Publié dans manga

Magical Girl Holy Shit – Souryu

Parution : Japon 2016 / France 2018
Type : Seinen
Genre : Action, comédie, surnaturel
Éditeur :  AKATA collection WTF

Résumé : Quand l’humanité est en danger, elles sont le dernier rempart pour nous sauver… Les adorables et pures magical girls, de tout temps, ont veillé avec foi et amour sur leurs semblables. Cette fois encore, tandis que se lèvent les terribles stremons, une belle et valeureuse justicière au cœur sincère va leur faire face… Ou pas !!! Parce que Kayo, elle n’en a pas grand chose à foutre, du sort de l’humanité. Tout ce qu’elle souhaite, c’est se bourrer la gueule. Mais une chose est sûre : ne venez pas lui chercher des noises quand elle est en manque de nicotine, au risque de vous prendre une belle rouste !

Mon avis : Qu’est-ce qu’une magical girl me diriez-vous? Et bien, je me suis penché un peu plus sur cette question et voilà ma déduction.
Nous connaissons tous, ou presque la célèbre série animée Sailor Moon ou encore Sakura (pour les plus jeunes). Ces personnage qui ont bercé notre jeunesse et qui ont réussi à faire rêver les jeunes filles avec leurs formes généreuses, leurs sourires ultra-brite, leurs coiffures majestueuses grâce à leurs cheveux interminables et surtout leurs supers pouvoirs. Et bien la magical girl est le stéréotype parfait d’une femme parfaite vu par les japonais. (Bon, pour les conditions de la femmes on repassera, mais le but de cette article n’est pas là). La magical girl est donc le personnage archétype et fantasque qui est ancrée dans les mœurs de la culture nippone. Ces filles sont toujours liées de prêt ou de loin à un royaume magique, elles sont dotées de pouvoir pour œuvrer au quotidien, faire le bien et combattre le mal. Vous l’aurez compris, la magical girl arrive a allier une vie « ordinaire » passionnante et studieuse, sans aucune ombre au tableau, avec sa vie de super héroïne aux tenues extravagantes. On remarquera qu’elles sont toujours accompagnées d’une baguette magique (idéal pour la transformation) et d’un petit personnage super kawaii qui l’accompagne dans toute sa quête pour sauver l’humanité.

N’est-ce pas là le cliché ultime?

1/ cliché physique : Qu’on se le dise, c’est une bombe atomique.
2/ cliché moral : toujours avenante, serviable, gentille.
3/ cliché moral : Oeuvre pour le bien de l’humanité, pour la défense des animaux etc…

Trop édulcoré pour moi, j’ai jamais accroché à ce style jusqu’au jour ou je découvre MAGICAL GIRL HOLY SHIT des éditions Akata dans la catégorie WTF (Genre que j’adore. Je vous invite à jeter un petit coup d’œil juste ICI
Nous accompagnons Kayo Majiba, notre héroïne est une jeune et jolie jeune fille comment dire, pas comme les autres. Remplie de rage et de colère elle se contre fou du monde qui l’entoure, elle n’aspire qu’à une chose, qu’on la laisse tranquille. Sa passion, la nicotine, sa raison de vivre, tabasser les gens. Par chance, les stremons débarquent sur la planète. Ces créatures immonde attirés par la négativité des gens et qu’ils ne souhaitent qu’une chose, les dévorer. Même si, qu’on se le dise, Kayo s’en contre fou, elle va pouvoir en profiter pour déverser, sur les stremons, toute sa haine. Pour son plus grand bonheur.
Kayo est accompagné d’un petit être ultra mignon prénommé Myû, un véritable pokemerde (comme elle adore le nommer) et qui prend des droites monumentales. Sa petite tête ravagée fait souvent sourire notre magical girl adorée.

Beaucoup de personnages vont se greffer autour de notre gentille héroïne et je peux vous assurer qu’ils vont, plus d’une fois, goûter aux humeurs très changeantes de Kayo… Pour notre plus grand bonheur.

