Publié dans polar

Sans l’ombre d’un témoin – Elizabeth George

Elizabeth Georges

Résumé : Londres. Une série de crimes atroces visent de jeunes adolescents métis des quartiers défavorisés, tous torturés selon un rituel macabre. Désireuse de boucler cette affaire au plus vite, Scotland Yard confie l’enquête à l’inspecteur Thomas Lynley et à sa fidèle adjointe Barbara Havers, contraints cette fois-ci de faire équipe avec un psychologue et un énigmatique sergent. C’est le début d’une véritable plongée au cœur des bas-fonds londoniens où un serial killer s’apprête à accomplir son grand oeuvre…

Mon avis : C’est toujours pour moi un plaisir de retrouver cet auteur. Elizabeth George, écrivain prolifique, Papesse des romans policiers dont l’écriture me tient sans cesse en haleine. Presque mille pages de suspens, d’intrigue dont l’histoire est parfaitement maîtrisée. On retrouve Barbara Havers un agent pas tout à fait comme les autres, dont les problèmes avec la hiérarchie, la vie plutôt malsaine et un langage extrêmement familier, nous inspire la compassion, l’amitié mais aussi l’agacement. Thomas Lynley, policier pointilleux issue de l’aristocratie britannique est quelque peu exigeant sur les bonnes manières et les traditions. Un véritable duo de choc mais contre toute attente fonctionne. Ces personnages sont pour moi un atout majeur aux romans de cette écrivaine. Une étude très élaborée de Londres et de ses recoins narrée par un auteur américain nous donne déjà une description très précise et pointue des lieux. C’est une invitation au voyage. On ferme les yeux et on s’y croirait presque. Une lecture qui pour moi a été captivante, solide et riche. Ce qui est passionnant dans les romans d’Elisabeth Georges c’est que les personnages évoluent au fil des livres. Jamais totalement les mêmes que dans les récits précédents mais dans une continuité psychologique certaine. Nous les retrouvons comme de vieux amis et le fait que chaque roman soit un pavé installe le récit dans la durée ce qui ajoute du plaisir à chaque lecture. Ce n’est pas le premier roman que je lis de cette écrivaine mais je peux dire que pour l’instant c’est celui qui m’a le plus marqué de par l’histoire où trois thèmes sociaux sont abordés -1) le racisme institutionnel -2) la place des médias dans une enquête -3) les réseaux pédophiles – de par le suspens (on ne sait jamais où les scènes vont nous amener), de par l’intrigue mais aussi par les rebondissements. J’ai eu beau me creuser les méninges pour avoir une vague idée de l’identité du coupable et bien… Je vous conseille de le lire.

Extrait choisi : Lorsqu’elle coupa le contact ce soir-là, Barbara Havers resta dans la Mini, écoutant tristement le moteur qui crachait. Elle appuya la tête contre le volant. Elle était claquée. Bizarre de penser qu’il était plus fatigant de passer des heures sur l’ordinateur et au téléphone qu’à sillonner Londres à la recherche de témoins, suspects, rapports et autres éléments, et pourtant c’était le cas. Fixer un écran de terminal, lire et surligner des listing, débiter le même monologue à des parents désespérés lui donnait une furieuse envie de haricots blancs à la sauce tomate – apportez-moi une boîte de Heinz, cet ultime réconfort – et de s’allonger sur le lit avec la télécommande. En un mot, elle n’avait pas eu un instant de répit au cours de ces deux premiers jours interminables.

Quelques mots sur l’auteur : Elizabeth George est une écrivaine d’origine américaine. Elle est renommée pour ses ouvrages dans la pure tradition du whodunit* britannique. Auteure prolifique, son oeuvre se compose d’une vingtaine de romans. Sans l’ombre d’un témoin est son treizième opus paru en 2005 aux éditions Presse de la cité

* synonyme du roman d’énigme classique du début du xxe siècle).

Publié dans polar

Le tribunal des âmes – Donato Carrisi

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Résumé : Rome. Sa dolce vita, son Capitole, ses foules de pèlerins, ses hordes de touristes. Sa pluie battante, ses sombres ruelles, ses labyrinthes souterrains et ses meurtriers insaisissables. Marcus est un homme sans passé. Il y a un an, il a été grièvement blessé et a perdu la mémoire. Aujourd’hui, il est le seul à pouvoir élucider la disparition d’une jeune étudiante kidnappée. Sa spécialité : analyser les scènes de crime. Sandra est enquêtrice photo pour la police scientifique. Elle aussi recueille les indices sur les lieux où la vie a dérapé. Il y a un an, son mari est tombé du haut d’un immeuble désaffecté. Elle n’a jamais tout à fait cru à un accident. Leurs routes se croisent pour les conduire chacun au carrefour où il faut choisir entre la vengeance et le pardon.

