Publié dans Young Adult

Alex Verus – Recluse tome 5 – Benedict Jacka

Éditeur :  Éditions Anne Carrière
Parution : 07 juin 2019

Résumé :

cinquième tome de la série des aventures d’Alex Verus

Les talents de divination d’Alex Verus l’ont sauvé de bien des dangers, et nombreux sont ceux dans son entourage qui ont demandé son aide. Mais, cette fois, quelqu’un qui en aurait bien besoin la refuse catégoriquement.
Son amie, la magicienne Anne, a pris ses distance avec lui quand elle a découvert les parts les plus sombres de son passé. La voici dans une situation critique , mais rien ne semble pouvoir le convaincre d’accepter l’assistante d’Alex. Le doute s’installe : la ta réaction d’Anne est-elle uniquement motivée par ce qu’elle pense de lui ? Ou n’aurait-elle pas son propre secret à cacher, au péril de sa vie ?
En parallèle, les rues de Londres bruissent de la rumeur du retour de l’ancien maître d’Alex. Si cela devrait se confirmer, il serait utile à notre héros de connaître ses plans, et ceux qu’ils risquent d’impliquer

Mon avis

Il est appréciable, de temps en temps, de se plonger dans la littérature jeunesse. C’est un peu comme un retour aux sources, de se remémorer ces folles histoires qui ont bercé notre insouciance, notre naïveté et nos doux espoirs. C’est aussi découvrir ou redécouvrir ces univers riches et variés qui ne laisse de place qu’à notre débordante imagination. La littérature jeunesse c’est aussi prendre le temps à la déconnexion ainsi savourer ces histoires qui se nourrissent de fantasmes et de chimères.

j’ai découvert les aventures d’Alex Verus dès la sorti, en France, du premier tome, en 2018. La maison d’éditions Anne Carrière m’a généreusement contactée et a soumis le souhait de me faire découvrir la plume de l’auteur, fraîchement débarqué au pays. J’ai donc accepté avec une joie mêlée d’une certaine appréhension. En effet, la littérature jeunesse, à cette période, était loin de faire partie de mes lectures de chevet. Mais au diable les croyances limitantes, après tout on tente le coup… Ce fût une véritable et agréable surprise. J’ai ensuite dévoré avec entrain les tomes suivants et me voilà, aujourd’hui, avec vous pour vous partager le dernier tome sorti des aventures d’Alex Verus – Recluse

Si vous souhaitez découvrir mes avis sur les tomes précédents, je vous invite à faire un petit clique ci-dessous :

Alex Verus tome 1 – Destinée
Alex Verus tome 2 – Malédiction
Alex Verus  tome 3 – Persécution
Alex Verus tome 4 – Les Élus

Dans cet opus, on redécouvre toute la bande que l’on connait désormais. Nul besoin de les présenter. Et c’est avec plaisir que l’on découvre leur  évolution. Ils ont grandit, ils ont prit en assurance. On y découvre leurs failles, leurs faiblesses, leurs doutes. L’auteur nous décrit un portrait beaucoup plus intime des personnages, je trouve cela très intéressant de suivre au fil des romans cette évolution, faite en douceur mais palpable. L’auteur, Benedict Jacka a le don de nous donner des cheminements, de nous faire emprunter des chemins de traverses, de semer le doute, de procurer du flou et tout cela avec parcimonie. Juste ce qu’il faut pour donner corps et puissance à l’histoire mais pas trop car la suite arrive bientôt 🙂 En bref ! Il nous met l’eau à la bouche.
Il est important de souligner que les histoires d’Alex Verus ne sont pas faite que de magie et de sorcellerie, loin de là. L’auteur nous laisse un message, sur l’amitié, les relations et sur toutes les complexités qui en découlent et nous savons toutes et tous qu’elles sont nombreuses. Les histoires se suivent mais ne se ressemblent pas et les descriptions de Londres sont toujours aussi précises et détaillées. L’atmosphère est manifeste.
Je ne vais pas rentrer en plein cœur de l’histoire. Sachez juste qu’ Alex Verus, dans cet opus,  doit faire face à ses propres démons tout en essayant de sauver la vie d’une autre (Anne). Cet homme, toujours aussi solitaire doit se remettre en question et retourner sur les lieux de son enfance pour trouver un semblant de réponse. A ses risques et périls…

Il ne faut plus hésiter. Les aventures d’Alex Verus c’est : de 13 à 99 ans 

Il reste tant à découvrir, cette saga n’est pas prête de s’essouffler.

Á QUAND UNE ADAPTATION CINÉMATOGRAPHIQUE ?