Bref! Ce manga joue sur l’outrance et l’exagération, il casse les codes et contourne avec brio les clichés. Les dessins sont magnifiquement réalisés, on note également plusieurs clins d’œil sur les scènes de combats cultes d’autres mangas (dragon ball notamment) et les gros plans sur les petites culottes des filles sont pour moi, à mourir de rire.

5 tomes sont sortis en France et je n’y vois aucune lourdeur dans les dialogues, l’évolution des personnage et de l’histoire. J’ai hâte d’en connaitre la suite.

Gros coup de cœur pour moi.

Si tu arrives jusqu’ici sache que je te félicite. Merci d’avoir pris le temps de me lire jusqu’au bout 😉

Publié dans manga

50 nuances de gras – Synecdoche

Parution : 02 mai 2019
Éditeur : DOKI DOKI
Type : Seinen manga dont la cible éditoriale est avant tout constituée par les jeunes adultes (15 à 30 ans) de sexe masculin.

LES MANGAS D’HANAE 

Résumé : Naoe travaille dans un centre de massage et de bien-être, où il soulage les gens de leurs petits bobos. Mais le jour où il voit débarquer Erufuda, une étrange jeune femme un peu grassouillette, il comprend qu’il a affaire à un cas critique… Sa patiente n’est autre qu’une elfe, coincée dans notre monde à cause de son surpoids !
Ayant commis l’erreur de goûter à la nourriture terrestre, elle est, depuis, complètement accro aux frites ! Avec son sale caractère et sa totale mauvaise foi, l’elfe est loin d’être commode…
Et Naoe va découvrir qu’elle n’est pas la seule créature fantastique à avoir besoin de son aide pour rester en pleine(s) forme(s) !

Mon avis : Ce manga découpé en tranche de vie avec pour personnages principaux : Naoe, jeune masseur-chiropracteur travaillant dans un centre de relaxation où il va découvrir, à sa stupéfaction, Erufuda, jeune et jolie elfe qui a fortement besoin d’aide car cette dernière à une addiction peu commune. En effet, dans son monde, la nourriture est fade, sans saveur, sans odeur et sans couleur. Elle vient donc ici, dans le monde des humains, pour se délecter d’un met honorable, alléchant, savoureux sublimé d’une architecture complexe et généreuse… la frite !!! Mais l’inconvénient, est pas le moindre, c’est que notre elfe, au caractère tranchant, a prit un peu trop de poids et, par conséquent, ne peut retourner dans son monde avec, pour bagage, ses quelques kilos en trop. Naoe va donc prendre sous son aile cette droguée de la frite pour lui prodiguer des exercices physiques et un rééquilibrage alimentaire qui l’aidera à retrouver ses formes d’antan. Mais les choses ne vont pas ce passer comme prévus.. pour notre plus grand bonheur.

50 nuances de gras est un manga à l’humour décomplexé, tout en rondeur et badigeonné d’huile de friture. On y rencontre des « créatures » fantastiques comme une sirène, une ogre, une mandragore… et franchement, c’est marrant. Bref ! Ce manga nous dévoile de jolies surprises avec des graphismes géniaux, détaillés et généreux aux mises en scène drôles et…sans complexe. On note également tous les conseils pour une alimentation saine et des exercices physiques facilement réalisable au quotidien 😉
Un manga qui, comme les frites, ce dévore. #yumyum

Je patiente sagement pour l’arrivée imminente du tome 2

Publié dans manga

La fillette au drapeau blanc – Saya Miyauchi

Éditeur : Éditons AKATA
Parution : 12 octobre 2017

D’APRÈS LA VIE DE TOMIKO HIGA

Résumé : Avril 1945, Okinawa. Tandis que le Japon est entré en guerre depuis quelques temps déjà, la petite île tropicale nippone semble encore épargnée par les conflits. C’est là-bas que vit la petite Tomiko, dans la joie et la bonne humeur, malgré l’absence de sa mère. Pourtant, quand les bombardements commencent et que son père doit partir sur le front, son quotidien bascule et… désormais, il lui faudra survivre… Survivre, envers et contre tout !!

