toutes races, toutes classes confondues. Vous avez enculé toute l’humanité avec justice et générosité. Et toujours la moustache fringante et les couilles rechargées à chaque étape! Même pour une vielle au con sec quand, au retour, la vierge se faisait rare. Vous fûtes les derniers Huns, purs pourfendeurs d’hommes. Éradiquer la sale humanité comme on dératise, voilà tout. Cela heurte le corps et la morale mais ça fait du bien à la tête du petit-fils Cosaque qui se fait chier en 1970 dans l’appart pépère moquette chauffage central, et qui rêve de tout massacrer en se branlant en cachette dans les chiottes. Comme tu me fais peur et comme tu m’attires, moi le planqué frustré de l’An 2000 ! Comme je t’envie, Bon-Papa-qui-pique ! Que mon père, ma mère, ma sœur meurent, et que je parte les venger !  »

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Trop de morts au pays des merveilles – Morgan Audic

Parution : 06 avril 2016
Éditeur : Editions du ROUERGUE

Résumé : Depuis trois ans Alice, la femme de Christian Andersen, a disparu. Et depuis trois ans, les gens qui l’entourent se posent la même question : Andersen a-t-il tué sa femme ? Andersen rendu amnésique par un grave accident quelques jours après qu’Alice a disparu. Andersen, la mari inconsolable qui emploie un détective pour retrouver sa femme, si belle, si blonde, si étrangement semblable aux victimes du désormais célèbre Marionnettiste, le tueur aux rituels macabres qui assassine, justement, une nouvelle fois. De quoi remettre en selle l’ex-lieutenant Diane Kellerman, révoquée pour violence et prête à péter de nouveau les plombs.

Mon avis : THE PAGE TURNER durant le confinement. Oui, Trop de morts au pays des merveilles est, pour moi, un énorme coup de cœur avec Le Manufacturier de Mattias Kopping (D’ailleurs, si tu sens la motivation de lire mon avis sur ce roman de dingue, c’est juste ICI ). Au-delà du suspense et des rebondissements à n’en plus finir, la plume de Morgan Audic joue et manipule nos sensations et nos sentiments sans aucune pitié.
ON ADORE!
Je ne connaissais pas Morgan Audic jusqu’à maintenant. Je me suis procuré son roman par simple curiosité avec, quand même, une légère influence sur les avis que j’ai pu voir circuler sur Instagram. Mais, pour être franc, je suis passé complètement à côté car : Trop de livres à lire ! Pas assez de temps ! Pas maintenant etc… Bref, toutes les excuses impossibles et inimaginables qui ont laissé ce roman sur les étagères de ma bibliothèque.
Après la lecture du roman de Maxime Chattam – Le signal (tu veux lire cet avis aussi ? Clique ICI), j’avais besoin de me plonger dans un thriller bien classique, sans sorcellerie ni magie. J’avais besoin d’une lecture très « terre à terre » et proche de la réalité.
Après quelques combats ô combien houleux entre mes bas-instincts et tous ces livres s’offrant à moi, j’ai jeté mon dévolu sur le roman de Morgan Audic – Trop de morts au pays des merveilles. Confortablement installé et accompagné d’un café et d’une cigarette (oui, je fume. Interdiction de me juger 🙂 ) j’ai attaqué la lecture et dès les premières pages, j’ai été happé par l’histoire, les personnages et le contexte.

L’histoire se déroule à Paris ainsi que sa banlieue proche et lointaine. Christian Andersen, au lourd passé, devenu avocat associé avec son meilleur ami Franck Batisti, a perdu sa femme trois ans auparavant. Il mène un combat sans merci pour retrouver l’amour de sa vie. Il engage un détective privé, crée des forums dans l’espoir qu’un parfait inconnu prévienne Andersen d’avoir aperçu son épouse, dans une station de métro, un parc, peu importe. Un lien direct ou indirect qui lui permettra de retrouver sa femme en échange d’une généreuse rançon. Nous suivons son combat sans ménagement qu’il mène corps et âme avec espoir mais, malheureusement, sans grand résultat. En parallèle, nous suivons une tout autre histoire sur des meurtres, d’une intense atrocité, qui sévissent dans toute la capitale. Le meurtrier opère avec le même modus operandi sur le profil de victimes – Femmes d’une quarantaine d’années, blondes… – étrangement similaires à la femme disparue de Christian Andersen. Est-ce l’oeuvre d’un psychopathe récidiviste ? Toutes les preuves penchent vers le Marionnettiste. Mais problème, celui-ci est en prison. L’enquête patauge et laisse planer le doute et l’angoisse. C’est sans compter sur l’aide improbable de Diane Kellerman qui mènera un combat malgré un conseil disciplinaire qui la suspendra de ses fonctions. Elle va remuer la poussière et mettre à jour bien des noirceurs qui rendront l’histoire passionnante. L’enquête se tisse telle une toile d’araignée en donnant au roman une dimension angoissante et une tension plus que palpable.

