Psychopathe – Keith Ablow

 

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Résumé : « Docteur Clevenger, le sang des autres me couvre et me souille, pourtant mon cœur n’est pas dénué de bonté. Je n’ai pas de raison de tuer, mais je ne peux pas m’empêcher de le faire. Mon désir dévorant de la vie des autres est plus grande que l’envie de nourriture, de sexe ou de savoir. Il est irrésistible. »
Que faire lorsqu’un psychopathe croit pouvoir se délivrer de ses propres démons en provoquant les confessions de ses victimes? Que faire face à un meurtrier insaisissable, surnommé « le tueur des autoroutes », qui élimine par empathie ses proies lorsqu’elles refusent de se confier davantage? Un homme qui sait pourtant ouvrir toutes les barrières mentales, qui pleure en les égorgeant et se conduit au quotidien comme le plus charmant des compagnons… Franck Clevenger, docteur en psychiatrie régulièrement sollicité par le FBI, se retrouve confronté à un cas particulièrement effrayant de schizophrénie. L’homme qu’il traque est un nomade, un psychiatre comme lui, un double en négatif de ce qu’il pourrait être…

Mon avis : Avant toutes choses: J’ADORE KEITH ABLOW!!! J’ai lu ce roman il y a quelques années maintenant mais son histoire est bien ancrée dans les abysses de ma conscience car j’ai été happé par son récit, par ses protagonistes et surtout par sa complexité. Nous sommes ici dans les bas-fonds émotionnels d’un tueur, nos rentrons littéralement dans son esprit comme si notre propre regard devenait le sien. C’était parfois déroutant tellement les descriptions y sont précises, presque réelles… Nous nous introduisons dans un duel psychique entre un grand et renommé psychiatre expert en criminologie et un psychopathe schizophrène à la personnalité exacerbée qui soigne les autres, se repaît de leurs histoires avec un talent tel qu’il parvient à inspirer une confiance naturelle et quasi immédiate. Les deux hommes sont rusés, intelligents et manipulateurs. Leur frontière est floue, presque invisible. Le bien contre le mal, le jour affrontant la nuit jusqu’au moment où ces personnages ne savent plus dans quel camp se ranger. Le style de ce roman est vraiment plaisant. Il y a de nombreux avantages comme par exemple avoir des psychiatres comme protagonistes, cela nous donne des détails sur les personnalités psychotiques au fils du roman, ça enrichit et donne plus de profondeur au récit et surtout d’avoir comme tueur…
Bon je ne peux pas vous en divulguer d’avantages. Je veux vous laisser sur cette fin. Il vous suffit juste de vous procurer ce petit chef d’oeuvre pour en connaitre le dénouement. Ce roman a était une très jolie révélation. C’est le deuxième polar qui m’a le plus fasciné.

Le premier? Je vous laisser jeter un œil à l’article que je lui ai dédié 😉 C’est juste ICI

Extrait choisi : La Dixième Symphonie de Malher passait sur la stéréo de la BMW X5, mais la sérénité de ce morceau ne parvenait pas à apaiser Jonah. Sous l’effet de la fureur, sa peau était bouillante. Les paumes de ses mains, sur le volant brûlaient. Son cœur cognait, pompait plus de sang à chaque battement, engorgeait son aorte, dilatait sa carotides, si bien que l’intérieur de son crâne, quelque part dans les lobes temporaux de son cerveau, palpitait. Il s’aperçut qu’un flot enivrant d’oxygène, dans les profondeurs de son être, l’attirait irrésistiblement en lui-même. Le désir dévorant de tuer débutait toujours de cette façon et il croyait toujours qu’il parviendrait à le contrôler, à le soumettre en le chevauchant sur une autoroute interminable, comme son grand-père brisait les poulains nerveux dans le ranch des plaines de l’Arizona où Jonah avait passé son adolescence. Sa psychopathie était si rusée qu’elle parvenait à le persuader qu’il était plus fort qu’elle, que ce qu’il y avait de bon en lui pouvait vaincre le mal. Et il le croyait toujours, alors qu’il avait abandonné seize cadavres au bord des autoroutes.

Quelques mots sur l’auteur : L’américain Keith Ablow est un expert en psychiatrie criminelle. Il est l’auteur de six romans mettant en scène le personnage récurent de Franck Clevenger, lui aussi psychiatre régulièrement consulté pour les enquête les plus dures. Salué par James Ellory ( Les assasins, les anonymes...) et Dennis Lehane ( Un dernier verre avant la guerre, Gone, Baby, gone…) comme l’une des grandes révélations du thriller de ces dernières années. Keith Ablow est traduit en France par les éditions du Rocher.

3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Mélina dit :

    j’aime me promener sur votre blog. un bel univers. Très intéressant et bien construit. Vous pouvez visiter mon blog récent ( lien sur pseudo) à bientôt.

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  2. Elo dit :

    Il me donne très envie celui ci !!!

    Aimé par 1 personne

    1. Je te le prête quand tu veux. Si tu as le temps de lire…. 🙂

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