Publié dans polar

Un(e)secte – Maxime Chattam

Éditeur : Éditions Albin Michel 
Parution : 30-10-2019

Résumé : 

Et si tous les insectes du monde se mettaient soudainement à communiquer entre eux ? À s’organiser ? Nous ne survivrions pas plus de quelques jours.
Entre un crime spectaculaire et la disparition inexpliquée d’une jeune femme, les chemins du détective Atticus Gore et de la privée Kat Kordell vont s’entremêler.  Et les confronter à une vérité effrayante.

Mon avis : 

Il a fallu que j’attende début 2020 et que je lise de nombreux avis passés sur la toile que l’on prénomme joliment Bookstagram pour que je puisse tenir entre mes mains un roman de Maxime Chattam.
Mieux vaut tard que jamais… (ce diction prend, ici, toute sa splendeur).
C’est donc paré de ma plus grande volonté et à l’occasion de la sortie de cet opus que j’ai décidé, avec une joie sans égale, de découvrir cet auteur. Je vous certifie avec les mots qui vont suivre que la surprise était au rendez-vous. Agréable et haletante.
Ne connaissant pas l’œuvre dans son intégralité et ne demandant qu’à la découvrir, je  vais vous donc vous partager, ici, mon propre avis sur ce roman Un(e)secte  tant attendu par les lecteurs de ce prolifique auteur.

Avant de lire du Chattam (comme on dit si bien dans le jargon), je me suis penché, avec curiosité, sur le monde, enfin les mondes, que nous offrent l’auteur avec, visiblement, une grande générosité. Les univers y sont vastes, les atmosphères bien différentes. D’ailleurs, différentes séries ont vu le jour (merci Wiki) abordant différents genres. J’ai comme l’impression qu’avec Maxime Chattam tout peut-être différent, que tous les chemins mènent vers des possibles, que la frontière entre l’abstrait et le concret restent en suspens mais que, pour rester fidèle à lui même et à ses démons, il démontre toujours le même médium, celui de la noirceur humaine. Faut-il être fou pour lire du Chattam ? Pour ma part, j’ai signé mon voyage express vers la folie 😉
La palette de Maxime Chattam est large et nous promet un ascenseur émotionnel saisissant. J’ai donc commencé par un « one shot », un roman indépendant hors La trilogie du mal, Le cycle de l’homme et de la vérité et Autre-monde.
Oui, je vous l’accorde j’ai voulu la jouer secure : je ne voulais pas ressentir une énorme frustration si le coup de cœur n’était pas au rendez-vous. La déception aurait pu être bien plus grande si j’avais commencé une histoire qui débordait sur plusieurs tomes. Voila pourquoi je suis resté dans ma zone de confort.

Et bien voilà, cher monsieur Chattam, si un jour, par le plus grand des hasards vous passez par ici, (sait-on jamais !) je tiens à vous dire ceci :
« Sachez que derrière votre écran, se cache votre tout nouveau lecteur… »  je peux aussi rajouter :
 » Et si vous voulez boire un verre, on peut se fixer une date, j’ai une bande de potes qui adore vous lire également. »

Je m’éparpille un peu trop et je n’ai toujours rien dit sur ce roman. Allez, je me lance. Un(e)secte est un roman puissant, d’une précision quasi chirurgicale dans le déroulement de l’histoire, par la complexité de ses personnages. Ce roman est un gros coup de cœur (ou de sang, ça dépend du point de vue où l’on se place). Vous êtes très pointilleux monsieur Chattam. Vous avez réussi avec brio à y dégager de l’angoisse, de la stupeur et parfois même une sensation d’étouffement. Voilà toutes les sensations que j’aime éprouver dans un excellent Thriller. Vous lire nous fait ressentir, et dans ce cas, c’est la sensation de morts et d’insectes qui sont mis en avant. Vous êtes sadique monsieur Chattam et cela fait de vous un homme de talent. Ce roman est immersif, effroyable et soutenu.  Chapeau bas Maxime.

Bon allez, j’arrête d’être sympa et je vais quand même balancer un petit bémol, histoire de… Cela ce passe du côté de la description que je trouve talentueuse mais, à mon goût, omniprésente. Avec vous, aucune place pour le laisser-aller ou le lâcher-prise. Vous maîtrisez absolument tout. Et rien que pour cela,  je ne peux vous en vouloir. Merci pour ce monde étrange, teinté d’une incroyable vérité.  