Conclusion : J’ai été subjugué par l’écriture si précise et si détaillée de Morgan Audic. En aucun cas le roman tombe dans le « too much » et là est précisément la force de l’auteur. Les personnages y sont complexes et traînent derrière eux de lourds fardeaux, ce qui donne une profondeur dramatique non négligeable. C’est diabolique, inondé de manipulation, de jeux sordides, de vices cachés et de faux-semblant. Les rebondissements y sont nombreux, divers et variés et nous en sommes béats. Quant aux rebondissements, il nous laissent sur le cul car avec toutes les suppositions que l’on se crée durant la lecture du récit, les dernières pages nous prouvent que nous étions totalement à côté de la plaque. On note également une influence flagrante sur le célèbre conte de Lewis Carroll Alice au pays des merveilles mais en beaucoup plus dark quand même.
Du coup, il faut que je lise son dernier roman paru en 2019 De bonnes raisons de mourir chez Albin Michel.

« Je ne suis pas fou, ma réalité est juste différente de la vôtre. »

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Santa Muerte – Gabino Iglesias

Parution : 20 février 2020
Éditeur : Editions SONATINE

Résumé : SANTA MUERTE, PROTEGEME… Austin, Texas. Tu t’appelles Fernando, et tu es mexicain. Immigré clandestin. Profession ? Dealer. Un beau jour… Non, oublie « beau ». Un jour, donc, tu es enlevé par les membres d’un gang méchamment tatoués qui ont aussi capturer ton pote Nestor. Pas ton meilleur souvenir, ça : tu dois les regarder le torturer et lui trancher la tête. Le message est clair : ici, c’est chez eux.
Fernando croit en Dieu, et en plein d’autres trucs. Fernando jure en espagnol, et hésite à affronter seul ses ennemis. Mais avec l’aide d’une prêtresse de la Santeria, d’un Portoricain cinglé et d’un tueur à gages russe, là, oui, il est prêt à déchaîner l’enfer.

Mon avis : Un style vif, brutal et sans fioriture qui nous plonge directement dans le cartel mexicain. Fernando Nando est l’antihéros des temps modernes. Immigré mexicain, il débarque à Austin au Texas pour fuir son Mexique natal, la peur au ventre. On le kidnappe, il est conduit, on ne sait où, bâillonné, confiné dans le coffre d’une voiture. Il doit assister à la mise à mort de son pote Nestor. C’est direct, c’est froid, c’est sanglant. On ne plaisante pas ici… Une décapitation en bonne et due forme qui lui montre qu’il n’est rien. Le but est simple, Fernando doit laisser un message. Ce gang tatoué souhaite étendre leur royaume et ils n’hésiteront pas à tuer avec de nombreux modes opératoires et malsains.
Entre ses prières à la Santa Muerte, ses offrandes et ses cachetons. Fernando a un but, répondre à la mort.
La plume de Gabino Iglesias nous asperge d’acide, il rentre en plein cœur du sujet, il ne nous laisse pas le choix, pas de temps à perdre. Ce roman de 180 pages se lit d’une traite. D’un réalise sociale survolté, Gabino Iglesias nous prouve dans ce premier roman qu’il possède de grosses cojones.

Choc entre deux cultures, entre deux traditions. Les frontières se brouillent et laisse place à Gabino Iglesias.

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Le signal – Maxime Chattam

Parution : 06 février 2020
Éditeur : Editions POCKET / ALBIN MICHEL

Résumé : La famille Spencer vient de s’installer à Mahingan Falls, une petite ville de la Nouvelle-Angleterre. Jusqu’ici, tout va bien. Un vrai paradis. Si ce n’étaient ces vieilles rumeurs de sorcellerie, ces communications téléphoniques brouillées par des cris inhumains, ce quelque chose d’effrayant dans la forêt qui pourchasse les adolescents, et ce shérif complètement dépassé par des crimes horribles. AVEZ-VOUS DÉJÀ EU VRAIMENT PEUR EN LISANT UN LIVRE ?

