La librairie de la place aux Herbes – Eric de Kermel

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Éditeur : Eyrolles
Collection : Romans Eyrolles
Date de parution : 23/02/2017

Résume : La librairie de la place aux Herbes à Uzès est à vendre ! Nathalie saisit l’occasion de changer de vie et réaliser son rêve. Devenue passeuse de livres, elle raconte les histoires de ses clients en même temps que la sienne et partage ses coups de cœur littéraires.
Elle se fait tour à tour confidente, guide, médiatrice… De Cloé, la jeune fille qui prend son envol, à Bastien, parti à la recherche de son père, en passant par Tarik, le soldat rescapé qui la guerre a meurtri, et tant d’autres encore, tous vont trouver des réponses à leur questions.
Laissez-vous porter par ces histoires tendres, drôles ou tragiques qui souvent résonnent avec les nôtres.

Quand les livres inspirent et aident à mieux vivres…

Mon avis : Une Ode aux livres, une déclaration d’amour pour les lecteurs, c’est ma première impression quand j’ai ouvert ce roman.
Une courte fiction qui nous murmure à l’oreille son petit secret… Les livres peuvent guérir des maux.
Eric de Kermel nous livre ici un roman rafraîchissant inondé de poésie et de douceur. Nous rencontrons différents personnages chacun avec ses maux qui n’ont en lien que Nathalie (Ancien professeur sur la capitale qui décide de tout plaquer pour Uzès, petite ville de Gard riche d’histoire et y ouvrir sa librairie) et les romans que cette lectrice passionnée et passionnante leur prodigue.
Les livres, point névralgique du roman tout comme sa zone géographique, nous donne  une image chaleureuse et positive sur une communauté avec des degrés d’émotions, un parcours de vie et des attentes bien différentiables . Nous sommes dans le Feel-good, loin des livres de « développement personnel », celui-ci fait franchement du bien.

« J’aime les livres, j’aime tous les livres! Les tout petits, écrits d’un seul geste comme les très grands qui sont l’oeuvre de toute une vie. »
Un roman qui me parle, qui me comprend, moi qui suis devenu adepte de plusieurs genres littéraires
« J’aime les livres qui racontent de grandes histoires romanesques à vous tirer les larmes, mais j’ai aussi un grand plaisir à me laisser prendre dans les déambulations intellectuelles et savantes des essais qui me procurent le sentiment d’être plus intelligente. » 
Eric de Kermel personnifie le livre, le rend humain loin d’être un simple objet. Celui-ci impose le respect
« J’aime les tranches de livres lorsqu’ils sont rangés dans les rayons, on les regarde la tête légèrement inclinée, comme si nous les respections avant même de les avoir ouverts. »
C’est aussi grâce aux livres qui de découvre qui je suis…
« Je dois beaucoup à mes lectures. Ce sont-elles qui me font grandir et choisir mon chemin, qui m’ont permis de ne pas voir le monde qu’avec mes seules lunettes mais aussi avec le point de vue de ceux qui m’ont ouverte à d’autres univers, d’autres époque.
Je ne me suis jamais sentie aussi proche de moi-même qu’en lisant le mots des autres. » 

Je crois sincèrement que les livres, nos lectures sont le reflets de notre âmes et peuvent nous ôter beaucoup de maux
« En  parcourant la bibliothèque d’une personne qui me reçoit chez elle. J’en sais davantage sur mon hôte que s’il s’était présenté durant des heures. Il faudrait pouvoir réunir les lecteurs d’un même livre. Ils doivent certainement se ressembler, vibrer aux mêmes émotions et s’emporter dans des colères aux sources similaires. Il y a des communautés qui s’ignorent derrière chacun des livres. »

Un roman que je conseille à tous les passionnés pour un moment de bien-être en compagnie de personnages attachants et de romans en tout genre.

On note également de nombreuses références sur les rayons de la librairie de la place aux Herbes. Une véritable mine aux trésors, de découvertes et de classiques tels que : Les contemplations de Victor Hugo, Les fleurs du mal de Charles Baudelaire, A la recherche du temps perdu de Marcel Proust, Voyage avec l’absente d’Anne Brunswic, La vie d’une autre de Frédérique Deghelt, l’Île de Robert Merle, Regain de Jean Giono, Magellan de Stefan Zweig, Chimères de Nuala O’Faolain, Les heures de Michael Cinningham, Mrs Dalloway de Virginia Woolf, La beauté du monde de Michel Le Bris… Liste non exhaustive 🙂

Extrait choisi :  Je vous note ici la préface écrite par Érik Orsenna qui m’a donné un avant goût du roman et déjà le sourire aux lèvres.

Il était une fois…
C’est ainsi que commencent les histoires qui nous enchantent.
Il était une fois une librairie.
C’est ainsi qu’Eric de Kermel nous emporte dans un très joli conte.
Il était une fois Nathalie, prof de lettres et parisienne.
Elle n’en peut plus de la Grande Ville. Décidément, elle veut changer de vie. Mais pas de mari. Double souhait qui, de nos jours, ne manque pas d’originalité.
Souvent, ils venaient à Uzès, 8 573 habitants, trésor du Gard, ville d’art et d’histoire.
Pourquoi ne pas y passer le reste de leur vie au lieu de seulement les vacances?
Le destin leur répond : « Chiche! »
Une librairie se trouve être à vendre, au coin de la place aux Herbes.
Et voilà comment l’aventure commence.
Qu’est-ce qu’une librairie?
Une banque centrale d’une très particulière espèce. On n’y fabrique pas de la monnaie. Ou alors celle qui permet de se rêver pour de se vouloir LIBRE.
Dans cette librairie, les clients se présentent. Vite, ils deviennent amis. Et vite, à l’image de Nathalie, ils décident de changer.
Car un livre, un vrai livre, vous bouleverse. Il réveille en vous le royaume des désirs, le peuple des possibles, l’indomptable Armada des « pourquoi pas »?
Et de même que nous, êtres humains, sommes différents les uns des autres, de même aucun livres ne ressemble à un autre. Tel qui chamboulera l’un, fera bâiller l’autre. À chacun son enthousiasme. Chaque lecture est un voyage, un amour.
Il était une fous neuf personnages en quête d’ils ne savaient quoi. Ce conte nous dit ce qu’il advint d’eux, sitôt leur livre ouvert.
Qu’est-ce qu’une librairie?
Bien plus, bien autre chose qu’une série d’étagères où se morfondent les ouvrages.
C’est un lieu. Un lieu de lumière et de chaleur. Un lieu de partage et de confidences. Une géographie de fraternités.
Un lieu qui lie.
Voilà pourquoi ce conte est d’abord un récit de gratitude.
Les hommes, je veux bien sûr dire les femmes aussi, qui nous font vivre!
La réciproque est vraie : quelle pauvreté, quel ennui, quelles répétitions serions-nous sans eux?
Il était une fois dans la vielle et bonne ville d’Uzès, une librairie toute neuve…

3 commentaires Ajouter un commentaire

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  2. nolsemily dit :

    Je ne connaissais pas, mais quelle belle découverte! 😀 Merci pour ton article, il donne vraiment envie de lire cette perle! 😊

    Aimé par 1 personne

    1. Je te le conseille vivement. C’est une Ode aux livres et aux passionnés de lecture. Ça fait du bien! ☺️ merci pour ton retour 🤩

      Aimé par 1 personne

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