POUR LES AMATEURS DE SENSATIONS FORTES, CE ROMAN EST FAIT POUR VOUS

Extrait choisi :

« L’ouvrage mettait en scène un enfant perdu dans la forêt; et tous ses fantasmes les plus anxiogènes prenaient forme au fil des heures de son errance. Janie en était à l’épisode de l’épuisement, lorsque le garçon finissait par s’effondrer sur un tas de mousse au pied d’un chêne et s’endormait, à bout de force. Les insectes avaient commencé à l’envahir, les uns après les autres, grimpant sur ses jambes, sous son short, et Janie pouvait presque les sentir sur elle, au point de vouloir se gratter. C’était admirable le pouvoir qu’avait la lecture sur le cerveau. Il suffisait de lire qu’une bestiole vous sautait dessus pour avoir besoin de se frotter les mollets ou la nuque, convaincu qu’une créature infâme y rôdait…« 

Publié dans polar

Le hameau des purs – Sonja Delzongle

Éditeur : Éditions Gallimard par Folio livre
Parution : 17/10/2019

Résumé :

Audrey Grimaud, journaliste, est envoyée sur les lieux d’un incendie criminel ayant fait sept victimes. Dans ce hameau ravagé par les flammes réside une communauté des Purs qui a choisi de vivre à l’écart du monde moderne. Audrey connaît bien l’endroit : ses grands-parents faisaient partie de cette congrégation mystérieuse. Peu à peu, des épisodes troubles de son enfance remontent à la surface. Des disparitions suspectes, d’étranges incidents qui ont émaillé ses séjours là-bas. Et une figure sinistre lui revient en mémoire : l’Empailleur, un meurtrier d’une cruauté inouïe dont l’identité n’a jamais été découverte. Au risque d’y laisser sa vie et sa raison, Audrey décide d’explorer les secrets enfouis dans les ruines fumantes du hameau…

Mon avis :

Découverte pour moi de cette autrice. Sa plume, certe talentueuse, ne sera pas gravée dans la catégorie « coup de cœur ». Il y a des romans qui parfois nous emballent par leur quatrième de couverture et nous sommes, consciemment ou inconsciemment, attirés par le visuel de leur jolie couverture. Ils ont le pouvoir, très attractif, de nous mettre directement dans une certaine ambiance, ils vous promettent monts et merveilles et une lecture endiablée.

Et bien voilà, toutes ces prouesses de promesses m’ont posé un lapin. C’est un rendez-vous raté et un feeling manqué. Ce roman est classé dans la catégorie « Thriller », et en refermant ce roman, je me suis posé la question (et je me la pose encore maintenant) : Où est le Thriller là-dedans ? Quelle est la véritable signification du mot Thriller ? et quelles sont les ingrédients pour faire un bon Thriller ? (Voilà des questions qui nous ouvrent les portes des débats sans fin où les maîtres mots POLÉMIQUER et PHILOSOPHER nous promettront des concertos endiablés).  Pour moi, le mot Thriller signifie avant tout de capter le lecteur, le plus longtemps possible. Ne rien spoiler d’une quelconque vérité. Donner un dénouement parfaitement inattendu, nous pousser aux questionnements, rendre les personnages complexes et variés. C’est un livre qui dérange, qui bouleverse, pire qui vous hante. C’est mon avis et avec toute ma franchise et mon honnêteté, je n’ai rien ressenti avec ce roman. L’atmosphère était pour moi d’une lenteur presque ennuyeuse. L’histoire, quant à elle, se déroule dans un village reclus – où ses habitants vivent en autarcie – régi par des règles strictes. (Bon c’est comme les mormons mais en pire.) Audrey Grimaud, notre protagoniste journaliste, revient sur ces lieux qui ont bercé son enfance. Elle va devoir faire appel à ses souvenirs pour reconstituer un semblant de vérité sur des meurtres qui plongent le hameau dans l’angoisse et la terreur. Plutôt pas mal comme toile de fond mais le récit monocorde m’a laissé perplexe et les retournements de situation, quant à eux, de marbre.

Je me dois de vous exposer mon ressenti qu’il soit bon ou mauvais. Je ne suis pas un chroniqueur encore moins un critique littéraire qui a le pouvoir d’influencer un grand nombre de lecteurs. Je suis moi avec mes coups de cœur mais aussi mes coups de gueule. Alors quand un roman ne me plait guère et bien je vous en parle aussi. Cependant sachez que je respecte énormément les travaux des auteurs et je suis persuadé que ce roman a trouvé et trouvera de nombreux lecteurs. Je vous laisse faire votre propre avis.

Ici c’est aussi la liberté d’expression 😉

Publié dans polar

La folie Tristan – Gilles Sebhan

Parution : 02 janvier 2019
Éditeur : Éditions du Rouergue

Résumé : Dans cette petite ville secouée par les disparitions tragiques de plusieurs enfants, un vieil hôpital constitue le nouvel épicentre. C’est là que le lieutenant Dapper, qui vient de retrouver son fils et de tuer son ravisseur, se trouve hospitalisé après une blessure par balle. Là que Théo est examiné par médecins et psychiatres pour évaluer son état après trois mois de captivité. Là encore que planque un journaliste dépêché par sa rédaction pour écrire sur cette affaire au dénouement aussi heureux qu’imprévisible. Or, Dapper, qui a remué ciel et terre pour sauver Théo, se découvre incapable de renouer les liens avec son fils. Au contraire, son propre passé d’enfant abandonné, trimbalé de foyer en foyer, l’envahit. Il décide d’enquêter sur les mystères qui entourent sa naissance. Sans se douter que la folie vers laquelle son fils dérive, ni que de nouveaux événements sont sur le point de meurtrir la ville.