Mon avis : Il y a quelque jour de cela, j’ai refermé Le Signal de Maxime Chattam. Après avoir lu et adoré Un(e)secte, il m’a paru évident de lire et découvrir un peu plus cet auteur. C’est donc accompagné de mon entrain que j’ai ouvert ce gros et joli pavé (comme je les aime). J’ai constaté que le service marketing n’a pas lésiné sur les moyens. Visuellement, tout n’est qu’attraction. Un résumé alléchant qui suscite l’envie (sans rien spoiler, merci !), une typographie toute métallique vêtue et bordure de pages habillé de noir. Bref, tous les signaux sont au vert et me promettent LE grand huit intestinal.
Dès les premières pages, nous retrouvons la plume si caractéristique de Maxime Chattam. Elle s’impose à nous avec un naturel déconcertant. La fresque temporelle, historique et géographique est peinte avec brio, les personnages sont rodés, le décor est en place. Lever de rideau.

Nous rencontrons, ici, un couple. Une quadra journaliste et animatrice télé de renom accompagnée de son mari, réalisateur et écrivain de pièce de théâtre ( un peu déchu mais, quand même confortablement installé), ainsi que leurs trois enfants. Ces dernier vont jouer un rôle essentiel dans l’histoire, je ne vous en dit donc pas plus. 🙂 Nous vivons le quotidien d’une famille bien sous tous rapports qui, par consensus, ont fui les tumultes de New-York pour s’installer dans une ferme fraîchement rénovée dans les hauteurs de Mahingan Falls, un trou paumé de la Nouvelle-Angleterre. L’empreinte citadine gravée dans leur ADN, ne passe pas inaperçue dans une ville où tout se dit et tout se sait. Mais, pas d’inquiétude de ce côté là, ils vont prendre leurs marques, leurs aises et s’imposer auprès des habitants jusqu’à que…
Dit comme ça, ça ne donne pas forcément envie et l’impression de « déjà-vu » nous en donnerai presque la nausée. Mais avec Maxime Chattam rien n’est simple. Les détails naissent et prennent de l’ampleur à chaque page et l’angoisse, sans la moindre suspicion, vous saute en pleine figure.

J’ai adoré ce roman pour plusieurs raisons. Tout d’abord les détails qui parsèment le récit et qui donnent une tension palpable. Nous prenons la place des personnages et nous vivons, ce qu’ils sont en train de vivre. Nous ressentons leurs angoisses, leurs frayeurs, leurs peurs. Nous entendons leurs cris, leurs larmes et nous ressentons, comme eux, leurs morts imminentes. Comme j’ai pu l’écrire dans mon article sur Un(e)secte, la plume de Maxime Chattam est tellement détaillé et précise qu’il est difficile de se questionner sur le pourquoi du comment. Nous n’avons pas d’autre choix que de nous laisser guider par l’histoire et vivre, in situ, le déroulement du récit. La place est aux sensations et aux ressentis.

J’ai adoré ce roman car les flics ont une place peu importante dans l’histoire, ils sont dépassés par les événements et sont clairement à la ramasse par rapport à la situation. C’est sûrement dû à leurs côtés très rationnels et cartésiens. Le signal ne laisse aucune place aux personnes trop terre-à-terre.

J’ai adoré ce roman car l’enfance à une place prépondérante dans l’histoire. Cette bande de copains joue ici un rôle très important et apporte une clarté que seule leur insouciance et leur naïveté peuvent donner. J’aime l’idée de leur responsabilité ici et qu’ils prennent part aux atrocités à venir.

J’ai adoré ce roman car l’enfance à une place prépondérante dans l’histoire. Cette bande de copains joue ici un rôle très important et apporte une clarté que seule leur insouciance et leur naïveté peuvent donner. J’aime l’idée de leur responsabilité ici et qu’ils prennent part aux atrocités à venir.

« Parfois les vieilles bâtisses cachent, entre leurs mûrs, des secret qu’il serait préférable de ne jamais percer. »

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L’empreinte – Alexandria Marzano-Lesnevich

Editeur : SONATINE
Parution : 02 janvier 2020

Résumé :

Etudiante en droit à Harvard, Alexandria Marzano-Lesnevich est une farouche opposante à la peine de mort. Jusqu’au jour où son chemin croise celui d’un tueur emprisonné en Louisiane, Rick Langley, dont la confession va bouleverser toutes ses convictions. Un lien étrange va se former entre eux, qui contre toute attente va permettre à Alexandria d’éclairer ses propres traumatismes.

