Mon rapport à la lecture…

 

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J’ai envie de sortir de ma zone de confort en apportant à mon blog un article un brin spécial. Je me cache souvent derrière mes chroniques en vous relatant mes lectures et en illustrant ma sensibilité avec mes mots, mes coups de cœurs mais aussi mes déceptions. Je n’ai aucune prétention, je ne prétends en rien être un influenceur, un critique littéraire ou autre. Je ne gagne aucun argent à chaque mot écrit pour chaque roman lu. Je suis ce que le commun des mortels peut nommer un « passionné » qui a créé un blog et un compte Instagram juste par envie, désir avec un dénominateur commun : LE PARTAGE. Rien de plus. Sans être mégalo, je viens ici pour vous partager mon rapport à la lecture.

Avant toute chose, je remercie vivement toutes les personnes qui vont arriver jusqu’au bout de cet article. Merci d’avoir pris le temps de me lire et merci de me suivre au quotidien. C’est un plaisir non dissimulé pour moi de découvrir, redécouvrir des personnes aux univers aussi différents les uns des autres et de partager avec vous.
Un melting pot multiculturel fort sympathique.  

Vous êtes prêts? 

J’ai commencé à lire assez tardivement. J’ai un souvenir plutôt cauchemardesque de lectures forcées pendant mes années collège. J’ai le souvenir très précis d’être assis au fond de la salle de ma professeure de Français, c’était en sixième, et à cette époque, cette méchante sorcière nous forçait à lire, à étudier et à assimiler les plus grands classiques de la littérature. Victor Hugo, Franz Kafka, Henri Beyle, plus connu sous le pseudonyme de Stendhal et bien d’autres encore. Nous étions tous de jeunes adolescents avec un esprit fougueux. Alors, lire ce genre de littérature revenait à nous faire boire de l’acide et nous demander de le digérer proprement. J’ai donc haï la lecture pendant des années. Lire s’adressait pour moi, à cette époque, aux premiers la classe et aux têtes bien pensantes, les coincés du cul quoi !!!! Je ne me rangeais dans aucune de ces catégories (surtout la dernière) 😉 aujourd’hui encore d’ailleurs. Ce goût d’acide est resté pendant de nombreuses années. Ce blocage a perduré jusqu’au fameux été 2015 où par le plus grand des hasards, j’ai rencontré l’Hygiène de l’assassin d’Amélie Nothomb. À cette période, je travaillais dans la restauration,  j’avais très peu de temps pour moi, pour ma famille, pour mes ami.e.s et la lecture était logée dans les mirages inconscients, très nombreux de mon esprit. Un vingt mille lieux sous les mers ultra submersible.
Cette logorrhée inutile pour vous dire que la lecture…. je n’y pensais absolument pas.
Mais un jour, tout a basculé, ce fut un été très chaud, un été calme, un été qui pousse au farniente. J’ai donc décidé de ne pas travailler pendant cette période, prendre du temps pour moi, lézarder sur le sable, marcher au bord de l’eau et surtout sortir avec les ami.e.s. C’est donc avec mon plus joli sourire et chevauché de ma plus belle naïveté que j’arpente les rues de ma ville, sans but précis, juste apprécier le moment. Accompagné d’un café, je tombe nez à nez avec une pittoresque et mignonne petite boutique qui attire et attise mon regard et ma curiosité. J’ai mis quelques longues minutes à comprendre que je me trouvais face à mes vieux démons… les livres. Cette boutique, qu’était en réalité une librairie, m’a happé, je suis donc rentré avec crainte et curiosité. C’est ce jour-là, en ce petit matin ensoleillé, que ma vie a changé.   

Après une longue et riche conversation avec le libraire, je suis ressorti de ce lieu, changé, le sourire aux lèvres et le cœur chargé de belles émotions. L’envie était nouvelle, dans ce moment indéterminé de partage avec cet homme passionné et passionnant, j’ai décidé d’apprivoiser le livre avec en ma possession, LE roman qui sera la clef de voûte aux portes livresques que j’allais emprunter. Une longue aventure commençait. 
C’est donc tout naturellement que je me suis installé sur une terrasse de café avec la fierté égoïste d’avoir en ma possession un roman. J’ai le souvenir précis d’avoir ouvert le livre avec une légère appréhension et je me vois me plonger dans les mots, tel un grand saut. Je me pensais en apnée mais le coup de foudre fut instantané : en un seul chapitre, j’ai trouvé bien plus qu’une histoire, bien plus que des mots, c’était indescriptible, indéfinissable. J’ai trouvé ma place. Je respirais enfin.

En un été et par une boulimie incontrôlée, mes sorties se destinaient uniquement à la librairie où je me suis procuré tous les romans d’Amélie Nothomb et d’autres auteurs. C’est accompagné de livres, de nuits blanches, de la berceuse de l’eau s’échouant sur les rochers, des cigales sous l’olivier et des grillons d’une douce nuit d’été que j’ai dévoré des dizaines de romans. Je me suis noyé dans les mots, j’ai fait connaissance avec une horde de personnages, j’ai eu la chance de faire plusieurs fois le tour du monde. J’ai pu rire, m’esclaffer, pleurer, râler, aimer, haïr. J’ai découvert un palette d’émotions tellement large et enrichissante que grâce au roman et à la lecture, j’ai pu trouver la place qui était mienne. Et ce n’est pas rien. 

En un simple été voluptueux, rempli de poésies, de romans, de polars, d’épistolaires, de narratifs et d’essais, j’ai su que la lecture aller être une véritable arme qui m’aidera à combattre les maux du quotidien. Depuis ces jours de lecture intense, il m’est devenu impossible de ne pas avoir en ma possession un roman, un manga, une bande dessinée logé dans mon sac et attendant chaudement la moindre occasion d’être ressorti pour être lu. 

La lecture est un acte égoïste. Généralement un écrivain est seul pour écrire et le lecteur est aussi seul pour lire. Certes, c’est une solitude merveilleuse et profonde mais il me fallait autre chose. J’ai donc eu tout naturellement l’envie de partager avec d’autres passionnés, avec des inconnus, hommes et femmes venus des quatre coins de la France, pour découvrir d’autres lectures, d’autres auteurs, d’autres images mais aussi d’autres façons de ressentir et de s’exprimer. 

Me voilà aujourd’hui, croulant sous les livres, sans cesse humant leur odeur et partageant au quotidien avec vous. Je ne cherche pas à avoir le plus d’abonnés ici ou sur mon compte Instagram. Je cherche des échanges de qualités, des rencontres passionnées et … à lire. 

Mon rapport à la lecture est, on peut le dire, viscéral comme beaucoup d’entre nous je pense mais je peux vous dire avec certitude que la lecture a changé ma vie, a changé ma vision sur la vie et sur les personnes qui m’entourent. Je suis fier de vous présenter mes avis, mes coups de cœur, mes coups de gueule et je suis heureux de vous lire, de vous rencontrer, de vous parler et surtout de partager. C’est toujours dans le respect et la bienveillance que l’on s’enrichit. On ouvre son esprit, on s’enrichit et tout ça… c’est grâce aux livres.

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