Toute la violence des Hommes – Paul Colize

Parution : 05 mars 2020
Editeur : Editions Hervé Chopin

Résumé :

Qui est Nikola Stankovic ? Un graffeur de génie, assurant des performances insensées, la nuit, sur les lieux les plus improbables de la capitale belge, pour la seul gloire de l’adrénaline ?
Un peintre virtuose qui sème des messages profonds et cryptés dans ses fresques ultra-violentes ?
Un meurtrier ?
Un fou ?
Nikola est la dernière personne à avoir vu vivante une jeune femme criblée de coups de couteau dans son appartement. La police retrouve des croquis de la scène de crime dans son atelier. Arrêté, interrogé, incarcéré puis confié à une expertise psychiatrique, Niko nie en bloc et ne sort de son mutisme que pou répéter une seule phrase : C’est pas moi.

Mon avis :

Ce roman est un hommage sombre à la Street art par ses fresques violentes et terrifiantes qui n’a que pour but de mettre en lumière la noirceur de l’Homme.
Nikola Stankovic ne s’exprime que par cette discipline ô combien controversée. Toute la violence des hommes résumée dans un coup de pinceau. Message subliminal du cœur d’un homme en bombe acrylique.
Mais jusqu’où cette violence peut-elle s’immiscer ? Sûrement loin, très loin au-delà des abysses insoupçonnés de notre être. Quoi qu’il en soit, cette dernière a laissé une trace, marquée au fer rouge, dans la vie de Nikola qui désormais n’est réduite que par la solitude, le mutisme et les cauchemars.
Paul Colize nous tisse, dans ce roman, une toile d’un réalisme saisissant. Il a réussi à mettre admirablement en scène la vie d’un homme meurtrit, sombrant dans la folie et que l’on accuse d’homicide. Le flou nous gagne. Est-il un monstre dénué de sentiments ? Où est-il malheureusement la victime et le témoin d’un acte atroce et sanglant ?

L’écriture de Paul Colize est sans fioritures, franche et directe n’ayant que pour seul but : allé à l’essentiel et nous toucher en plein cœur. Les tensions sont palpables, la barrière de la folie, facilement franchissable et l’intrigue, quant à elle, nous poignarde dans le dos.

Quand l’art se confronte à la psychiatrie avec autant de subtilité. Nous vivons ici un véritable combat de titans.

« Le syndrome de reviviscence de traumatisme vécu est central. Il se caractérise par des souvenirs intrusifs et répétés, des peurs incontrôlables et l’incapacité d’envisager l’avenir. Les symptômes peuvent engendrer des troubles de la personnalité : retrait, mutisme, phobies, comportements agrippement, dessins , confusion au niveau de l’image du corps…« 

3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Le Blog de Laety dit :

    Je ne connais pas l’auteur mais cette lecture est très tentante !

    Aimé par 1 personne

    1. Si tu aimes le thriller psychologique, tu risques de beaucoup aimer ce roman 😉

      Aimé par 1 personne

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