Mon avis :

C’est l’histoire d’un récit qui, pendant la bonne première partie de la lecture, m’a rendu septique, une sorte de nuage brumeux m’amenait je ne sais où ni comment et dont la seule issue, que j’ai trouvé pour m’extirper de cette incompréhension, était d’abandonner ce roman. Mais par le biais de ma curiosité et d’une mystique main invisible et bienfaitrice, j’ai été poussé sur le chemin de la découverte, j’ai décidé d’aller plus loin dans cette lecture. Au diable les croyances limitantes qui aiment vous mettre des bâtons dans les roues. Je devais aller plus loin, franchir le cap, dépasser les frontières et me laisser submerger par la plume de l’autrice.
Me voilà donc en face d’un récit, d’un témoignage, d’un carnet de route au goût subtil de journal intime qui nous raconte, nous conte et nous révèle une histoire difficile, de vies étriquées et de cœurs brisés dont l’empreinte du tabou règne en maître. Alexandria Marzano-Lesnevich nous offre l’histoire d’un vieux « fait-divers » qui s’est déroulé sous la chaude humidité de la Louisiane, il y a quelques années de cela. C’est l’histoire d’une rencontre qui n’aurait jamais du arrivée. D’un macabre et tragique événement survenu dans une vieille maison blanche enracinée dans une rue qui n’est pas une rue, dans un quartier qui n’est pas un quartier. Dans un coin trop anonyme et vite oublié. Sauf à ce moment-là.

Pourquoi, cet adolescent, Rick Langley a profané, en ce jour si ordinaire, le symbole même de l’insouciance… l’enfance. ? Jeremy Guillory dont la vie a été meurtrit, violée, salie et volée à l’âge de six ans. L’autrice, Alexandria Marzano-Lesnevich, à l’époque, étudiante en droit va, par le biais de ses convictions, de ses idéaux et de ses valeurs, se mettre sur le chemin du pédophile et prédateur Rick Langley. Elle va nous confronter avec ce monstre aux oreilles décollées et à la paire de lunettes trop imposante.
L’alternance des chapitres nous révèle, une fresque peu réjouissante du passé de Rick Langley. Une nuée de détails précis sur ses antécédents familiaux, son arrivée maudite sur cette terre ainsi que sa cruelle absence de liens sociaux peignent le portrait d’un homme chaotique en proie à ses propres démons. Nous partons également sur les traces du petit garçon, Jeremy et de sa mère, leur vie mouvementée, en dents de scie mais remplies d’amour.
C’est aussi l’histoire d’un procès, de plusieurs procès, du fameux couloir de la mort et surtout, c’est l’histoire du pardon, la puissance du pardon de cette triste et impuissante mère face à l’homme qui a volé la vie de son enfant. Cela nous pousse loin dans nos questionnements. Jusqu’où peut-on pardonner ?

Dans un parallèle, parfois flou, l’autrice enchevêtre sa vie, son parcours mais aussi ses propres maux. Son histoire qu’elle intègre à la vie de Rick Langley et de Jeremy Guillory et qu’elle noircit comme pour exorciser le mal qui la ronge depuis tant d’années, donne une ampleur, presque solennelle au roman. Il m’était parfois difficile de distinguer les deux histoires. Était-ce un choix de l’autrice ? A t-elle voulu fondre son histoire à celle de Rick Langley et de Jeremy Guillory pour expulser ses propres démons et combler ses propres failles ?

L’empreinte, c’est l’histoire d’histoire qui se referme et vous apporte ce « je-ne-sais-quoi » de déroutant mais paradoxalement salvateur. Malgré ma réticence du début, j’ai adoré cette lecture. L’empreinte est un mélange des genres. Un roman, pour moi, inclassable et, à trop vouloir le catégoriser, on en réduit l’essence même du talent de l’autrice. L’empreinte est un tout et je trouve ça beau.

J’ai tant de mots pour décrire ce roman, ils ne sont peut-être pas juste, pas précis mais ce sont les miens. Alexandria Marzano-Lesnevich nous offre une confession intime qui laisse une empreinte indélébile dans notre cœur de lecture.