Mon avis : J’ai découvert Donato Carrisi grâce à son tout premier roman Le chuchoteur paru aux éditions Calmann-Levy en 2010 et mon Dieu! Quelle découverte. Pour moi, cet auteur est un prodige dans le genre du polar. Tous les ingrédients sont réunis pour que l’intrigue, le suspens et l’angoisse nous agrippent et ne nous lâchent plus jusqu’aux derniers mots de la dernière page. Dans cet opus, Donato Carrisi donne libre cours à sa passion pour l’histoire, en particulier celle de Rome et du Vatican. Nous plongeons littéralement au cœur même des archives de son noir passé. Cela confère au roman un réel ancrage géographique. Nous y sommes, les bas-fonds de Rome et ses méandres. Contrairement à d’autres polars où la police a une place évidente au sein du récit, nous faisons ici la rencontre d’un agent un peu particulier. Il examine les scènes de crime en y recherchant l’identité-même du Mal toujours en retrait des policiers, il mène une enquête parallèle. Il se prénomme Marcus, il est pénitencier et fait secrètement partie d’une confrérie secrète que seul le Vatican a le don de posséder. Un homme secret, sans passé ni véritable futur (Carpe diem prend avec lui tout son sens). Il y a aussi Sandra, enquêtrice photo pour la « vraie » police, traumatisée par la perte de son mari. D’un naturel solitaire, elle va croiser le chemin du pénitencier. Deux destins sur la piste du mal. Mais comment faire le poids face à un tueur transformiste? Où se cache la vérité? Y a-t-il une ombre dissimulée derrière la lumière? L’imagination de Donato Carrisi nous offre ici un roman d’une extrême justesse, une histoire bien ancrée, d’une intrigue saisissante et de rebondissements ahurissants. Avec une plume identifiable, Donato Carrisi a su s’imposer dans les thrillers aux romans effrayants et captivants.
JE SUIS FAN 😉

Savez-vous où se trouvent les plus grandes archives criminelles du monde? AU VATICAN

Extrait choisi : 07h37. Le cadavre ouvrit les yeux. Il était allongé sur le dos. La pièce était blanche, éclairée par la lumière du jour. Sur le mur, devant son lit, trônait un crucifix en bois. Il observa ses bras étendus le long de ses flancs, sur les draps blancs également. C’était comme si ses mains ne lui appartenaient pas. Il en souleva une – la droite – et la tint devant ses yeux pour mieux la voir. C’est alors qu’il effleura le bandage qui lui couvrait la tête. Il était blessé, mais ne ressentait aucune douleur. Il se tourna vers la fenêtre. La vitre lui renvoya le faible reflet de son visage. À ce moment-là, la peur arriva. La question lui fit mal. Mais le pire était de ne pas connaître la réponse :
Qui suis-je?

Quelques mots sur l’auteur : Donato Carrisi, né le 25 mars en Italie est juriste de formation, spécialisé dans la criminologie et les sciences du comportement. Il délaisse le droit pour se consacrer à l’écriture. Le chuchoteur est son premier roman, qui connaîtra un franc succès et sera édité dans douze pays. Il naîtra de son imagination :
– La série Mila Vasquez avec Le chuchoteur (2010) et l’Écorchée (2012)
– La série Marcus et Sandra : Le tribunal des âmes (2011), Malefico (2014) et Tenebra Roma (2017) La fille dans le brouillard (2015).
– Il publiera également La femme aux fleurs de papiers en 2012.

Un immense merci pour votre soutien. N’hésitez pas à me suivre – à commenter – à partager. Et surtout n’oubliez pas, nous sommes liés par la même passion.

Amicalement vôtre

Hanae

Publié dans Romans contemporains

Le sens de la nuit – Nicolas Bréhal

Le sens de la nuit Nicolas Bréhal

Résumé : Pour certains esprits sensibles, la fin du jour est un passage qui révèle la dualité du clair et de l’obscur, du connu et de l’inconnu. Mais à d’autres, qui sont franchement bouleversés, ce mystérieux passage dénonce un combat plus ambigu encore: le pur contre l’amour, le bien contre le mal. Le sens de la nuit cerne l’inconscient d’un assassin, son malheur à tuer. Il analyse le dédoublement magique de Gaspard, la schizophrénie insidieuse qui l’amène à se glisser dans le crime comme dans un « sommeil oublieux ».