Mon avis : Avec ce manga, je viens de faire un bond dans le temps, dans une zone géographique qu’aucun cours d’histoire ne présente. J’ai subi tristesse, compassion, désarroi, peur, angoisse et espoir. Ce mélange inconditionnel de sentiments autour d’une seule et même personne. Une force invisible mais engagée pour cette fillette, Tomiko Higa. Quel âge a-t-elle ? Quoiqu’il en soit elle était bien trop jeune pour vivre et subir tous ces martyres. En l’espace de quelques mois, nous allons suivre Tomiko dans sa fuite. Adieu l’innocence, au-revoir inconscience.

Chère petite Tomiko, tu as, longtemps déjà, perdue ta maman mais tu étais joyeuse en compagnie de tes deux grandes sœurs, de ton frère adoré et de ton papa chéri. Tu étais une perle d’énergie, l’essence même du sourire, tu évoluais avec gaieté dans la maison familiale sur cette merveilleuse île qui porte le nom d’Okinawa, tes yeux étaient riches de découvertes, tu avais soif d’apprendre de ton père, tu adorais jouer avec ton frère, et faire le bébé avec tes sœurs. Bref, cette vie était à toi, elle t’appartenait. Tu étais naïve et tu sais quoi ? Tu aurais dû le rester. Tu étais bien trop jeune quand cette guerre a commencé. Cet acte barbare, inhumain et dénué de sens t’a subitement arrachée de ton petit royaume, ton papa a dû partir au front et tu ne le reverras plus. Tu ne comprends pas ce qui ce passe, tout ce mal, ce sang coulé, ces morts parsemés çà et là. Tu as peur, tu pleures mais tes sœurs et ton frère sont avec toi. Ils te protègent comme ils peuvent. Jusqu’au jour où, dans un trou, blottie contre ton frère adoré, tu trouves un peu de répit et de confort. Tu t’endors dans ses bras, lové dans sa chaleur, mais le matin, au réveil, tu lui découvres les yeux grands ouverts, il a perdu sa vie, il a protégé la tienne. Que s’est-il passé ? Seuls les bombardements et les balles tirées le savent. Tes sœurs et toi devaient laisser le corps de votre frère ici, ce sentiment d’abandon vous inonde mais vous lui faites la promesse de revenir.
Les bombardements de plus en plus proches, de plus en plus conséquents vous feront paniquer. Tu perdras de vue ce qu’il te reste de famille, tes deux grandes sœurs.
Ma chère petite Tomiko, tu vas devoir être forte, tu vas devoir te battre, je sais, tu es jeune, tu n’es qu’une petite fille mais tu as toutes les armes en toi pour survivre. Je te promet que tout va bien se terminer même si tu dois fuir, te cacher, manger à coté de cadavres, essayer de trouver de l’eau potable. Tu vas être effrayé,e fatiguée, épuisée mais un beau jour, tu vas trouver réconfort auprès de deux personnes que tu appelleras grand-parents. Eux aussi, comme beaucoup, ont fui mais comme peu de gens ils ont survécu. Ils sont vieux; elle, elle est aveugle, lui, il lui manque bras et jambes, mais ils vont t’accueillir, vont t’apporter, dans cette grotte, un peu d’amour, de câlins, de joies. Tu vas aider mamie à faire la cuisine, tu vas enlever à l’aide de gros sel les vers qui rongent les moignons de papy.
Un bon jour la guerre va se terminer, tu n’y crois pas et c’est bien normal après tout. Tu vas devoir laisser tes grands parents adoptifs dans leur grotte, ils le savent, ils vont mourir. Mais toi, tu dois vivre petite Tomiko, tu dois vivre pour toutes ces pertes humaines, tu dois vivre simplement. A l’aide de la chemise blanche de papy tu vas sortir de la grotte en brandissent un drapeau blanc.
Tu as peur, tu penses que tu vas être tuée. Mais non petite Tomiko tu vas vivre et retrouver tes sœurs.