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Le manufacturier – Mattias Köping

Éditeur : RING
Parution : 25 octobre 2018

Résumé : Le 19 novembre 1991, une poignée de paramilitaires serbes massacrent une famille à Erdut, un village de Croatie. Laissé pour mort, un garçonnet échappe aux griffes des tortionnaires, les Lions de Serbie. Un quart-de-siècle plus tard, l’avocate Irena Illić tente de remonter la piste jusqu’à la tête du commando, le sinistre Dragoljub.

Le 1er avril 2017, les cadavres d’une femme et de son bébé sont retrouvés dans la banlieue du Havre, atrocement mutilés. Niché dans le dark Web, un inconnu sous pseudonyme revendique le double meurtre et propose les vidéos de ses crimes à la vente sur son site internet… Depuis quand sévit-il ? Prêt à transgresser la loi, le capitaine de police Vladimir Radiche s’empare de l’affaire qui sème la panique sur le pays, au risque de voir l’inimaginable s’en échapper.

Les deux investigations vont se percuter avec une violence inouïe. L’avocate et le flic ont des intérêts divergents et se livreront une guerre sans merci. Emportés dans l’abîme du terrifiant conflit yougoslave, les enquêteurs évoluent dans un vertige noir, gangrené par la violence et la corruption, où les plus pourris ne sont peut-être pas ceux que l’on croit. Crimes contre l’humanité, meurtres en série, fanatismes religieux, trafics entre mafias sans scrupules, l’étau se resserre au fil des chapitres. Les égouts de l’Histoire finiront par déborder et vomir des monstres, trop vite oubliés.

ALERTE : GROS COUP DE FOUDRE EN PLEINE POIRE. CE ROMAN EST UN UPPERCUT QUI M’A MIS K.O.

Mon avis : il y a des romans qui arrivent, on ne sait jamais réellement comment ni pourquoi, à vous procurer un véritable et vertigineux ascenseur émotionnel. Les facteurs y sont nombreux et la sensibilité est propre à chacun. J’ai trouvé dans LE MANUFACTURIER mon grand huit, mes montagnes russes qui ont su, sans aucune extrapolation, me mettre K.O.
Je tiens à préciser une chose, et ceci est mon humble avis : LE MANUFACTURIER est un roman qui ne peut être mis dans n’importe quelle main. Outre le style très corrosif de Mattias Köping, les histoires sont inspirées de faits réels, la narration quant à elle, nous balance sans préambule dans ce qu’il y a de plus ignoble, de plus barbare chez l’Humain. Les scènes de crimes (elles sont nombreuses) sont d’une atrocité sans égal. Ce roman est un cocktail d’une série de rebondissements savamment maîtrisés; les détails vous sont balancés tel un crachat d’acide en pleine figure. Il faut être bien accroché pour supporter de telles horreurs. Mais c’est incontestablement là que se trouve le talent de Mattias Köping. L’auteur arrive, je ne sais pas quel artifice, à vous capter, à vous subjuguer tout en franchissant sans complexe les limites de l’acceptable. Rien, absolument rien dans ce roman n’est linéaire, platonique. On s’accroche comme on peut à une barque avec cette angoisse omniprésente de chavirer.

Nous sommes en présence, ici, d’un incommensurable melting pot de violences, de prostitutions, de drogues, de meurtres et de conflits. C’est un étalage de guerres historiques, de corruptions mais aussi de tripes et boyaux. Tout pousse votre subconscient à vous tenir le ventre d’une main puissante pour ne pas vomir l’horreur que l’être humain peut infliger.

Mattias Köping joue avec nos nerfs et réussit avec justesse à manipuler nos sentiments. Tel le jeu du chat et de la souris, je me suis surpris à « aimer » un psychopathe et détester un flic. Mais il a suffit de tourner une page et l’espace d’une fraction de seconde j’ai ressenti tout le contraire. Bref ! La palette des émotions prend ici des formes et facettes insoupçonnées. Et je ne vous parle même pas des suspens omniprésents et des revirements de situations incroyables. Si tu es comme moi, à te poser des milliers de questions pour deviner qui est le tueur ou essayer de mettre au grand jour une enquête alors je te conseille de : passer ton chemin ou dignement te laisser guider par le style hors pair de Mattias Köping.