Mon avis : Comment ne pas sombrer dans la folie après avoir lu ce roman.
Hanae, tu y vas un peu fort! Me dira-t-on. Et bien croyez-le ou non. Ce roman dévoile une force insoupçonnée qui a su me prendre par les tripes et ne plus me lâcher. Ce roman dégage une atmosphère lourde de sens. Le combat de ce père pour retrouver son fils, ce fils absent, perturbé et traumatisé. Ce passé qui resurgit, qui se réinstalle et qui dévoile la face sombre que Dapper a mis des années à dissimuler.
L’immersion dans la folie, cet aller simple dans les méandres de ce que l’humain peut avoir de plus noir, de ces secrets trop longtemps enfouis et de ces traumas lorsqu’ils nous arrivent en pleine poire. Ce dur et savant mélange alliant une écriture pointilleuse et haletante nous révèle une lutte pour l’amour de son enfant mais aussi une lutte contre soi.

Bref ! Lisez ce roman et imprégnez-vous de sa force et de sa conviction. La folie vous guettera, j’en suis persuadé.

 

Dans ce merveilleux roman de Gilles Sebhan, tout commence au pied d’un arbre de pierre, dans la ville ancienne, tout conduit au secret du cœur des pères, tout ramène aux origines. Et si l’innocence constituait la plus grande des cruautés ? 

 

Extrait choisi : (À sa grande surprise, Dapper se met à parler des difficultés qu’il éprouvait à communiquer avec le nouveau Théo. C’est l’impression qui lui vint. Il évoqua le mal qu’il avait à faire sortir l’enfant de sa chambre. Le regard farouche que ce dernier lui opposait à table. Et pour répondre à l’allusion du thérapeute, il expliqua que son fils avait refusé de revenir pour une consultation, se mettant dans une colère noire dont il n’avait pas l’habitude. Vous avez l’impression que son enlèvement l’a changé ? Et sans lui laisser le temps de répondre, le médecin ajouta : Comment voudriez-vous qu’il en soit autrement ? Il se leva pour aller chercher l’ouvrage dans sa bibliothèque. Je vous ai dit que Théo avait du mal à exprimer ses sentiments négatifs envers ses ravisseurs. Je sais qu’il a assisté à des scènes très violentes et que pour le sauver, vous avez dû supprimer son agresseur. Il est possible qu’inconsciemment il en ait conçu une peur à votre égard. D’où vos difficultés relationnelles avec lui depuis son retour… L’homme s’interrompit car on venait frapper à la porte. Il posa son livre devant Dapper et sortit quelques instants…) 

Publié dans polar

Jackson Hole – Karel Gaultier

Parution : 03/10/2019
Éditeur : Slatkine et compagnie

Résumé : Matteo Andreani est au faîte de sa gloire. Surnommé Le Devin pour sa faculté à prédire le cours des marchés, ce financier de 40 ans rêve de diriger la Banque Centrale Européenne. Un accident d’avion sur la piste de Jackson Hole, le village du Wyoming où se réunissent chaque été les grands argentiers de la planète, lui offre l’opportunité.
Il est à peine nommé président de la BCE que des tensions internationales sur le marché de l’énergie précipitent une crise mondiale. Les marchés dégringolent, Chinois et Américains s’affrontent, faisant les beaux jours des crypto-monnaies et de la Camorra.
Une réunion de la dernière chance se tient secrètement à Jackson Hole. Dans ce petit village perdu dans des Montagnes Rocheuses, les banquiers ont 48 heures pour sauver l’économie mondiale.

Mon avis : Qui aurait cru, un jour, que je puisse dévorer un livre sur un thème bien trop étranger pour mes habitudes, sur une histoire bien trop loin de mes sentiers battus? Et qui aurait pu croire que je puisse me délecter sur un roman ayant pour sujet : la finance, la politique, la crise économique sur les banques et les jeux de manipulation et de pouvoir qui en découlent. Et bien, c’est chose faite grâce au roman de Karel Gaultier qui manie avec brio le sens de l’intrigue et nous maintient en haleine sans jamais tomber dans l’incompréhensible et l’inaccessible. Dans ce roman, les tensions sont palpables, les personnages manipulateurs, calculateurs. Les plus grandes puissances mondiales se confrontent. Un véritable choc des titans. Les jeux d’argent et de pouvoir sont de mise, les plus malins l’emporteront au prix d’âmes cassées et de vies bafouées.