Mon avis : Parfois, il y des livres que l’on achète et que l’on oublie, cachés dans un recoin de notre bibliothèque, ils sont là, patientant sagement que l’on s’y intéresse, que l’on prenne le temps de les toucher, de les sentir et surtout, de les lire. Je me souviens très bien de ce jour où, j’avais terminé un roman et comme un compulsif affamé, il m’en fallait un autre. Mais lequel choisir? Je parcours ma bibliothèque, de mes doigts, je les touche un par un. Non, pas celui-là! Déjà lu! Pourquoi pas celui-ci! Non, je ne suis pas en phase de le lire pour le moment! Quand, Le sens de la nuit apparaît à moi, dans un recoin légèrement en retrait, pas aligné, reclus des autres livres. Voilà un titre intéressant qui pique ma curiosité. Depuis quand ai-je ce roman? Je n’avais aucun souvenir d’avoir en ma possession un livre de ce genre. Je m’arrête un instant sur cette photo, cette jeune femme visiblement désemparée en pleine rue dont le flou de cet instant nous cache une évidente vérité. Je pousse le vice et je le retourne, je lis le résumé, le relis une deuxième fois et me voilà conquis. Après deux jours d’une lecture intense où j’ai pu, grâce à la plume de Nicolas Bréhal, parcourir toute une palette d’émotions, je peux vous dire désormais que ce roman a marqué mon année 2017. Le roman se déroule à Paris, dans un été où il y fait particulièrement chaud, il est question de plusieurs personnages, ils se connaissent peu voir pas du tout mais ils sont liés par une seule et même dualité. Il y a Marge, jeune femme à la dérive, amoureuse de Thomas et amie de Sabine, autre oiseau rebelle des nuits parisiennes sans oublier Marcus, chauffeur de taxi travaillant exclusivement le soir venu. Comment tous ces personnages et quelques innocentes victimes découpées au couteau vont-ils se télescoper dans la danse de folie meurtrière orchestrée par Gaspard? Gaspard, fils d’un aveugle, se sentant lui-même enfant de la nuit, notre assassin «lâche et romantique» nous est décrit au hasard des pérégrinations de notre amie Marge. Un testament littéraire qui serre la gorge. Bref, un roman déroutant, parfois dérangeant, qui décrit dans une précision presque chirurgicale les bas-fonds de la folie, du désarroi mais aussi de l’amour. N’est-ce pas ça la littérature? Un roman qui dénote et nous pousse aux questionnements? Quoi de mieux que les maux de notre société pour révéler une parcelle de notre mal-être? C’est un roman noir mais paradoxalement plein d’espoir. Je vous conseille vivement cette lecture. Depuis ce jour, ce roman a une place beaucoup plus évidente dans ma bibliothèque 😉

Extrait choisi : Première nocturne : Depuis des années, la fin du jour condamnait Marge à une petite mort. Quand le soleil sombrait, elle se rendait compte combien son existence était vague, nuageuse, fragile, et son anxiété incommunicable. Pendant quelques instants, où qu’elle fût, Marge s’éclipsait. J’ai approché un assassin qui, dans la tradition des grands monstres du crime, devenait fou à la tombé du soir. « Le crépuscule excite les fous » écrit Baudelaire dans l’un de ses petits poèmes en prose; puis il évoque la nuit comme un vrai moment d’espoir et d’apaisement. (Faut-il le croire?…)

Quelques mots sur l’auteur : Gérald Solnitzki dit Nicolas Bréhal, né à Paris le 6 décembre 1952, mort à Levallois-Perret le 31 mai 1999 est un écrivain français, lauréat du Prix Renaudot en 1993 pour Les corps célestes. Le sens de la nuit est son huitième et dernier roman paru en 1999 aux éditions Gallimard.

Publié dans polar

L’Aliéniste – Caleb Carr

L'aliéniste-Caleb Carr

Résumé : New York 1896… Un meurtrier auprès duquel Jack l’Éventreur fait piètre figure sème aux quatre coins de Lower East Side les cadavres d’adolescents atrocement mutilés sans provoquer la moindre réaction des pouvoirs publics… Révolté par tant d’indifférence, Theodore Roosevelt, alors préfet, fait appel à ses amis John Schuyler Moore, chroniqueur criminel, et Laszlo Kreizler, aliéniste, spécialiste des maladies mentales, pour élucider cette énigme terrifiante. Leurs procédés sont révolutionnaires! En étudiant les crimes, ils pensent pouvoir brosser le portrait psychologique de l’assassin, l’identifier et l’arrêter. Ils ont peu de temps : le meurtrier continue à frapper. Les obstacles se multiplient mais rien ne pourra les arrêter…