LE MANUFACTURIER : LE THRILLER PAR EXCELLENCE

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Le crépuscule du Paon – Claire Bauchart

Éditeur : Editions du Rocher
Parution : 19 février 2020

Résumé : Journaliste de l’influent hebdomadaire En avant, Pascaline Elbert vient d’être promue responsable du service politique. Cette femme de caractère, « temporairement » séparée, doit mener de front : piloter des enquêtes d’envergure, supporter la jalousie de ses confrères ou le regard culpabilisant de la nounou quand elle est en retard, sans oublier les nuits entrecoupées par les pleurs de sa fille… Sa vie est un désordre savamment orchestré, mais Pascaline ne se laisse jamais abattre ! En s’emparant d’un dossier brûlant qui même le très populaire ministre de l’économie Stéphane Toxandrie, un dirigeant d’entreprise de premier plan et un romancier en mal de reconnaissance, elle va révéler au grand jour leurs liens troubles et leurs aspirations aussi insatiables que dévorantes…

Je tiens à remercier Claire Bauchart et sa maison d’éditions pour l’envoie du roman

Mon avis : Me voilà sorti de mon confort et de mes lectures pour découvrir la plume délicate et savamment maîtrisée de Claire Bauchart. Outre les affaires politiques et journalistiques qui conditionnent ce roman, c’est aussi et avant tout l’histoire d’une femme, le destin de Pascaline Elbert notre journaliste de l’influent hebdomadaire En avant qui va s’emparer, pour notre plus grande joie, un dossier brûlant. Elle va au fur et à mesure de son investigation soulever des montagnes de poussières et gratter minutieusement la peinture écaillée pour nous dévoiler des liens troubles et pas très déontologiques. Le roman est très bien écrit et, pour moi, Claire Bauchart révèle un sujet dans l’air du temps. C’est le destin d’une femme, une parmi tant d’autres, qui doit être sur tous les fronts et jongler entre sa vie professionnelle, sa vie de maman et sa vie de femme. Elle doit se battre, quotidiennement, dans un milieu masculin et se frayer un chemin pour trouver sa voie, sa place.
Loin d’être un coup de cœur, Le crépuscule du Paon a su me toucher et m’émouvoir. Ce roman a le mérite d’être extrêmement bien écrit, traitant de sujets d’actualités et surtout maîtrisés par le travail de recherche et le talent de narratrice que possède Claire Bauchart.

Faites du bruit pour ce roman car il sera faire chavirer votre petit cœur de lecteur.

Publié dans polar

Victime 2117 – Jussi Alder Olsen

Parution : 02 janvier 2020
Éditeur : Editions Albin Michel

Résumé : Le journal en parle comme de la « victime 2117 » : une réfugiée qui, comme les deux mille cent seize autres qui l’ont précédée cette année, a péri en Méditerranée dans sa tentative désespérée de rejoindre l’Europe.
Mais pour Assad, qui œuvre dans l’ombre du département V de Copenhague depuis dix ans, cette mort est loin d’être anonyme. Elle le relie à son passé et fait resurgir de douloureux souvenirs. Il est temps pour lui d’en finir avec les secrets et de révéler à Carl Mørck et à son équipe d’où il vient et qui il est. Au risque d’entraîner le département V dans l’œil du cyclone. Qui est Assad ? Victime 2117 est la réponse. Cette enquête est son histoire.

