Vous connaissez peut-être – Joann Sfar

Joann sfar-vous connaissez peut-être

Roman paru aux éditions Albin Michel

 

Résumé : Au début il y a cette fille, Lili, rencontrée sur Facebook. Ça commence par « vous connaissez peut-être », on clique sur la photo de profil et un jour, on se retrouve chez les flics. J’ai aussi pris un chien, et j’essaie de lui apprendre à ne pas tuer les chats. Tant que je n’aurai pas résolu le problème du chien et le mystère de la fille, je ne tournerai pas en rond. Ça va durer six mois.

Mon avis: Je connaissais cet auteur uniquement de nom mais quelle agréable découverte. Un roman aux notes humoristiques fait d’histoires vraies et vécues vaut quand même le détour. Ce roman s’articule sur une relation totalement fantasque avec Lili rencontrée via Facebook. Cela engendrera une relation épistolaire dont le fou amoureux ne la rencontrera que par l’intermédiaire de sa photo de profil et quoi de plus logique que de prendre un chien pour panser cette frustration. Un chien psychologiquement instable qui n’a qu’une seule passion dans la vie, bouffer les chats. Comme je vous le disais plus haut, je ne connais pas cet écrivain mais en lisant ce roman, j’avais une net impression de le connaitre, il nous parle à la première personne des dangers des réseaux sociaux, de sa vie d’artiste, de sa passion du dessin, de la famille, du rapport à la judaïté dans un méli-mélo joyeusement fantasmagorique. L’écriture y est agile et très maîtrisée. En bref, un livre de qualité et qui donne le sourire.

Extrait choisi: Lili a demandé qu’on se mette en couple sur Facebook. Je crois que j’ai accepté par culpabilité, parce qu’elle est malade. Tu parles. Ça m’arrange aussi pour éviter de regarder en face ma vie intime. Car évidemment, dès que vous vous retrouvez célibataire, vous savez que vos amis et connaissances vont passer leur temps à vous demander comment ça va. On ne peut jamais répondre la vérité à cette question. Alors je réponds :  » Je suis avec une Israélienne. Elle est folle. Elle s’appelle Lili. Oui, on s’est vus juste une fois, quand elle est venue sur Paris. Non je ne sais pas si c’est sérieux, mais c’est une jolie histoire qui débute. Oui, il y a plein de problèmes, elle a des soucis de santé, je ne sais pas où l’on va, mais ça nous fait du bien de nous parler, on verra bien. »

J’espère sincèrement que mes articles suscitent votre curiosité. N’hésitez pas à me laisser des commentaires et d’en apprécier le contenu. Un grand merci à vous tous. Je suis également sur Instagram. Je vous invite à y faire un tour 🙂 c’est juste ICI

Amicalement vôtre

Hanae

Rencontre avec un libraire – La tête ailleurs le

La tête ailleurs LOGO

 

Dans cet article je vais vous parler de ma rencontre avec une librairie que j’affectionne tout particulièrement pour différentes raisons. J’ai eu la chance de m’entretenir avec une personne tellement passionnée que notre échange en fut constructif et envahi de respect.

Prenons le métro, plus précisément la ligne 9 et arrêtons-nous à la station Saint-Ambroise. Située dans le onzième arrondissement de Paris (sur la rive droite de la Seine entre les places de la Nation, de la République et de la Bastille, à quelques pas du Bataclan), dans la rue de la Folie-Méricourt, au numéro 42, se trouve une librairie toute charmante et charmeuse au nom rêveur LA TÊTE AILLEURS. Le grincement de la porte est une invitation au voyage et nous sommes frappés par ces m² ou aucun livre ne se bouscule. Tout y est organisé, rangé et mis en valeur par les mains expertes de trois femmes, collègues dans la vie comme au travail, elles sont animées par une seule et même passion. Tout sourire, elles vous accueillent, prennent le temps qui, lui, s’arrête un instant. Isabelle, Maryse et Sophie, amoureuses des livres, sont là, pour vous servir. Je suis sous le charme.