Mon avis: Un véritable CHOC pour moi, c’est d’ailleurs depuis cette lecture que j’ai commencé à m’intéresser au genre du polar et depuis, après un roman plus « léger », je reviens invariablement vers eux. L’histoire se déroule au dix neuvième siècle. L’enquête y est minutieuse, haletante et jouit par ses effets de surprises et ses conclusions.  L’intrigue et la structure sont quant à elles vraiment bien ficelées. C’est un véritable bond en arrière, on prend la machine à remonter le temps et l’on se retrouve dans les rues de New York en 1896 où règne corruption et injustice sociale. Un véritable puzzle énigmatique avec des personnages à la psychologie plus que complexe. J’ai adoré le personnage du très mystérieux Laszlo Kreizler (Je m’identifie à lui… ;-)) l’aliéniste (c’est-à-dire psychiatre de génie.)  Entouré d’une équipe hétéroclite et tout aussi iconoclaste que lui – un journaliste rebelle, deux policiers jumeaux et adeptes de techniques modernes, la première femme membre de la police de New York, et les deux serviteurs de l’aliéniste, un géant noir et un gosse qu’il a sauvé de la rue – Kreizler se lance avec méthode dans une bataille contre le temps et contre les sceptiques qui doutent du bien-fondé de ses théories…

La langue sublime de Caleb Carr : d’un point de vue strictement littéraire, c’est un très grand livre, superbement écrit et mené, construit de manière classique mais impeccable, sans aucune faiblesse de rythme et qui ne recourt à aucune facilité artificielle.

BREF, comme vous pouvez l’imaginer. J’AI TOUT SIMPLEMENT ADORÉ. Vous aimez les polars? Vous n’avez jamais eu l’occasion de lire. Et bien c’est le moment. N’hésitez pas une seule seconde. Vous allez être conquis. 😉

Extrait choisi:  Messieurs, enchaîna-t-il, nous ne savons rien du criminel que nous cherchons. Nous ne savons même pas s’il s’agit d’un homme ou d’une femme. Tout est envisageable, en effet. Lui, par contre, a eu largement le temps de mettre sa technique au point. Ce que nous devons faire – la seule chose que nous puissions faire, à la vérité – c’est brosser une peinture du type de personne qui serait capable de commettre de pareils actes. Une fois cette construction achevée, tout indice ou début de piste que nous pourrions découvrir acquerrait une dimension considérablement accrue en s’intégrant à notre portrait. De plus, n’oubliez pas que nous avons maintenant un atout de taille.

Pendant toute son enfance, il a été harcelé et ces vingt dernières années, il n’a eu de contacts qu’avec des gens comme Lasky. Son expérience le conduit à penser que les rapports avec les membres de sa propre espèce ne peuvent être qu’agressifs et violents – il se compare lui-même à un animal de ménagerie. Telle est la réalité pour lui. Il sait qu’il sera injurié, battu; tout ce qu’il peut faire, c’est fixer lui-même les conditions de ses mauvais traitements, manipuler les gens pour les amener à cette violence, comme il manipulait autrefois les enfants qu’il torturait et tuait.

Quelques notes sur l’auteur : Caleb Carr est né en 1955 à New York. Il est le fils de l’un des plus grands noms de la « beat generation » Lucien Carr. Il poursuit des études d’histoire avant de publier son premier roman en 1979. Spécialisé dans l’histoire militaire, ou encore ce qu’il appelle la « violence organisée », il se fait connaitre par des essais et des articles en matière de diplomatie et de stratégie.

L’aliéniste est son premier roman paru aux éditions Presse de la Cité en 1995 dont il a reçu le grand prix de littérature policière en 1996, par la suite il y aura l’ange des ténèbres (1998), le tueur de temps (2001) et le secrétaire italien (2006).

 

Publié dans Mes rencontres

Rencontre avec un auteur – Amélie Nothomb

Amélie Nothomb et moi

Bon, tout le monde connait Amélie Nothomb, nul besoin de lui tirer le portrait ou de rédiger son autobiographie. On le sait tous, Amélie Nothomb est reconnue depuis désormais une bonne vingtaine d’années à être une écrivaine extrêmement prolifique qui, comme un métronome, publie chaque année pour chaque rentrée littéraire un roman et toujours aux éditions Albin Michel. Qu’elle est également reconnue pour être très proche de ses lecteurs et qu’elle en apprécie leur relation épistolaire. Moi-même, j’ai une relation de ce genre avec Amélie ;-). Je consacre un article sur elle car, en fouillant un peu dans ma mémoire, je réalise que c’est grâce à cette auteure que j’ai repris goût à la lecture, à en apprécier ses effets et délecter mon imagination de toutes ces histoires.