Mon avis :
C’est avec une joie difficilement contrôlable que je retrouve les enquêtes du département V et l’équipe qui en a fait leur succès depuis de nombreuses années. Moi, fan de Jussi Alder Olsen ? Pas du tout !!! 😋 Je l’adore tout simplement. L’auteur nous revient cette année avec un huitième opus qui, comme la quatrième de couverture nous l’annonce, nous promet de sacrés rebondissements. Et je peux d’ores et déjà vous le certifier, le pari est gagné.
Quelle joie de retrouver les personnages qui ont rendu célèbre le département V de Copenhague. Carl, Assad et Rose, un trio de choc que j’ai pu accompagner depuis le début avec Miséricorde (Albin Michel – Octobre 2011) et que j’ai du quitter avec Selfie (Albin Michel – Avril 2017). Jussi Alder Olsen nous revient et signe avec Victime 2117 un magistral thriller aux découvertes et révélations incroyables tout en conservant précieusement tous les ingrédients qui en ont fait l’écrivain nordique le plus lu en France en un peu moins de 10 ans. Chapeau bas !
J’ai connu Jussi Alder Olsen grâce à ma maman qui m’a harcelé pour que je lise Promesse (Albin Michel – janvier 2016). Ayant eu un véritable coup de cœur pour ce roman, j’ai été poussé par l’envie de dévorer toutes les enquêtes à la chaîne. À l’époque, je n’avais pas de compte Instagram : hanae_part_en_livre et encore moins un blog. Voilà pourquoi, je n’ai pu rédiger d’avis. Peut-être qu’un jour j’aurai la foi de vous les partager 😀. La quatrième de couverture de Victime 2117 a été plus que révélatrice et a su nous mettre l’eau à la bouche. Promesse tenue.
Dans cet opus, Jussi Alder Olsen met en lumière le sombre passé d’Assad. Les secrets sont dévoilés et les révélations partagées sont comme un coup de poignard pour le département V et de ses acolytes Carl et Rose. L’auteur a frappé encore plus fort en imbriquant une deuxième enquête en parallèle avec le passé d’Assad et de ses propres démons, trop longtemps cachés, qui resurgissent. Nous suivons, à travers l’alternance des chapitres, deux enquêtes bien distinctes. cela aurait pu nous faire tomber dans l’ennui ou dans l’oubli mais Jussi Alder Olsen a un talent de narration fou, et cette écriture immersive nous pousse, un peu plus, au bord du stress. Les personnages y sont tellement ancrés et les sujets abordés plus vrais que nature que j’ai dû, à plusieurs reprises, poser mon livre pour revenir dans la réalité. Jussi Alder Olsen ne fait pas dans la dentelle. Il est très méticuleux dans chaque détail. Avec lui, aucune redondance, aucune lassitude. Le lecteur devient acteur des enquêtes du département V et cette perspective fait froid dans le dos… Mais on adore ça !!! Je me pose quand même la question : « Maintenant que les secrets d’Assad ont été dévoilés, quelles autres surprises Jussi Alder Olsen va-t-il nous concocter pour son prochain roman ? GROS COUP DE CŒUR. Je vous conseille vivement de lire Victime 2117 .

Publié dans polar

Toute la violence des Hommes – Paul Colize

Parution : 05 mars 2020
Editeur : Editions Hervé Chopin

Résumé :

Qui est Nikola Stankovic ? Un graffeur de génie, assurant des performances insensées, la nuit, sur les lieux les plus improbables de la capitale belge, pour la seul gloire de l’adrénaline ?
Un peintre virtuose qui sème des messages profonds et cryptés dans ses fresques ultra-violentes ?
Un meurtrier ?
Un fou ?
Nikola est la dernière personne à avoir vu vivante une jeune femme criblée de coups de couteau dans son appartement. La police retrouve des croquis de la scène de crime dans son atelier. Arrêté, interrogé, incarcéré puis confié à une expertise psychiatrique, Niko nie en bloc et ne sort de son mutisme que pou répéter une seule phrase : C’est pas moi.

Mon avis :

Ce roman est un hommage sombre à la Street art par ses fresques violentes et terrifiantes qui n’a que pour but de mettre en lumière la noirceur de l’Homme.
Nikola Stankovic ne s’exprime que par cette discipline ô combien controversée. Toute la violence des hommes résumée dans un coup de pinceau. Message subliminal du cœur d’un homme en bombe acrylique.
Mais jusqu’où cette violence peut-elle s’immiscer ? Sûrement loin, très loin au-delà des abysses insoupçonnés de notre être. Quoi qu’il en soit, cette dernière a laissé une trace, marquée au fer rouge, dans la vie de Nikola qui désormais n’est réduite que par la solitude, le mutisme et les cauchemars.
Paul Colize nous tisse, dans ce roman, une toile d’un réalisme saisissant. Il a réussi à mettre admirablement en scène la vie d’un homme meurtrit, sombrant dans la folie et que l’on accuse d’homicide. Le flou nous gagne. Est-il un monstre dénué de sentiments ? Où est-il malheureusement la victime et le témoin d’un acte atroce et sanglant ?

L’écriture de Paul Colize est sans fioritures, franche et directe n’ayant que pour seul but : allé à l’essentiel et nous toucher en plein cœur. Les tensions sont palpables, la barrière de la folie, facilement franchissable et l’intrigue, quant à elle, nous poignarde dans le dos.

Quand l’art se confronte à la psychiatrie avec autant de subtilité. Nous vivons ici un véritable combat de titans.