Ma chère petite Tomiko, j’ai vécu avec toi, j’ai été bouleversé par ton histoire mais je suis honoré de te connaitre et c’est avec pudeur et délicatesse que je te laisse une jolie place dans mon cœur.

Merci à Saya Miyauchi qui retrace avec fidélité et un long travail de recherches et de documentation la véritable histoire de Tomiko Higa. Son style narratif nous fait vivre l’histoire à travers les yeux de Tomiko et ça nous donne une ampleur merveilleuse et bouleversante.

photo_fillette

Publié dans manga

Le mari de mon frère – Gengoroh Tagame

Éditeur : ÉDITIONS AKATA

Résumé :

Tome 1 : Perturbé par l’arrivée de Mike Flanagan dans sa vie. Ce canadien n’est autre que le mari de son frère jumeau! Suite au décès de ce dernier, Mike est venu au Japon pour y réaliser un voyage identitaire dans la patrie de l’homme qu’il aimait. Yaichi n’a alors pas d’autre choix que d’accueillir chez lui ce beau-frère homosexuel, vis-à-vis de qui il ne sait pas comment il doit se comporter. Mais ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ? Peut-être que Kana, avec son regard de petite fille, saura lui donner les bonnes réponses.

Tome 2 : Entre son nouvel oncle venu du Canada, mais aussi l’arrivée surprise de sa mère, la fillette a de nombreuses raisons de se réjouir ! Mais tout le monde, dans le voisinage ne regarde pas d’un œil bienveillant la venue d’un imposant homosexuel dans le quartier… Une occasion parfaite pour Yaichi, de continuer à remettre en cause ses certitudes !

Tome 3 : Réunissant désormais à se comporter avec son beau-frère de manière très naturelle, il organise à l’improviste un séjour en famille aux sources thermales. C’est à cette occasion que le père de Kana va réaliser à quel point il a déjà évolué. Mais à leur retour, quelques surprises pourraient bien les attendre…

Tome 4 : C’est avec une idée bien précise en tête que Mike s’est rendu au Japon où il a rencontré Yaichi et la petite Kana : pour tenir la promesse qu’ils s’étaient faite avec son défunt mari… Et tandis qu’à l’école de sa nièce, sa venue semble devoir faire des remous, les choses se concrétisent et… Peu à peu, le jour fatidique de son retour pour le Canada semble s’approcher.

Mon avis : C’est dans ce pays de traditions, de valeurs et de patriotisme, que la vie de Yaichi et de sa jeune fille, Kana, va être chamboulée par l’arrivée soudaine de Mike, un grand et costaud canadien, poilu de surcroît, dans leur petite demeure. Mike n’est autre que le mari du frère jumeau de Yaichi, Ryôji, décédé depuis peu au Canada, son pays d’adoption. Par promesse et amour pour son défunt mari, Mike part au pays du soleil levant pour suivre les traces du passé, du patrimoine et de la culture qu’ont façonné depuis de nombreuses années l’amour de sa vie. Il va donc à la rencontre de sa belle famille et, c’est avec naturel et rempli de bonne volonté que Mike, par un beau jour printanier tape à la porte de Yaichi.
Nous allons suivre le périple d’une famille pas comme les autres dans un choc de cultures saisissant et passionnant. Entre les étreintes excessives de Mike avec ses torrents de « hugs » et la pudeur démesurée d’Yaichi. Entre l’hétérosexualité très conservatrice japonaise et la totale ouverture à la canadienne.
Durant tout son séjour, Mike va vivre sous le même toit qu’Yaichi. Ce dernier, légèrement homophobe, ne sait pas quel comportement adopter face à cet homme et s’imagine d’incessantes scènes grotesques face à Mike qui, quant à lui, est totalement décomplexé et plutôt bien dans sa peau. La cohabitation est délicate, remplie de gênes et de silences mais c’est avec la spontanéité et l’inconscience exacerbées et souvent très drôles de Kana que leur relation, petit-à-petit, va prendre une jolie tournure.  Kana est plus qu’heureuse de rencontrer Mike qu’elle nommera très vite « mon oncle », ce colosse est pour elle un trophée qu’elle veut absolument brandir devant tous ses copains d’école. Elle adore toucher les poils de son oncle qu’elle qualifie aisément : d’ours.  Kana se contrefout des messes basses et commérages que suscitent l’arrivée de Mike dans cette tranquille petite ville conservatrice. C’est avec tout son naturel qu’elle questionne sans cesse, même si son père et son oncle ont souvent du mal à y répondre. 