En effet, j’ai le souvenir que, quand j’étais au collège dans la classe de sixième que ma vielle prof de français nous donnait comme lecture du Stendhal, du Kafka et du Baudelaire le français devenait soudain une langue venue d’une lointaine galaxie et mon esprit quant à lui… plongeait dans le néant. Mais comment, à l’âge de 10/12 ans apprécier ces classiques de la littérature? A moins d’être surdoué… Ce n’était pas mon cas. Donc pour moi l’image de la littérature à cette époque était… comment dire! ENNUYEUSE. Rassurez-vous, je me suis rattrapé depuis le jour où j’ai lu l’hygiène de l’assassin d’Amélie Nothomb. J’ai tout simplement dévoré ce livre en une seule journée, j’ai été totalement bouleversé par l’histoire, l’écriture et les personnages. Une véritable révélation pour moi. Cet été-là, j’ai le souvenir d’avoir acheté tous les romans parus d’Amélie et comme un boulimique en pleine crise, j’ai dévoré toute son oeuvre. Cosmétique de l’ennemie, biographie de la faim, ni d’Adam ni d’Eve etc… c’était juste INCROYABLE.  Il est important d’honorer le roman qui nous a marqué. De le ressortir des placards et de le sublimer comme il se doit. Donc oui, mon médium, mon facteur déclencheur, mon électrochoc littéraire fut Amélie Nothomb. C’est désormais grâce à elle que ma bibliothèque déborde de romans en tous genres, que ma curiosité est toujours suscitée. J’aime son style fantasmagorique. Ma bibliothèque se doit de toujours accueillir le dernier Nothomb.

Amicalement vôtre

Hanae

Publié dans littératures françaises

Vous connaissez peut-être – Joann Sfar

Joann sfar-vous connaissez peut-être

Roman paru aux éditions Albin Michel

 

Résumé : Au début il y a cette fille, Lili, rencontrée sur Facebook. Ça commence par « vous connaissez peut-être », on clique sur la photo de profil et un jour, on se retrouve chez les flics. J’ai aussi pris un chien, et j’essaie de lui apprendre à ne pas tuer les chats. Tant que je n’aurai pas résolu le problème du chien et le mystère de la fille, je ne tournerai pas en rond. Ça va durer six mois.

Mon avis: Je connaissais cet auteur uniquement de nom mais quelle agréable découverte. Un roman aux notes humoristiques fait d’histoires vraies et vécues vaut quand même le détour. Ce roman s’articule sur une relation totalement fantasque avec Lili rencontrée via Facebook. Cela engendrera une relation épistolaire dont le fou amoureux ne la rencontrera que par l’intermédiaire de sa photo de profil et quoi de plus logique que de prendre un chien pour panser cette frustration. Un chien psychologiquement instable qui n’a qu’une seule passion dans la vie, bouffer les chats. Comme je vous le disais plus haut, je ne connais pas cet écrivain mais en lisant ce roman, j’avais une net impression de le connaitre, il nous parle à la première personne des dangers des réseaux sociaux, de sa vie d’artiste, de sa passion du dessin, de la famille, du rapport à la judaïté dans un méli-mélo joyeusement fantasmagorique. L’écriture y est agile et très maîtrisée. En bref, un livre de qualité et qui donne le sourire.

Extrait choisi: Lili a demandé qu’on se mette en couple sur Facebook. Je crois que j’ai accepté par culpabilité, parce qu’elle est malade. Tu parles. Ça m’arrange aussi pour éviter de regarder en face ma vie intime. Car évidemment, dès que vous vous retrouvez célibataire, vous savez que vos amis et connaissances vont passer leur temps à vous demander comment ça va. On ne peut jamais répondre la vérité à cette question. Alors je réponds :  » Je suis avec une Israélienne. Elle est folle. Elle s’appelle Lili. Oui, on s’est vus juste une fois, quand elle est venue sur Paris. Non je ne sais pas si c’est sérieux, mais c’est une jolie histoire qui débute. Oui, il y a plein de problèmes, elle a des soucis de santé, je ne sais pas où l’on va, mais ça nous fait du bien de nous parler, on verra bien. »

J’espère sincèrement que mes articles suscitent votre curiosité. N’hésitez pas à me laisser des commentaires et d’en apprécier le contenu. Un grand merci à vous tous. Je suis également sur Instagram. Je vous invite à y faire un tour 🙂 c’est juste ICI

Amicalement vôtre

Hanae

Publié dans Mes rencontres

Rencontre avec un libraire – La tête ailleurs le

La tête ailleurs LOGO

 

Dans cet article je vais vous parler de ma rencontre avec une librairie que j’affectionne tout particulièrement pour différentes raisons. J’ai eu la chance de m’entretenir avec une personne tellement passionnée que notre échange en fut constructif et envahi de respect.