Karel Gaultier frappe fort dans cet opus. Cet homme sait de quoi il parle, il est parfaitement à l’aise avec le suspense et vous dévoile ce que le rideau a parfois tant de mal à dissimuler. Des têtes vont sauter et d’autres vont se montrer. C’est du lourd, du très lourd et ça fait du bien. L’auteur a su capter mon attention avec ce thriller original et sournois. Il a prit un risque mais pour moi, le pari est réussi.

Je ne souhaite pas rentrer dans les détails de ce roman de peur de vous spoiler et là n’est pas mon objectif. Ce roman brise les standards par son intelligence et son cynisme.

ADOPTEZ LE ! 

Publié dans polars scandinaves

Vik – Ragnar Jonasson

Éditeur : Éditions de La Martinière 
Parution : 03 Octobre 2019

Résumé : Des années ont passé avant qu’Ásta ne décide à remettre les pieds à Kálfshamarsvík, à l’extrême nord de l’Islande. Là-bas, c’est comme si le temps avait tout figé : le phare, la maison qui surplombe la baie (vík en islandais), ses rares habitants. Et le retour de la jeune femme n’est pas perçu d’un bon œil.
Quand quelques jours avant Noël, le corps d’Ásta est retrouvé au pied de la falaise, l’inspecteur Ari Thór est dépêché sur les lieux. Dans cette contrée perdue, l’étau se resserre inévitablement sur une poignée de suspects. Mais la vérité est peut-être à chercher ailleurs, dans un passé aux résonances morbides, refoulé depuis près de vingt-cinq ans…

Mon avis : Couleur et teinte automnales pour cette publication (on fait comme on peut avec un manque évidant de lumière dans son appart 🙂 ) mais ça reste dans le thème du roman et c’est plutôt sympa, non?
Voilà, je viens de lire mon premier polar islandais et pour une première, ce fut très agréable hormis le nom de certaines villes et/ou personnages à la limite du prononçable (merci pour le petit lexique au début du roman, c’est une excellente idée, surtout pour ne pas passer pour une bête étrange et pour donner un minimum de sens à notre lecture). Quelle belle surprise ce polar dit donc ! Une histoire qui se déroule en huis-clos dans une petite ville au nord de l’Islande au nom de, accrochez-vous, Kálfshamarsvík (oui oui, je n’ai rien inventé) où le personnage principal Ari Thór (prononcez Ari Sor), part résoudre avec son chef et acolyte une enquête mêlant secrets, manipulations et dissimulations. Pas si simple de résoudre une affaire quand ce sont les mots qui détiennent la vérité et que les vivants font tout pour la fausser. Il y a un zeste d’Hitchcock avec un soupçon des petits meurtres d’Agatha Christie mais que cela vous rassure, en version 2.0 et franchement… ça se dévore sans vergogne. L’intrigue est puissante, l’histoire franchement bien maîtrisée et la toile, quant à elle, bien tissée. C’est pas un coup de cœur mais ce roman possède tous les mérites d’être lu.

Publié dans polar

Le jeu du chuchoteur – Donato Carrisi

Parution : 02/10/2019
Éditeur : Calmann-Levy

Résumé : En pleine nuit d’orage, l’appel au secours d’une famille. Un homme à capuche qui rôde. La police qui n’arrive qu’au petit matin. Le spectacle d’un carnage : du sang partout. Mais aucun corps. Ni parents. Ni enfants.

Mila, experte en enlèvements, ne voulait plus jamais enquêter. Mais tout porte à croire que le chuchoteur est de retour. Mila n’a pas le choix : il faut à tout prix l’empêcher de frapper à nouveau.

Mon avis : Avec Donato Carrisi, j’ai vite compris une chose. Cette toute petite chose non négligeable qui me fait tant aimer ses romans. Cette petite chose en question s’appelle : « LE LÂCHER PRISE ». En effet, je ne cherche plus à trouver les réponses à toutes mes interrogations. Je me laisse simplement guider par l’histoire, par les personnages. Je me laisse submerger par la psychologie complexe qui en découle et par les revirements de situations que seul Donato Carrisi manie avec talent. J’ai vite compris que chercher la solution, le coupable; qu’essayer par tous les moyens de résoudre l’affaire ne me menait, en quelque sorte, à rien. Peut-être à me torturer l’esprit ayant pour résultat : pas grand chose. 
Car Donato Carrisi n’est pas seulement un excellent romancier, c’est aussi un génie de l’intrigue avec pour devise : « Frapper là où l’on l’attend le moins. » Et depuis que j’ai totalement lâcher prise, la lecture n’en est qu’extase. 