Cette jeune et énergique demoiselle qui vient avec sa franchise et sa candeur arrive en quelques coups de sourire et de naïveté à dédramatiser à souhait l’ambiguïté que les non-dits aiment provoquer.
Ce manga de quatre tomes soulève avec délicatesse et humour les tabous que les homosexuels peuvent essuyer comme par exemple : un gay couche avec tout ce qui bouge…, Il faut faire attention aux enfants quand un gay est dans les parages. C’est peut-être grossier et cliché mais c’est malheureusement encore la vérité. Alors non, un homosexuel ne couche pas avec tout le monde et non, un gay n’est pas un pédophile. Ces quatre tomes démontre avec force et justesse qu’être homo c’est avant tout être humain avec ses forces, ses faiblesses et ses émotions. Tout simplement…

Aucune scène de sexe dans ces tomes. Nous ne plongeons pas dans le cliché et la caricature avec des hommes ultra sexués, androgynes et efféminés. L’auteur nous peint un quotidien parmi tant d’autres. Ils sont musclés, certes, mais ils restent des hommes. Et oui, être gay ne veut pas dire : renier son genre. Quoiqu’il en soit, nous sommes ici dans un schéma familial peu commun au Japon. Yaichi est divorcé et élève seul sa fille car son ex femme travaille énormément. C’est donc lui qui cuisine, fait le ménage, la vaisselle, le repassage etc… et en plus loge un gay… tous les codes sont ici cassés pour le plus grand bonheur de Kana et du nôtre. 

Bref, Le mari de mon frère reste pour moi un manga de référence que tout le monde doit posséder et lire 🙂
1/ Il donne le sourire, apporte des réponses pour certains et ouvre divinement l’esprit pour d’autres.
2/ Ce manga est édité uniquement en quatre tomes (parfait pour le manque évident de place dans notre bibliothèque).
3/ Pour tout ce que j’ai pu vous écrire juste en haut.
4/ Il y a, parsemés ici et là dans l’histoire, des clins d’œil sur les causes LGBT avec de véritables travaux historiques.

Et quoi de mieux que des tissus made in Japan et faire des furoshiki pour vous présenter ces quatre tomes tels de véritables cadeaux. 🙂

ON ADORE !!!!!

Quelques mots sur l’auteur :  Gengoroh Tagame est connu pour ses illustrations homo-érotiques très crues, voire franchement pornographiques, qui reprennent les codes des mangas pour adultes les plus violents. Il est un des rares artistes gay japonais à représenter des scènes aussi crues, avec des rapports sexuels souvent sado-masochistes, barbares ou sanglants, et de récurrentes scènes de viols, dans un contexte militaire ou policier. Les curieux, allez voir sur internet 🙂 

Nous le découvrons ici dans un tout autre registre parlant de du quotidien, de la société et de la famille. FONCEZ !!!!

Publié dans manga

Une douce odeur de café – Naoto Yamakawa

Parution : 14 février 2019
Éditeur : PIKA ÉDITION

Résumé : Leur amertume vous rappellera la vie, leur douceur apaisera vos maux. Entre lyrisme et mélancolie, des histoires à la fois fugaces et émouvantes se déroulent là, juste au coin de la rue… Leur point commun : le café, et les voici réunies en un recueil réconfortant comme une tasse de moka bien chaud.