Prenons le métro, plus précisément la ligne 9 et arrêtons-nous à la station Saint-Ambroise. Située dans le onzième arrondissement de Paris (sur la rive droite de la Seine entre les places de la Nation, de la République et de la Bastille, à quelques pas du Bataclan), dans la rue de la Folie-Méricourt, au numéro 42, se trouve une librairie toute charmante et charmeuse au nom rêveur LA TÊTE AILLEURS. Le grincement de la porte est une invitation au voyage et nous sommes frappés par ces m² ou aucun livre ne se bouscule. Tout y est organisé, rangé et mis en valeur par les mains expertes de trois femmes, collègues dans la vie comme au travail, elles sont animées par une seule et même passion. Tout sourire, elles vous accueillent, prennent le temps qui, lui, s’arrête un instant. Isabelle, Maryse et Sophie, amoureuses des livres, sont là, pour vous servir. Je suis sous le charme.

J’ai pris un beau jour mon courage à deux mains et j’ai contacté l’une d’entre elles via facebook pour pouvoir éventuellement les rencontrer et leur poser quelques questions. D’une incroyable gentillesse et rapidité j’ai obtenu ma réponse et dès le lendemain me voici en compagnie d’Isabelle avec qui j’ai pu échanger.

L’interview:

Hanae: « Bonjour Isabelle, avant tout, je tiens à vous remercier de me recevoir et de prendre du temps pour moi. Comment est né votre projet d’ouvrir une librairie et depuis quand celle-ci a vu le jour? »

Isabelle: « Bonjour Hanae, tout le plaisir est pour moi. Notre librairie, la tête ailleurs à vue le jour le 26 mai 2016, cela va faire bientôt 2 ans. Je ne suis pas seule, nous sommes trois, trois copines pour cette belle aventure qui je l’espère, va durer le plus longtemps possible. Nous sommes des passionnées de livres. Travaillant dans la communication nous avons décidé de réaliser notre rêve. Comme on dit: « Rome ne s’est pas faite en un jour », nous nous sommes longuement concertées, nous avons pris du temps et effectué les démarches nécessaires et depuis… nous voilà :-). »

Hanae: « Comment gérez-vous votre temps de travail et toute l’organisation interne? Car j’imagine, le travail en amont doit être conséquent? »

Isabelle: « En effet, cela demande beaucoup d’organisation, mais chacune de nous sait quoi faire. Nous travaillons à coté pour subvenir aux besoins donc nous nous répartissons les plages horaires en demi journée. Cela nous laisse du temps pour honorer nos rendez-vous professionnels. Quant aux achats et commandes des livres, c’est Maryse qui s’en occupe. Elle prend contact avec les représentants des maisons d’éditions. Pour les choix de romans dans notre librairie, nous fonctionnons avec nos coups de cœur, aux tendances actuelles et nos proches qui nous guident sur les choix de romans dans certaines catégories comme l’histoire et les sciences humaines. Nos journées sont bien remplies et on adore ça. »

Hanae: « Quel est l’avantage pour vous, d’acheter dans une librairie indépendante? »

Isabelle: « Oh! Il y a de nombreux avantages. Tout d’abord le contact avec les gens, l’échange. C’est très important. Nous avons créé une véritable relation avec nos clients c’est super agréable de nous reconnaître. Je dirai aussi que le rapport est direct, sans fioritures, nous sommes dans l’intime. Par exemple, un client peut nous conseiller un livre qu’il faut absolument lire. Le conseil va dans les deux sens. C’est génial. On ne retrouve pas cela dans les grandes enseignes ou du moins pas aussi intimiste. Nous sommes ici, dans le véritable, le partage et la communication. Et, grâce à la loi Lang, le prix des livres reste unique, cela limite clairement la concurrence. »

Hanae: « Isabelle, ma prochaine question est personnelle et j’aimerai avoir votre réponse sans réflexion. Totalement brute. Quelle est selon vous la recette d’un bon roman? »

Isabelle: « C’est avant tout une question de feeling. Si un roman à du style, une belle histoire, de l’inattendu, des personnages complexes et attachants ou du moins qu’il vous crée une émotion, alors le livre a tous les ingrédients pour être un bon roman. C’est propre à chacun, pour ma part, je suis bouleversée par les romans historiques qui parlent de la guerre et des camps de concentration. L’histoire de ces personnages et de leurs drames, moi, ça me bouleverse. Je vous conseille de lire les romans d’Irène Némirovsky. »

Hanae: « Une dernière question pour vous Isabelle. Quel est votre rapport face au numérique? »