J’ai pris un beau jour mon courage à deux mains et j’ai contacté l’une d’entre elles via facebook pour pouvoir éventuellement les rencontrer et leur poser quelques questions. D’une incroyable gentillesse et rapidité j’ai obtenu ma réponse et dès le lendemain me voici en compagnie d’Isabelle avec qui j’ai pu échanger.

L’interview:

Hanae: « Bonjour Isabelle, avant tout, je tiens à vous remercier de me recevoir et de prendre du temps pour moi. Comment est né votre projet d’ouvrir une librairie et depuis quand celle-ci a vu le jour? »

Isabelle: « Bonjour Hanae, tout le plaisir est pour moi. Notre librairie, la tête ailleurs à vue le jour le 26 mai 2016, cela va faire bientôt 2 ans. Je ne suis pas seule, nous sommes trois, trois copines pour cette belle aventure qui je l’espère, va durer le plus longtemps possible. Nous sommes des passionnées de livres. Travaillant dans la communication nous avons décidé de réaliser notre rêve. Comme on dit: « Rome ne s’est pas faite en un jour », nous nous sommes longuement concertées, nous avons pris du temps et effectué les démarches nécessaires et depuis… nous voilà :-). »

Hanae: « Comment gérez-vous votre temps de travail et toute l’organisation interne? Car j’imagine, le travail en amont doit être conséquent? »

Isabelle: « En effet, cela demande beaucoup d’organisation, mais chacune de nous sait quoi faire. Nous travaillons à coté pour subvenir aux besoins donc nous nous répartissons les plages horaires en demi journée. Cela nous laisse du temps pour honorer nos rendez-vous professionnels. Quant aux achats et commandes des livres, c’est Maryse qui s’en occupe. Elle prend contact avec les représentants des maisons d’éditions. Pour les choix de romans dans notre librairie, nous fonctionnons avec nos coups de cœur, aux tendances actuelles et nos proches qui nous guident sur les choix de romans dans certaines catégories comme l’histoire et les sciences humaines. Nos journées sont bien remplies et on adore ça. »

Hanae: « Quel est l’avantage pour vous, d’acheter dans une librairie indépendante? »

Isabelle: « Oh! Il y a de nombreux avantages. Tout d’abord le contact avec les gens, l’échange. C’est très important. Nous avons créé une véritable relation avec nos clients c’est super agréable de nous reconnaître. Je dirai aussi que le rapport est direct, sans fioritures, nous sommes dans l’intime. Par exemple, un client peut nous conseiller un livre qu’il faut absolument lire. Le conseil va dans les deux sens. C’est génial. On ne retrouve pas cela dans les grandes enseignes ou du moins pas aussi intimiste. Nous sommes ici, dans le véritable, le partage et la communication. Et, grâce à la loi Lang, le prix des livres reste unique, cela limite clairement la concurrence. »

Hanae: « Isabelle, ma prochaine question est personnelle et j’aimerai avoir votre réponse sans réflexion. Totalement brute. Quelle est selon vous la recette d’un bon roman? »

Isabelle: « C’est avant tout une question de feeling. Si un roman à du style, une belle histoire, de l’inattendu, des personnages complexes et attachants ou du moins qu’il vous crée une émotion, alors le livre a tous les ingrédients pour être un bon roman. C’est propre à chacun, pour ma part, je suis bouleversée par les romans historiques qui parlent de la guerre et des camps de concentration. L’histoire de ces personnages et de leurs drames, moi, ça me bouleverse. Je vous conseille de lire les romans d’Irène Némirovsky. »

Hanae: « Une dernière question pour vous Isabelle. Quel est votre rapport face au numérique? »

Isabelle: « Je ne suis pas contre, cela peut être pratique. J’ai essayé de lire sur une tablette mais ce n’est pas fait pour moi, j’ai besoin de toucher le livre, tourner ses pages, sentir son odeur. Le lien est plus puissant. Avec une liseuse, je trouve la sensation froide sans âme. Mais, je dois lui reconnaître des avantages comme par exemple, une tablette ne prend pas de place et l’on peut y stocker plusieurs romans et puis pour des personnes avec des problèmes de vue, ils peuvent agrandir le texte etc… Mais, je suis peut être pas née à la bonne époque. Internet a quelque chose d’hallucinant, on peut tout faire avec, mais j’aime prendre mon dictionnaire pour y chercher un mot, j’aime chiner des romans. En fait, j’aime les pages…

Voilà pour moi un véritable coup de cœur. Je vous conseille de visiter cet endroit magique.