« L’étranglement rentrait dans la catégorie des « syndromes d’asphyxie mécanique violente ». Il ne nécessitait pas forcément d’instrument comme une corde, des capuches ou des coussins. L’assassin choisissait de ne pas se servir de la médiation d’un objet, parce qu’il voulait éprouver le plaisir de sentir la vie d’autrui s’épuiser sous ses doigts – la respiration qui faiblissait, le rythme cardiaque qui ralentissait jusqu’à s’arrêter. Le contact physique était essentiel et, au-delà de la cruauté, il dénotait aussi une certaine détermination. En effet, tout le monde ne saisit pas ce que signifie tuer une personne en l’étouffant. La victime qui se débat, désespérée, le relâchement des sphincters, les yeux qui sortent de leurs orbites. Pour les personnes normales, c’est un spectacle terrible, mais pour certains psychopathes il s’avérait très excitant – certains atteignaient même l’orgasme dans ces conditions… »

 Je vous laisse imaginer ma joie quand j’ai eu, en ma possession cet opus. J’ai ressenti une folle excitation mêlée à de l’appréhension car inconsciemment je recherchais dans Le jeu du chuchoteur cet énorme coup de cœur que j’ai pu vivre il y a de plus de 10 ans avec son tout premier roman Le chuchoteur. Mais nous avons beau rechercher, ne serait-ce qu’une once de ce même amour longtemps perdu, nous le savons tous, celui-ci est unique et nous ne pouvons pas revivre deux fois la même sensation. Et j’ai trouvé ici un coup de foudre, différent cette fois pour mon plus grand bonheur. 
Donato Carrisi est, comme je vous l’ai écrit plus haut, un excellent romancier mais aussi un criminologue hors pair, un anthropologue et un scénariste sur mesure. Un combo parfait pour des histoires qui nous tiennent en haleine et pour des sensations qui nous alertent. Quel génie ! 

« Le modus operandi d’un tueur en série est comme la recette d’un gâteau… Mila se répéta ce parallèle efficace. Si quelque chose réussit avec un processus défini, pourquoi faire autrement? Pourtant, bien que conservant des éléments de continuité, le modus operandi d’un tueur en série peut varier d’un crime à un autre : le meurtrier, comme le pâtissier, se perfectionne avec l’expérience. »

Si vous souhaitez emprunter le long et laborieux chemin des bas-fonds de l’inconscient, longer les étroites et sombres ruelles de l’aliénation ou encore humer, avec angoisse, ce qu’il y a de plus noir et de plus horrible chez l’Homme rien de plus facile. Lisez un roman de Donato Carrisi. Il est extrêmement généreux et vous offre un aller simple : direction LA FOLIE. 

Je ne vais pas vous « raconter » l’histoire. Je pense sincèrement que la quatrième de couverture se suffise amplement à elle seule. Par mes mots, j’essaie juste d’attiser votre curiosité pour lire cet auteur. Sachez, pour celles et ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de lire un roman de Donato Carrisi, que chaque histoire est confectionnée comme une toile d’araignée. Vous allez découvrir beaucoup de personnages, vivre quelques scènes de crime, suivre d’énormes rebondissements et partir dans de lointaines contrées psychiques. Donato Carrisi va réussir à semer le doute dans votre propre jugement pour arriver, au final, à vous noyer là où vous vous y attendiez le moins. 

Si vous êtes curieux, allez parcourir mon blog : vous y trouverez quelques articles sur cet auteur 😉 

Merci sincèrement de m’avoir lu jusqu’au bout. Quelle patience !!!! 🙂 

Parole d’une groupie 

Publié dans Romans étrangers

Le gang des rêves – Luca Di Fulvio

Éditeur : Slatkine & Cie
Parution : 02/06/2016

Résumé : New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminita, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et sans ses bras, l’amour?

Mon avis : Le gang des rêves où comment passer des nuits blanches. Il m’est difficile de trouver les mots. Ces mots justes, ces mots fins, ces mots d’amour qui arriveront, avec justesse, à résumer ce chef d’oeuvre. Car oui, c’est un chef d’oeuvre !
Ce roman, avec droiture, m’a transpercé, m’a cloué par son réalisme, sa dureté, sa générosité et par ses espoirs. Il a réussit à me pousser loin de mes retranchement, il m’a sorti de ma zone de confort pour m’amener loin, très loin, grâce à sa force et sa rage.

Le gang des rêves , ce roman qui laissera à jamais gravé en moi, sa marque, son splendide et son ivresse. Luca Di Fulvio nous offre ici une grande et riche fresque romanesque.