Isabelle: « Je ne suis pas contre, cela peut être pratique. J’ai essayé de lire sur une tablette mais ce n’est pas fait pour moi, j’ai besoin de toucher le livre, tourner ses pages, sentir son odeur. Le lien est plus puissant. Avec une liseuse, je trouve la sensation froide sans âme. Mais, je dois lui reconnaître des avantages comme par exemple, une tablette ne prend pas de place et l’on peut y stocker plusieurs romans et puis pour des personnes avec des problèmes de vue, ils peuvent agrandir le texte etc… Mais, je suis peut être pas née à la bonne époque. Internet a quelque chose d’hallucinant, on peut tout faire avec, mais j’aime prendre mon dictionnaire pour y chercher un mot, j’aime chiner des romans. En fait, j’aime les pages…

Voilà pour moi un véritable coup de cœur. Je vous conseille de visiter cet endroit magique.

Libraire LA TÊTE AILLEURS

42, rue de la folie-méricourt
75011 Paris
09 81 77 40 60

Mardi-samedi: 10h30-19h30
Dimanche-lundi: 15h-19h30
Jeudi: nocture jusqu’à 22h

contact@la-teteailleurs.com

N’hésitez surtout pas à liker la page Facebook juste ici: Librairie LaTêteAilleurs

 

Publié dans polar

L’opossum rose – Federico Axat

L'opossum rose-Frederico Axat

Résumé: Désespéré, Ted McKay est sur le point de se tirer une balle dans le crâne lorsque, le destin s’en mêlant, un inconnu sonne à sa porte. Et insiste. Ted s’apprête à aller ouvrir quand il aperçoit sur son bureau, et écrit de sa propre main, un mot on ne peut plus explicite : Ouvre. C’est ta dernière chance. Sauf qu’il ne se rappelle absolument pas avoir écrit ce mot. Intrigué, il ouvre à l’inconnu, un certain Justin Lynch. Et se voit proposer un marché séduisant qui permettrait d’épargner un peu sa femme et ses filles : on lui offre de maquiller son suicide en meurtre. Mais qui est vraiment ce Lynch ? Et quelles sont ses conditions ?
Mon avisOk! Nous sommes bien arrivés à destination… LA FOLIE. Bienvenue dans un monde parallèle mêlant fiction et réalité. Nous avons trouvé le chaînon manquant entre John Irving et Stephen King. Il se nomme Frederico Axat.
Un roman époustouflant à la construction narrative originale et parfaitement maîtrisée. Un véritable thriller psychologique qui nous amène tout droit dans les méandres abyssales de Ted McKay (personnage central de ce livre). Il n’y a pas de bain de sang, aucune violence ici, mais un récit palpitant qui, au fur et à mesure, construit l’histoire. Les premiers chapitres sont flous, on s’y perd entre la fiction et la réalité, la folie ou la raison mais l’intrigue est quant à elle bien réelle et me pousse à creuser un peu plus pour avoir des réponses. L’histoire est bien ficelée, les protagonistes nous provoquent l’empathie, la pitié et parfois l’agacement. Les scènes se succèdent en courts chapitres sans que l’on sache vraiment où les personnages vont nous emmener.
Une véritable découverte. J’en ai adoré la lecture qui ne m’a pas laissée de marbre. Je vous conseille vivement ce roman paru aux éditions Calmann-Levy.
Extrait choisi: Deux réalités fragmentées cohabitaient dans son cerveau : à en croire la première, il avait tué Wendell, mais la seconde attestait qu’il n’était pas un assassin et qu’il avait discuté avec lui… l’intérieur d’un château miniature rose ! De toute évidence, Ted avait de sérieux problèmes, autant le reconnaître.
Quelques mots sur l’auteur: Federico Axat est un auteur de thriller psychologique né en 1975 à Buenos Aires. Peu connu en France, L’opossum rose est son troisième roman.
Romans parus précédemment:
  • Benjamin (2010)
  • La transformation des papillons (2015)
  • L’opossum rose (2016)

J’espère de tout cœur que mes articles vous plaisent. N’hésitez pas à venir également visiter la page INSTAGRAM

Un immense merci

Hanae

Publié dans littératures françaises

Les naufragés de la salle d’attente – Tom Noti

Les naufragés de la salle d'attente-Tom Noti

Résumé: François, Hervé, Gabriela. Ils sont trois dans la salle d’attente d’un psychologue grenoblois. Trois personnes qui ne se connaissent pas. Bloqués, ils attendent… Dehors un terrible accident de tramway a plongé le quartier dans l’obscurité. Aucun d’entre eux ne sait quand cela prendra fin, tandis qu’un invité surprise joue avec leurs nerfs.