Libraire LA TÊTE AILLEURS

42, rue de la folie-méricourt
75011 Paris
09 81 77 40 60

Mardi-samedi: 10h30-19h30
Dimanche-lundi: 15h-19h30
Jeudi: nocture jusqu’à 22h

contact@la-teteailleurs.com

N’hésitez surtout pas à liker la page Facebook juste ici: Librairie LaTêteAilleurs

 

L’opossum rose – Federico Axat

L'opossum rose-Frederico Axat

Résumé: Désespéré, Ted McKay est sur le point de se tirer une balle dans le crâne lorsque, le destin s’en mêlant, un inconnu sonne à sa porte. Et insiste. Ted s’apprête à aller ouvrir quand il aperçoit sur son bureau, et écrit de sa propre main, un mot on ne peut plus explicite : Ouvre. C’est ta dernière chance. Sauf qu’il ne se rappelle absolument pas avoir écrit ce mot. Intrigué, il ouvre à l’inconnu, un certain Justin Lynch. Et se voit proposer un marché séduisant qui permettrait d’épargner un peu sa femme et ses filles : on lui offre de maquiller son suicide en meurtre. Mais qui est vraiment ce Lynch ? Et quelles sont ses conditions ?
Mon avisOk! Nous sommes bien arrivés à destination… LA FOLIE. Bienvenue dans un monde parallèle mêlant fiction et réalité. Nous avons trouvé le chaînon manquant entre John Irving et Stephen King. Il se nomme Frederico Axat.
Un roman époustouflant à la construction narrative originale et parfaitement maîtrisée. Un véritable thriller psychologique qui nous amène tout droit dans les méandres abyssales de Ted McKay (personnage central de ce livre). Il n’y a pas de bain de sang, aucune violence ici, mais un récit palpitant qui, au fur et à mesure, construit l’histoire. Les premiers chapitres sont flous, on s’y perd entre la fiction et la réalité, la folie ou la raison mais l’intrigue est quant à elle bien réelle et me pousse à creuser un peu plus pour avoir des réponses. L’histoire est bien ficelée, les protagonistes nous provoquent l’empathie, la pitié et parfois l’agacement. Les scènes se succèdent en courts chapitres sans que l’on sache vraiment où les personnages vont nous emmener.
Une véritable découverte. J’en ai adoré la lecture qui ne m’a pas laissée de marbre. Je vous conseille vivement ce roman paru aux éditions Calmann-Levy.
Extrait choisi: Deux réalités fragmentées cohabitaient dans son cerveau : à en croire la première, il avait tué Wendell, mais la seconde attestait qu’il n’était pas un assassin et qu’il avait discuté avec lui… l’intérieur d’un château miniature rose ! De toute évidence, Ted avait de sérieux problèmes, autant le reconnaître.
Quelques mots sur l’auteur: Federico Axat est un auteur de thriller psychologique né en 1975 à Buenos Aires. Peu connu en France, L’opossum rose est son troisième roman.
Romans parus précédemment:
  • Benjamin (2010)
  • La transformation des papillons (2015)
  • L’opossum rose (2016)

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Un immense merci

Hanae

Les naufragés de la salle d’attente – Tom Noti

Les naufragés de la salle d'attente-Tom Noti

Résumé: François, Hervé, Gabriela. Ils sont trois dans la salle d’attente d’un psychologue grenoblois. Trois personnes qui ne se connaissent pas. Bloqués, ils attendent… Dehors un terrible accident de tramway a plongé le quartier dans l’obscurité. Aucun d’entre eux ne sait quand cela prendra fin, tandis qu’un invité surprise joue avec leurs nerfs.