Mon avis : C’est à travers treize courtes histoires mettant en scène treize tranches de vie que Naoto Yomakawa nous berce et nous transporte avec poésie et délicatesse. Cette boisson culte qu’est le café, préparée avec passion et savoir-faire ou consommée à la volée, à le don de réunir, d’unir le monde autour d’une terrasse ou chez soi. Accompagné de lait, de sucre, d’une cigarette ou seul. Le café nous pousse à la découverte, à l’envie de connaitre son voisin, de partager une seconde de notre vie, d’humer ses effluves et se délecter de ses parenthèses bienveillantes et bienfaitrices. Ces histoires tout comme ses images symbolises la rêverie, la mélancolie, la songerie et le partage. Bien plus qu’une ode à cette boisson et l’art subtil à sa préparation, on effleure avant tout le tableau de la contemplation, de la connaissance de soi, du partage avec les autres et on touche de très prêt une valeur qui nous est propre : le respect.
Un livre qui fait du bien, qui nous réconforte et qu’on prend plaisir à le tenir dans ses mains, comme une tasse fumante de café.

Laissez-vous bercer par des récits pleins d’arômes, contés par Naoto Yamakawa, le plus poète des mangakas.

Publié dans manga

Le vieil homme et son chat – Nekomaki

share_temporary-11509243434908241971.jpg

Date de parution : 05-09-2019
Éditeur : CASTERMAN

Résumé : Dans une petite ville côtière du Japon, loin des mégalopoles, Daikichi, instituteur à la retraire et veuf, vit avec Tama, un chat âgé de dix ans. Ou alors est-ce le matou qui veille sur son maître pour honorer une promesse faite à son épouse disparue? Difficile à dire, tant les deux compères sont inséparables.

9782203155664_15890197773741330574.jpg

Mon avis : La couverture est discrète mais vous pouvez me croire, celle-ci cache un trésor. Ce roman graphique à le don de nous apporter de la joie, du bonheur et une bonne dose de sourire. Un véritable cocktail de douceur qui se loge bien au chaud dans notre petit cœur. (Oui, c’est un peu cliché mais je ne vous cache rien. J’expose juste la vérité 😉 )

Nous sommes au Japon, dans une petite ville qui a pour particularité de ne loger que des pépés et mémés mais aussi des chats. Pendant un an, nous allons vivre avec Daikichi, Tama – un beau gros matou – et toute la bande. La relation entre le vieil homme et le minou est unique, anthropomorphique, fusionnelle et parfois rocambolesque. Nous prenons plaisir à suivre leur quotidien rythmé par les quatre saisons qu’offre le pays sur soleil levant.

Des vies dictées par les cf risiers au printemps, les hortensias en hiver et par les souvenirs et la nostalgie qui rendent les gens heureux.

alb_231096_1538058914-9692063749784147597889864.jpeg

C’est avec beaucoup d’humour et de poésie que l’on découvre ces personnages et qu’au fil des pages on tisse un lien bourré de compassion et de respect.
Attendrissant, drôle et à l’image que l’on peut se faire d’une petite campagne japonaise, Le vieil homme et son chat, tel un succulent nectar, se délecte avec envie.

VOUS AURIEZ VRAIMENT TORT DE PASSER À CÔTÉ

Côté graphisme, nous sommes vraiment gâtés. Les couleurs sont vitaminées et nous peint avec pastel le Japon à travers les saisons. Les dessins sont dans le « high level » de la mignonnerie. Ils vous suffit de vous arrêter un instant sur une image et, par le biais d’une attraction magique, vous allez être projeté dans ce décor avec l’envie de ne plus vouloir revenir dans notre réalité. Pour plus d’ancrage et de réalisme, les couleurs changent d’une saison à l’autre mais pour les flash-back, par exemple : Daikichi et son voisin et ami Iwao se rappelant leurs souvenirs communs. Nous plongeons alors dans le sépia. Comme une vieille boîte remplie de polaroids perdue au fin fond d’un grenier, qu’on retrouve, qu’on ouvre et qui, par sa magie, nous remémore notre vie passée.