Nous sommes au début du 20ème siècle, en Sicile où Cetta Luminita, belle jeune femme vit, auprès d’une famille de paysan avec un père absent et une mère jalouse. Jalouse de sa propre fille, de son propre sang, de sa propre chair. Cette hideuse jalousie qui va pousser la mère a mutiler sa fille pour la rendre moins jolie, moins désirable. Pour éviter tous ces regards que les hommes posent sur elle. Est-ce par cruauté?  Par protection ? Ou est-ce la jalousie qui prend une place bien trop importante dans le cœur d’une mère?  Ce stratagème n’aura que peut d’effet sur la naturelle beauté de Cetta qui, est l’histoire comme là, se fera violer au milieu d’un champs par un homme noyé dans ses propres pulsions. Cetta portera, dans son ventre, le fruit de cette agression mais décidera, par une force insoupçonnée, de garder l’enfant et de fuir ce pays, qui l’emprisonne et l’empêche de voir au-delà de l’horizon. Cetta quittera donc sa terre pour partir vivre le « rêve américain ». Elle choisira donc New York car là-bas on devient quelqu’un, on devient plus grand. Elle part donc, sans se retourner et va devoir user de son corps et de ses charmes pour régler le voyage. Elle va pouvoir enfin vivre.

Remettons-nous un instant dans le contexte historique du roman. Nous sommes en 1920, New-York vient seulement de naître mais c’est aussi la naissance de la ségrégation sociale et raciale, des rivalités de gangs. Cetta et Christmas, son fils, vont devoir se faire une place dans cette jungle urbaine qui ne cesse de bousculer les codes. Christmas va grandir au milieu de ce tumulte et Cetta n’aura d’autre choix que de se prostituer pour survivre. Difficile pour un enfant d’avoir une mère catin et un géniteur violeur n’est-ce pas ? Mais Cetta est une femme forte, courageuse et respectable. Elle va offrir à son fils des valeurs qui le suivront toute sa vie. Celle ne ne pas se sentir étranger et surtout de respecter coûte que coûte les femmes. Valeurs que va suivre, à la lettre, Christmas.

Le gang des rêves c’est aussi une rencontre d’amour évidente, entre Christmas et Ruth, mais cette amour impossible de part leur race qui les oppose (Christmas italien, Ruth juive), et de part leur statut sociale qui les diffère (lui pauvre, et elle riche). leur rencontre naîtra dans le sang, le traumatisme et la peur. Mais rien n’arrête l’amour et la détermination de Christmas. Jeune homme vif et intelligent.

Le gang des rêves c’est aussi le portrait de plusieurs vies, d’aventures humaines, d’amours impossibles, de joies et de peines. Mais c’est aussi le tableau aux riches couleurs de rêves, ceux qui nous permette de nous accrocher à la vie et qui nous cesse de nous rappeler nos véritables valeurs, l’essence même de l’Homme et qui donne une raison à notre propre existence.

Je ne peux vous en dire davantage. Ce romane st un véritable coup de foudre et les coup de foudre il y en a peu. On doit donc le déposer dans toutes les mains pour se remplir de sa force. Ce roman se lit comme une saga et une fois que l’on tombe dedans, c’est comme une drogue, on ne le lâche plus.

Publié dans polar

Un maniaque dans la ville – Jonathan Kellerman le

Parution : 19 mai 2016
Éditeur : Éditions SEUIL 

Résume : Vita Berlin était une affreuse bonne femme, mais était-ce une raison pour la massacrer ainsi ? Quand un deuxième cadavre est découvert, atrocement mis en scène et pareillement éviscéré, et que d’autres suivent, à l’identique, Milo Sturgis doit se rendre à l’évidence : un serial killer particulièrement sadique opère à Los Angeles. L’enquête traditionnelle est un fiasco, les victimes semblent n’avoir rien en commun et la panique gagne.
Fort de sa longue expérience de psychologue, Alex Delaware finit par entrevoir un lien entre cette boucherie et un schéma mental renvoyant au profondeur les glaçantes de l’âme humaine.
Tout semble converger vers le passé sinistre d’un hôpital psychiatrique de Ventura…

La course contre la montre est engagée.

Mon avis :Jonathan Kellerman nous amène, ici, dans la 27e enquête d’Alex Delaware. Pour celles et ceux qui ont lu tous les précédents romans de cet auteur, connaissent ce personnage complexe et attachant. Psychologue consultant auprès de la police, il travaille en étroite collaboration avec Milo Sturgis, policier dans le sang. Un duo foncièrement différent mais qui, contre tout attente, fonctionne avec brio.

Nos deux acteurs sont sur la piste d’un serial killer qui a pour signature, des meurtres d’une sauvagerie déconcertante, il voue une véritable admiration pour les entrailles de ses victimes, et malgré le sang coulé, son « travail » est précis et soigné. L’enquête patauge, perd du temps. Ce temps que notre tueur mettra à profit pour commettre d’autres abominations.
Pour moi, l’enquête manque d’originalité mais la lecture en reste agréable et la précisions des scènes de crimes ne peut nous laisser de marbre. C’est un roman sans grande surprise, une sorte de « déjà vu » mais foncièrement bien mené. Jonathan Kellerman reste chaudement dans sa zone de confort, il est là où ses lecteurs l’attendent. Mais c’est sûrement mieux ainsi. 27e roman, difficile de sortir du lot ! Loin d’être un coup de cœur, le maniaque dans la ville est écrit avec justesse, la plume de l’auteur est de qualité et le suspense reste au rendez-vous.