Mon avis: Avant de vous donner mon avis sur ce roman, je souhaite vous décrire ma rencontre avec cet auteur. Le Cyber espace a parfois bon goût de vous amener sur le chemin d’une personne, d’une rencontre… Et cette rencontre atteint son Graal quand échange il y a. Et bien, c’est chose faite. Comment? C’est simple : grâce à ma photo de profil Facebook (Amélie Nothomb et moi-même dans une amicale étreinte). Je remercie encore cet HAPPY SELFIE qui a suscité la curiosité d’un homme, plus précisément d’un écrivain. Après quelques échanges fructueux, cet auteur allias Tom Noti décide pour ma plus grande joie de m’envoyer son livre. Et oui les ami(e)s le père noël existe 😉 Que demander de plus? Les jours passent et je guette le facteur, je m’impatiente et je jubile. Mais que ce passe-t-il ? Toujours rien dans la boîte aux lettre. Que fait le facteur? A-t-il égaré mon précieux colis ? Les questions fusent, une mine triste se dessine, mais visage mais je patiente… sagement. Et puis voilà qu’un beau jour, le roman joliment emballé n’attend que moi et qu’entre mes mains, je le dévore. Après deux jours d’une intense lecture ou je m’en suis donné à cœur joie, je fus ABSOLUMENT CONQUIS. D’une plume parfaitement maîtrisée, nous faisons au fil des chapitres la connaissance de personnages dont tout oppose mais qui sont là, tout trois coincés dans une salle d’attente. Tout le roman se déroule en huis clos. Cela peut nous paraître figé pour toutes descriptions (décors, odeur, lieux etc…) mais au contraire, nous nous confrontons à des personnages haut en couleur, à des personnalités bien trempées ou tous les sentiments se fondent et se transforment en une jolie palette de peinture. Tom Noti a réussi avec brio à nous inviter dans la sphère des non-dits. Les personnages y sont complexes et nous avons là trois façons totalement différentes d’appréhender ce qui nous entoure, ce que nous disons et laisser place parfois aux mauvaises interprétations, à des actes manqués et des paroles pas toujours assumées. Avec une dose d’humour glissée de çà et là au fil du roman, la lecture est encore plus enrichissante et l’histoire, encore plus belle. Ce livre a réussi à me faire poser certaines questions : sommes-nous capables de vraiment nous comprendre ? Avons-nous vraiment envie de nous écouter ?  Ce roman est, pour moi, le reflet de notre société.
Bref !!! Ce roman mérite d’être connu, tout comme son auteur – par son talent, par son histoire et par son écriture. Offrez-le vous ou faites-vous le offrir. Ce roman a parfaitement sa place dans votre bibliothèque et/ou sur votre table de chevet.

Quelques mots sur l’auteur: Originaire de Grenoble, Tom Noti se découvre une passion pour l’écriture, mais ce n’est que tardivement qu’il franchira le cap d’écrire pour lui-même et ceci,  grâce à ses enfants qui, un jour, lui ont posé cette question: « Pourquoi n’écris-tu pas un roman ? Tu nous as toujours dit de n’avoir aucun regret dans la vie  et qu’il faut tenter de faire ce que l’on aime quoiqu’il arrive. » Un magnifique facteur déclencheur rempli d’amour pour rattraper le temps perdu. Sa méthode d’écriture pour donner naissance à ce roman Les naufragés de la salle d’attente fut écrit assez rapidement en imbriquant les histoires de trois personnages et en utilisant le procédé du récit choral, comme moyen de percevoir les sentiments de chacun et de les découvrir progressivement. En quelques mots, Tom Noti est un homme bavard… à l’écrit 😉

Tom Noti a trois romans à son actif. Les naufragés de la salle d’attente est le dernier paru aux éditions Paul & Mike en 2017.

