Si demain ne me voit pas – Justine Caizergues

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Résumé : Tu es assise sur le côté, jambes croisées, le regard dans le vague. Proche et lointaine tout à la fois, petit bout de femme qui semble vouloir prendre le moins de place possible, déposée dans un monde qui passe devant elle dans la voir, sourire absent, regard fuyant. Un oisillon aux ailes fatiguées, découragées.
Que fait cette jeune femme dans la rue, et qui semble t-elle craindre autant? Un homme la croise et se persuade qu’elle cache quelque chose, qu’elle ne s’est pas retrouvée sans-abri par accident. Il fera tout pour lui venir en aide avant son inquiétante disparition.

Mon avis : Un titre évocateur pour cette histoire de rue. La rue, celle qui fait loi, celle qui a le pouvoir de rendre invisible, celle qui nous fait devenir nuisible. C’est l’histoire d’une rencontre, celle d’Erik, jeune homme d’une trentaine d’année, bien sous tout rapport dont son quotidien est réduit à des habitudes, celle de Maëlys jeune femme qui a choisi de vivre dans la rue et devient SDF pour retrouver quelqu’un qu’elle a perdu. Elle est sauvage, indomptable mais, par un lien d’amitié indescriptible Erik va faire tout son possible pour venir en aide à cette jeune femme. Parallèlement il va menait une enquête, creuser le passe de Maëlys, rencontrer ses proches d’abord ceux de la rues mais ensuite ceux de son passé. Nous découvrons au fil du roman les motivations de chacun, finalement ceux qui les poussent à vivre et à se découvrir.
Sur fond d’intrigue, ce roman est une belle histoire. C’est émouvant, attachant. Un véritable clin d’œil sur ces SDF qu’on croise quotidiennement. Ceux qu’on évite et ceux qu’on oublie vite. Derrière ces sans-abri, on redécouvre des humain que la rue, avec le temps a effacée mais que Justine Caizergues à su redorer.

C’est l’histoire d’une vie, l’histoire de leur vie dont au premier regard, tout oppose.

Extrait choisi : Mais le lendemain je ne te trouve pas. À ta place vide, un mouchoir blanc en papier frissonne au sol, malmenée par le vent, en une ondulation dérisoire. J’arpente les rues parallèles, persuadé que tu t’es déplacée, cherchant un lieu plus favorable, plus généreux. Chaque angle de rue apporte la même déception, comme s’il avait passé le mot au suivant pour te conseiller de fuir, et je m’en veux de ne pas t’avoir abordée hier, d’être passé à côté d’une personne de mon âge sans lui tendre la main, sans lui donner une petite pièce. J’aurais ou te sourire, te donner un manteau, aller t’acheter un pain au chocolat. Certain le font, puis s’empresse de relater leur bonne action à leur collègues de travail. D’autres sont des bienfaiteurs de l’ombre, leur main droite ignore ce qu’a fait leur main gauche et moi je suis simplement passé dans réagir, espion d’un jour, désabusé malade.

 

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