Pas de Japon sans nourriture. Quelle somptueuse idée d’avoir intégré des recettes dans ce roman. Vous comprendrez très vite que Daikichi cuisine souvent et visiblement très bien. Grâce à cette nourriture, il revit les instants passés avec sa femme. Après la lecture, vous allez être incollable sur les sushis de jeune Dorade à l’algue Kombu, le riz aux petits pois, le poulpe bouilli ou les Inari-sushi.

269913506560674173423486.jpeg

Je ne suis pas en droit de vous en dire plus. Allez au plus vite vous le procurer.
Si vous êtes sur Paris, LE RENARD DORÉ, se fera un plaisir de vous le conseiller.

Quoi? Vous ne connaissez pas le Renard doré ? Sacrilège… Pas de panique. Vous souhaitez un savoir un peu plus sur cette librairie ainsi que son fondateur? vous n’avez qu’à cliquer ICI

J’espère de tout cœur que cet article vous aura donné l’envie de lire cette BD. N’hésitez surtout pas à me laisser un commentaire. Je me ferai une joie de vous répondre.

Amicalement vôtre

HANAE

Publié dans manga

Underwater (Le village immergé) – Yuki Urishibara

Underwater

Underwater – le village immergé – tome 1 et tome 2 sont parus aux éditions Ki-oon 

Résumé :

Tome 1 :

Par un été étouffant, alors que d’importantes restrictions d’eau frappent le Japon, la jeune Chinami s’évanouit pendant un entrainement d’athlétisme. Mais lorsque la collégienne se réveille, elle se trouve sur les berges idylliques d’une rivière aux eaux cristallines. Autour d’elle, un village paisible, où seuls vivent encore un vieil homme et un petit garçon. Ce lieu mystérieux, qui lui semble étrangement familier, va petit à petit lui livrer ses nombreux secrets.

Tome 2 : 

Chinami se lie vite d’amitié avec Sumio et, au gré de son sommeil, fait plusieurs allers-retours entre son monde et le village, où le temps semble s’être arrêté… Alors que chez elle la sécheresse continue à sévir, elle apprend a apprécier cet univers toujours aussi verdoyant et paisible. Mais ce qu’elle ignore, c’est que l’histoire de sa famille et celle de cet endroit mystérieux sont infiniment liées…

IMG_1749

Mon avis : Nous plongeons dans l’histoire onirique d’une jeune fille vivant au Japon. Par un été très aride, la ville décide de faire subir à ses habitants une restriction d’eau. Plus de piscine, plus de fontaine, le bain est déconseillé.
Aucune prévision météorologique prévoit une pluie dans les semaines à venir. Le lac Miyama a déjà perdu 70 % de son volume habituel. Il est donc très important que les villageois modèrent leur consommation d’eau. Quelle catastrophe pour ses habitants! C’est à ce moment que cette jeune fille – Chinami – perd connaissance et rêve d’un lieu totalement immergé par les eaux. Elle y rencontre un jeune garçon vivant seul dans ce village qui est cependant très familier à Chinami. Au fur et à mesure il est de difficile pour Chinami de se réveiller. C’est alors que les choses commencent et nous allons comprendre que cet endroit et se petit garçon sont étroitement liés à la famille de Chinami.
Est-ce un rêve, une hallucination, un mirage? Ou un monde fantasmagorique ou règne les fantômes du passé.

J’ai dévoré mon premier manga dont l’histoire ne m’a pas laissé indifférent. Nous nous noyons dans l’émotion, nous nageons avec dextérité sur un récit maîtrisé et nous naviguons à travers des images d’une incroyable beauté.
Si nous n’avais jamais lu de mangas et que cette envie de découvrir d’autres horions vous tente, je vous conseille vivement UNDERWATER – LE VILLAGE IMMERGÉ -. Sorti uniquement en deux volumes, cette histoire vous permettra d’apprendre à nager dans l’univers fantasmagorique du manga avec une infinie douceur et de volupté. J’AI ADORÉ

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

Conseiller par la librairie LE RENARD DORÉ (lien sur l’article dédié pour cette libraire)
LE RENARD DORÉ (lien direct sur le site de cette merveilleuse librairie)

♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠♠

IMG_1750