A LIRE ABSOLUMENT 😉

Amicalement vôtre

Hanae

 

Manger l’autre – Ananda Devi

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Résumé : Une jeune adolescente, née obèse, mange, grossit et s’isole. Sa mère s’enfuit, horrifiée par son enfant. Ses camarades de classe la photographient sans répit pour nourrir le grand Œil d’internet. Son père, convaincu qu’elle aurait dévoré in utero sa jumelle, cuisine des heures durant pour nourrir «  ses princesses  ». Seule, effrayée par ce corps monstrueux, elle tente de comprendre qui elle est vraiment. Quand elle rencontre par accident l’amour et fait l’expérience d’autres plaisirs de la chair, elle semble enfin être en mesure de s’accepter. Mais le calvaire a-t-il une fin pour les êtres «  différents  »  ?
Conte de la dévoration et roman de l’excès, Manger l’autre est une allégorie de notre société avide de consommer, obsédée par le culte de la minceur et de l’image conforme.
Avec force, virtuosité, et humour, Ananda Devi brise le tabou du corps et expose au grand jour les affres d’un personnage qui reflète en miroir notre monde violemment intrusif et absurdement consumériste.

Mon avis : « Je me dévore dans une exquise absence de souffrance ». L’histoire est en huis clos et tourne autour d’un personnage autodestructeur aux appétits jamais assouvis à la limite du grotesque et dont on ne connaîtra jamais le prénom. Elle nous confie ses angoisses, ses peurs, ses frustrations et son obsession. C’est une ode à la noirceur de l’âme, de la souffrance et à la surconsommation. Un véritable coup de gueule au diktat de la beauté et de la sur-connexion. Comment ne pas penser au célèbre Gargantua de François Rabelais, au martyre de l’obèse d’Henry Béraud  ou bien à l’Œdipe toi-même de Freud.  J’ai mis du temps à le digérer, à l’assimiler mais j’y suis parvenu grâce à la pointe d’humour que glisse Ananda Devi. C’est un roman bouleversant qui nous questionne et nous bouleverse. Bref, un roman qui se déguste…

Ananda Devi romancière d’origine mauricienne à écrit plusieurs livres depuis 1977, elle a reçu différents prix et distinctions notamment le prix des cinq continents de la francophonie en 2006, le prix Louis Guilloux en 2010 ainsi que la distinction des Chevaliers des Arts et des Lettres en 2010. Ananda Devi était auparavant aux éditions Gallimard

Roman paru aux éditions Grasset en janvier 2018

Jetez-y un coup d’œil : Editions Grasset

 

mon Paris, mes librairies

mon Paris, mes librairies

Comme le disait si bien Ernest Hemingway, Paris est fête…       Alors festoyons !!!

Je vais vous parler des librairies indépendantes de Paris que j’affectionne tout particulièrement. Elles sont pour moi le symbole, le reflet et l’âme de cette ville. Bien entendu, il n’y a pas que les librairies parisiennes en France (Dieu soit loué) mais vivant dans la capitale et passionné de romans, je me dois de parler de ces petites charmeuses.

Paris abrite pas moins de 116 librairies indépendantes (pas mal quand même =D). De la rive gauche à la rive droite en passant par le square des Batignoles, le Marais, le jardin des plantes ou encore l’île Saint Louis, Saint Sulpice, Barbès Rochechouart ou le célèbre quartier de Montmartre, chaque arrondissement possède ses librairies indépendantes.

Mais, qu’est ce qu’une librairie indépendante ?

Voila une question loin d’être figée mais d’après quelques recherches et démarches auprès de certains libraires, j’ai pu obtenir des réponses plutôt concrètes. Avant toute chose, il y a deux critères principaux.

  • Premièrement, l’indépendance financière : en effet, la société est possédée uniquement par le/la libraire qui y travaille.
  • Deuxièmement, c’est le/la libraire qui décide des livres qu’il/qu’elle met en rayon sans obligation vis-à-vis de l’éditeur.

Voilà, nous y venons grâce à la deuxième option, celle qui pour moi, est la plus intéressante, le libraire CHOISIT les livres qu’il souhaite vendre et comme tout bon passionné se respectant, les choix diffèrent. C’est comme cela que nous trouvons dans Paris des librairies indépendantes avec des thèmes bien particuliers. INSOLITE

Vous trouverez ci-dessous quelques librairies que j’affectionne ÉNORMÉMENT
Alors n’hésitez pas une seule seconde et allez y jeter un coup d’œil.

La librairie OFR

C’est une vraie référence en matière de mode, de design, de photographie etc… Nous y trouvons bien évidemment des livres mais aussi pleins d’accessoires comme des bougies, écharpes … Au fond d’une cour, un atelier propose des vernissages ainsi que des ventes privées.

