L’égarée – Donato Carrisi

L'égarée Donato Carrisi.JPEG

Parution : 03-10-2018
Éditeur : CALMANN-LEVY

Résumé : Un labyrinthe secret plongé dans l’obscurité. Un bourreau qui y enferme ses proies. Une victime qui parvient à s’en échapper, mais sans le moindre souvenir.
Un effroyable combat pour retrouver la mémoire, et une enquête à hauts risques pour traquer celui qui continue à agir dans l’ombre…

Mon avis : Avec tous les romans de Donato Carrisi, c’est la même chose. Il y a en moi un véritable combat entre mes bas-instincts et ma passion. S’en suit alors entre eux un dialogue de sourd : « Je ne veux pas terminer ce bouquin…« , « Mon dieu, encore un chapitre et je ferme ce livre…« , « Bon, je ne lis juste que quelques phrases…« , « Mais pourquoi n’écrit-il pas des romans de mille pages…« , « ENCORE !« . Vous voyez le genre ???
Et comme toujours, une fois le roman terminé, la claque est telle que je dois prendre du temps pour digérer son histoire.
Donc je préfère vous prévenir tout de suite, je vous fais subir cette logorrhée uniquement dans le but de vous dire que le dernier opus de Donato Carrisi est pour moi un énorme coup de cœur qui se veut comme la suite de la trilogie du chuchoteur.
On adore.

Ce que j’aime par dessus tout avec Donato Carrisi et ses romans c’est qu’avec sa plume, nous pénétrons dans une machiavélique manipulation psychologique.
1/ Il a cette faculté à nous soumettre une intrigue « classique » (dans l’égarée c’est un bourreau qui enferme ses proies dans un labyrinthe, une victime réussit à s’en échapper après quinze ans de captivité. Cette jeune femme, Samantha Andretti de son nom, est conduite à l’hôpital.
2/ Il nous met en face d’un génie du mal tel que la condition humaine peut parfois nous apporter. Ici nous suivons les traces d’un monstre, grimé d’une énorme tête de lapin avec de jolis yeux en forme de cœur, qui possède un enchevêtrement multiforme de fantasmes, de pulsions irréfrénables, d’instincts et de perversions obscènes.
3/ Il réussit avec brio à nous faire vivre avec effroi ces enquêtes à travers des personnages complexes tels qu’ici Bruno Genko. Ce détective privé a été contacté par les parents de Samantha Andretti, leur fille, lors de sa disparition. Il essaiera de la rechercher, en parallèle de l’enquête que la police était en train de suivre.
– Bruno Genko, un homme à l’apparence négligée, malade et qui erre nuit et jour entre le dark web, les pubs et les trottoirs. Il a fait vœu de solitude et recherche le confort et le soutien auprès d’un transsexuel.
– Samantha Andretti qui, après quinze ans de captivité, doit retourner à ses angoisses pour aider l’enquête à avancer et revivre ce traumatisme que toutes ces années ont alimentées.
– Le profiler qui aide Samantha avec ses démons, un expert spécialisé dans la capture des tueurs en série utilisant des méthodes pas très orthodoxes pour sonder le cerveau de la jeune femme.
– Des enquêteurs légèrement tête à claque (mais qui ont toute leur importance) comme ici Delacroix et Baueur.

Ça parait être le mélange parfait pour un bon polar « classique » mais ici, le travail de recherche et la faculté de Donato Carrisi à s’effacer pour laisser le lecteur face à l’enquête est pour le moins… déconcertant.

Ce que j’ai trouvé dérangeant au début de la lecture (que cela vous rassure, ce picotement n’a duré que peu de temps 😉 ) c’est que, comme je vous l’ai écrit plus haut, je m’attendais vraiment à une suite du CHUCHOTEUR et du TRIBUNAL DES ÂMES donc, de retrouver les personnages comme Mila Vasquez par exemple. Rien ne supposait à avoir un lien avec les deux précédents romans mais croyez moi, avec Donato Carrisi, nous pouvons nous attendre à tout. Même si nous pensons être sur une piste. Il suffit d’une phrase, d’un élément ou de tourner la page pour que nous prenions en pleine figure un dénouement totalement opposé à nos suppositions.
Qu’on se le dise, Donato Carrisi remet sans cesse notre raisonnement en question. Pour notre plus grande joie ;-).

Dans l’égarée, sang et boyaux n’ont que très peu de place. Pourquoi? Car nous faisons face à un psychopathe « consolateur » dont le but principal est de transformer chacune de ses victimes en être abject. Dans la prison du « consolateur » la proie est soumise à des épreuves souvent cruelles, programmées pour faire peur. Elle est contrainte à des actes abominables. De cette façon, ces psychopathes se consolent eux-même d’être des monstres.
En lisant ce livre, dites vous bien que la ligne de la folie est déjà franchie.
Ce n’est vraiment pas un livre pour les enfants, même s’il figure un imagier représentant un joli lapin avec des petits yeux en forme de cœur qui cache une écriture spéculaire… Chut!!! Je ne vous en dis pas plus.

Le mot de la fin : Comment ne pas succomber à l’écriture de Donato Carrisi. Encore une fois, cet auteur signe un roman d’une extrême qualité où tout y est parfaitement maîtrisé, bien calibré et subtilement bien agencé. L’intrigue comme les rebondissements évoluent tout au long de l’histoire, ce qui rend la lecture encore plus glaçante, excitante et percutante.

5 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Bonjour,
    Je note, mais avant il faut que je prenne le temps de lire « l’écorchée » qui m’attend désespérément…
    Bonne journée à vous 🙂

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    1. Ah l’écorchée une petite pépite mais celui -ci c’est une véritable claque 🤩 belle soirée à vous 😋

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  2. Journal d'une Lectrice dit :

    coucou, je profite de mon passage sur ton blog, pour t’invitais à participé à mon concours fraîchement mis en ligne, pour gagner un super Ebook du style « Thriller »
    https://journaldunelectrice934606902.wordpress.com/2019/03/27/concours-ebook-souvenirs-introuvables/
    a bientôt j’espère 😉

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  3. Hello,
    Est-ce qu’il faut avoir lu les deux précédents OPUS de la trilogie pour suivre celui-ci?

    Aimé par 1 personne

    1. Coucou,

      Non pas obligatoirement et c’est aussi l’avantage avec les romans de Donato Carrisi. Tu n’es pas obligé de suivre l’ordre chronologique pour comprendre les histoires. Je me pose même la question si finalement, lire celui-ci ne donne pas plus d’ampleurs sur les précédents. J’ai hâte que tu le lises et de lire ta chronique. C’est un vrai coup de cœur pour moi 😌

      Aimé par 1 personne

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