C’est une traque au serial killer qu’on apprécie 😁

Publié dans manga

Magical Girl Holy Shit – Souryu

Parution : Japon 2016 / France 2018
Type : Seinen
Genre : Action, comédie, surnaturel
Éditeur :  AKATA collection WTF

Résumé : Quand l’humanité est en danger, elles sont le dernier rempart pour nous sauver… Les adorables et pures magical girls, de tout temps, ont veillé avec foi et amour sur leurs semblables. Cette fois encore, tandis que se lèvent les terribles stremons, une belle et valeureuse justicière au cœur sincère va leur faire face… Ou pas !!! Parce que Kayo, elle n’en a pas grand chose à foutre, du sort de l’humanité. Tout ce qu’elle souhaite, c’est se bourrer la gueule. Mais une chose est sûre : ne venez pas lui chercher des noises quand elle est en manque de nicotine, au risque de vous prendre une belle rouste !

Mon avis : Qu’est-ce qu’une magical girl me diriez-vous? Et bien, je me suis penché un peu plus sur cette question et voilà ma déduction.
Nous connaissons tous, ou presque la célèbre série animée Sailor Moon ou encore Sakura (pour les plus jeunes). Ces personnage qui ont bercé notre jeunesse et qui ont réussi à faire rêver les jeunes filles avec leurs formes généreuses, leurs sourires ultra-brite, leurs coiffures majestueuses grâce à leurs cheveux interminables et surtout leurs supers pouvoirs. Et bien la magical girl est le stéréotype parfait d’une femme parfaite vu par les japonais. (Bon, pour les conditions de la femmes on repassera, mais le but de cette article n’est pas là). La magical girl est donc le personnage archétype et fantasque qui est ancrée dans les mœurs de la culture nippone. Ces filles sont toujours liées de prêt ou de loin à un royaume magique, elles sont dotées de pouvoir pour œuvrer au quotidien, faire le bien et combattre le mal. Vous l’aurez compris, la magical girl arrive a allier une vie « ordinaire » passionnante et studieuse, sans aucune ombre au tableau, avec sa vie de super héroïne aux tenues extravagantes. On remarquera qu’elles sont toujours accompagnées d’une baguette magique (idéal pour la transformation) et d’un petit personnage super kawaii qui l’accompagne dans toute sa quête pour sauver l’humanité.

N’est-ce pas là le cliché ultime?

1/ cliché physique : Qu’on se le dise, c’est une bombe atomique.
2/ cliché moral : toujours avenante, serviable, gentille.
3/ cliché moral : Oeuvre pour le bien de l’humanité, pour la défense des animaux etc…

Trop édulcoré pour moi, j’ai jamais accroché à ce style jusqu’au jour ou je découvre MAGICAL GIRL HOLY SHIT des éditions Akata dans la catégorie WTF (Genre que j’adore. Je vous invite à jeter un petit coup d’œil juste ICI
Nous accompagnons Kayo Majiba, notre héroïne est une jeune et jolie jeune fille comment dire, pas comme les autres. Remplie de rage et de colère elle se contre fou du monde qui l’entoure, elle n’aspire qu’à une chose, qu’on la laisse tranquille. Sa passion, la nicotine, sa raison de vivre, tabasser les gens. Par chance, les stremons débarquent sur la planète. Ces créatures immonde attirés par la négativité des gens et qu’ils ne souhaitent qu’une chose, les dévorer. Même si, qu’on se le dise, Kayo s’en contre fou, elle va pouvoir en profiter pour déverser, sur les stremons, toute sa haine. Pour son plus grand bonheur.
Kayo est accompagné d’un petit être ultra mignon prénommé Myû, un véritable pokemerde (comme elle adore le nommer) et qui prend des droites monumentales. Sa petite tête ravagée fait souvent sourire notre magical girl adorée.

Beaucoup de personnages vont se greffer autour de notre gentille héroïne et je peux vous assurer qu’ils vont, plus d’une fois, goûter aux humeurs très changeantes de Kayo… Pour notre plus grand bonheur.

Bref! Ce manga joue sur l’outrance et l’exagération, il casse les codes et contourne avec brio les clichés. Les dessins sont magnifiquement réalisés, on note également plusieurs clins d’œil sur les scènes de combats cultes d’autres mangas (dragon ball notamment) et les gros plans sur les petites culottes des filles sont pour moi, à mourir de rire.

5 tomes sont sortis en France et je n’y vois aucune lourdeur dans les dialogues, l’évolution des personnage et de l’histoire. J’ai hâte d’en connaitre la suite.

Gros coup de cœur pour moi.

Si tu arrives jusqu’ici sache que je te félicite. Merci d’avoir pris le temps de me lire jusqu’au bout 😉