20, rue du petit Thouars 75 003 Paris

La librairie des Abbesses

Il paraît que, quand on aime les livres, on repère instinctivement les librairies. C’est un peu comme les bars-tabac pour un fumeur. Avec celle-ci, nullement besoin d’être accro. On la voit bien vite quand on sort du métro ABBESSES, dans la rue Yvonne le Tac pourtant légèrement en retrait. (Le mur des JE T’AIME en devient une option). De sa devanture toute de noir laquée, on sent que ça déborde de livres.
Ce sont 60m² pour plus de 15 000 ouvrages, je vous laisse imaginer. Un véritable petit paradis sur terre. Comme sa boutique, la propriétaire à du caractère. Marie-Rose Guarniéri figure incontournable de la scène littéraire parisienne.

30, rue Yvonne le Tac 75 018 Paris

Un petit coup d’œil : La librairie des Abbesses

La Librairie Shakespear and compagny 

Cette librairie est LA référence-même de la littérature anglophone. Toute proche de la cathédrale Notre Dame de Paris, vous pourrez emportez des livres chinés sur des étagères pleines à craquer tout en sirotant un bon café.

37, rue de la Bûcherie 75 005 Paris

Un petit coup d’œil  :  Shakespear & Co

Je ne vais pas vous énumérer ici toutes ces librairies insolites. J’y reviendrais plus tard et plus en détail dans une autre rubrique. C’était juste un aperçu pour vous faire partager mon amour pour ces librairies et leurs cavernes d’Ali Baba parfois touchantes, loufoques, excentriques mais tellement attachantes. Dès que l’on franchit leur porte, mis à part la décoration et l’odeur du papier imprimé, on entre dans leur monde et étrangement, on est chez nous. Il y a l’échange de notre passion commune mais surtout, ce qui est le  plus important pour moi, c’est ce véritable contact humain.

Le temps s’arrête et on en ressort… conquis.

Un esprit plus convivial et feutré que certaines grandes enseignes dont je ne citerais pas le nom. 😉

Eh les ami(e)s ! J’ai oublié de vous dire : tous les ans, au début de l’été, les libraires de Paris vous invitent chez eux, à faire la fête. « LE PARI DES LIBRAIRES » 😉

Pour plus d’information: parislibrairies.fr

Amicalement vôtre

Hanae

mon Paris, mes librairies

PS: Voici LE guide à avoir dans son sac, sa poche, son porte feuille… Comme La RATP et ses transports, les librairies indépendantes proposent ce petit feuillet qui énumère toutes les librairies de la capitale. Parfait pour un roadtrip découverte et des achats assurés.

Soumission – Michel Houellebecq

Soumission Michel Houellbecq

Résumé : Dans une France assez proche de la nôtre, un homme s’engage dans la carrière universitaire. Peu motivé par l’enseignement, il s’attend à une vie ennuyeuse mais calme, protégée des grands drames historiques. Cependant les forces en jeu dans le pays ont fissuré le système politique jusqu’à provoquer son effondrement. Cette implosion sans soubresauts, sans vraie révolution, se développe comme un mauvais rêve.

Mon avis: Depuis le temps que ce roman était dans ma PAL, j’ai enfin trouvé le moment de l’ouvrir et, je n’ai pas été déçu. Nous reconnaissons là l’écriture tout en finesse de Michel Houellebecq. C’est une véritable peinture sans détour de la détresse d’un personnage solitaire, à la vie terne et dont les plaisirs tournent essentiellement autour de l’alcool et du sexe (comme souvent dans les romans de Houellebecq). Le style y est limpide et mène avec agilité la fiction et allusion au monde réel (Je m’y perdais souvent). Un roman donc bien construit avec de nombreuses références littéraires. Il fustige avec une allégresse non dissimulée les élites, les partis politiques classiques et le délitement de toutes les valeurs morales de la société. Il nous oblige à réfléchir sur les changements de celle-ci.

Sixième roman de Michel Houellebecq paru aux éditions Flammarion en Janvier 2015