« Le syndrome de reviviscence de traumatisme vécu est central. Il se caractérise par des souvenirs intrusifs et répétés, des peurs incontrôlables et l’incapacité d’envisager l’avenir. Les symptômes peuvent engendrer des troubles de la personnalité : retrait, mutisme, phobies, comportements agrippement, dessins , confusion au niveau de l’image du corps…« 

Publié dans polar

Je suis pilgrim – Terry Hayes

Parution : 02 avril 2014
Éditeur : J.C Lattès

RÉSUMÉ :

Une jeune femme assassinée dans un hôtel sinistre de Manhattan. Un zoologiste, père de famille, décapité en public sous le soleil d’Arabie Saoudite. Le directeur adjoint d’un institut médical énucléé en Syrie. Un complot visant à commettre un effroyable crime contre l’humanité. Et en fil rouge, reliant ces événements, un dénommé Pilgrim. Pilgrim n’existe pas officiellement. Sous ce nom de code se cache un homme qui, autrefois, a dirigé une unité d’élite des services secrets et qui, avant de se retirer dans l’anonymat le plus total, a écrit un livre de référence sur la criminologie et la médecine légale. Un homme rattrapé par son passé d’agent secret .

Mon avis :

Je ne sais par où commencer et c’est bien la première fois que cela m’arrive. J’ai tant à vous partager sur ce roman sans rien vous spoiler et garder cette part de ce précieux mystère. Je souhaite, avec un « je-ne-sais-quoi », à susciter chez vous l’envie de dévorer ce roman. Je vais essayer d’être le plus spontané possible avec, je l’espère, une pointe d’originalité car ce roman a laissé plus d’une fois sa marque sur la toile et revoir, dans son flux d’actualité, un énième post de ce gros et magnifique pavé peut vite laisser une désagréable sensation de déjà-vu. Un peu comme une chanson trop longtemps écoutée ou la même phrase que ta mère répète à longueur de journée.

Je ne le dis que trop souvent mais c’est une valeur que j’aime à vous le rappeler. Je ne suis pas un critique littéraire, je ne suis pas rémunéré pour cela. Mes syntaxes sont parfois mal assurées et je n’ai pas pour objectif d’écrire un roman ou me faire un nom sur la toile. Je suis, dans son plus simple appareil, un passionné qui aime vous apporter, en toute modestie, son petit univers. Je voue une véritable admiration pour les travaux d’un auteur, pour les maisons d’éditions mais aussi pour les libraires et nous, les lecteurs. C’est donc avec mes mots, les miens, que je souhaite contribuer à faire vivre et revivre cet art qu’est la lecture.
Bon j’arrête ici cette logorrhée et je vous parle de ce pour quoi vous êtes là aujourd’hui, le saisissant roman de Terry Hayes Je suis Pilgrim

Je suis Pilgrim se veut être un roman d’espionnage et il relève ce défit avec brio. L’auteur tel un chef d’orchestre vous manipule en variant les registres, les angles de vue et par les différentes situations géographiques, historiques et politiques. L’histoire tourne autour d’un seul et même homme qui aspire, malgré un sombre passé, à vivre une vie confortable et « normale » loin des tumultes que son métier d’agent secret a pu lui imposer. Mais l’excellence de sa carrière va lui revenir en pleine face quand il va découvrir qu’au fin fond du désert de l’Afghanistan, un seul homme a pour projet ambitieux de créer l’arme la plus mortelle jamais expérimentée pour détruire l’humanité. Après les attentats du 11 septembre, le meurtre atroce et inexpliqué d’une jeune femme dans un hôtel, on peut se poser la question : quels sont les liens que peuvent unir cette histoire ? De la Turquie en passant par l’Amérique, la France et l’Italie l’histoire devient pour nous, floue, sans lien réel. Mais grâce au talent infaillible de narration de l’auteur, nous sommes littéralement happés par les dénouements. La construction du roman se veut précise et détaillée et nous plonge dans ce besoin irrésistible de tourner les pages et de vouloir en connaitre davantage. Cet opus est pour moi de haute facture. La complexité de ces personnages se dévoilant peu à peu au fil des chapitres donne une grande profondeur. L’atmosphère y est parfois lourde, pesante mais aussi très ancrée dans une réalité qui parfois donne froid dans le dos. L’auteur a réussi à me captiver sur les 900 pages sans aucune lourdeur ou redondance.

Coup de cœur 2020 signé par le talentueux Terry Hayes avec JE SUIS PILGRIM