Mon avis: Avant de vous donner mon avis sur ce roman, je souhaite vous décrire ma rencontre avec cet auteur. Le Cyber espace a parfois bon goût de vous amener sur le chemin d’une personne, d’une rencontre… Et cette rencontre atteint son Graal quand échange il y a. Et bien, c’est chose faite. Comment? C’est simple : grâce à ma photo de profil Facebook (Amélie Nothomb et moi-même dans une amicale étreinte). Je remercie encore cet HAPPY SELFIE qui a suscité la curiosité d’un homme, plus précisément d’un écrivain. Après quelques échanges fructueux, cet auteur allias Tom Noti décide pour ma plus grande joie de m’envoyer son livre. Et oui les ami(e)s le père noël existe 😉 Que demander de plus? Les jours passent et je guette le facteur, je m’impatiente et je jubile. Mais que ce passe-t-il ? Toujours rien dans la boîte aux lettre. Que fait le facteur? A-t-il égaré mon précieux colis ? Les questions fusent, une mine triste se dessine, mais visage mais je patiente… sagement. Et puis voilà qu’un beau jour, le roman joliment emballé n’attend que moi et qu’entre mes mains, je le dévore. Après deux jours d’une intense lecture ou je m’en suis donné à cœur joie, je fus ABSOLUMENT CONQUIS. D’une plume parfaitement maîtrisée, nous faisons au fil des chapitres la connaissance de personnages dont tout oppose mais qui sont là, tout trois coincés dans une salle d’attente. Tout le roman se déroule en huis clos. Cela peut nous paraître figé pour toutes descriptions (décors, odeur, lieux etc…) mais au contraire, nous nous confrontons à des personnages haut en couleur, à des personnalités bien trempées ou tous les sentiments se fondent et se transforment en une jolie palette de peinture. Tom Noti a réussi avec brio à nous inviter dans la sphère des non-dits. Les personnages y sont complexes et nous avons là trois façons totalement différentes d’appréhender ce qui nous entoure, ce que nous disons et laisser place parfois aux mauvaises interprétations, à des actes manqués et des paroles pas toujours assumées. Avec une dose d’humour glissée de çà et là au fil du roman, la lecture est encore plus enrichissante et l’histoire, encore plus belle. Ce livre a réussi à me faire poser certaines questions : sommes-nous capables de vraiment nous comprendre ? Avons-nous vraiment envie de nous écouter ?  Ce roman est, pour moi, le reflet de notre société.
Bref !!! Ce roman mérite d’être connu, tout comme son auteur – par son talent, par son histoire et par son écriture. Offrez-le vous ou faites-vous le offrir. Ce roman a parfaitement sa place dans votre bibliothèque et/ou sur votre table de chevet.

Quelques mots sur l’auteur: Originaire de Grenoble, Tom Noti se découvre une passion pour l’écriture, mais ce n’est que tardivement qu’il franchira le cap d’écrire pour lui-même et ceci,  grâce à ses enfants qui, un jour, lui ont posé cette question: « Pourquoi n’écris-tu pas un roman ? Tu nous as toujours dit de n’avoir aucun regret dans la vie  et qu’il faut tenter de faire ce que l’on aime quoiqu’il arrive. » Un magnifique facteur déclencheur rempli d’amour pour rattraper le temps perdu. Sa méthode d’écriture pour donner naissance à ce roman Les naufragés de la salle d’attente fut écrit assez rapidement en imbriquant les histoires de trois personnages et en utilisant le procédé du récit choral, comme moyen de percevoir les sentiments de chacun et de les découvrir progressivement. En quelques mots, Tom Noti est un homme bavard… à l’écrit 😉

Tom Noti a trois romans à son actif. Les naufragés de la salle d’attente est le dernier paru aux éditions Paul & Mike en 2017.

A LIRE ABSOLUMENT 😉

Amicalement vôtre

Hanae

 

Publié dans Romans étrangers, Romans contemporains

Manger l’autre – Ananda Devi

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Résumé : Une jeune adolescente, née obèse, mange, grossit et s’isole. Sa mère s’enfuit, horrifiée par son enfant. Ses camarades de classe la photographient sans répit pour nourrir le grand Œil d’internet. Son père, convaincu qu’elle aurait dévoré in utero sa jumelle, cuisine des heures durant pour nourrir «  ses princesses  ». Seule, effrayée par ce corps monstrueux, elle tente de comprendre qui elle est vraiment. Quand elle rencontre par accident l’amour et fait l’expérience d’autres plaisirs de la chair, elle semble enfin être en mesure de s’accepter. Mais le calvaire a-t-il une fin pour les êtres «  différents  »  ?
Conte de la dévoration et roman de l’excès, Manger l’autre est une allégorie de notre société avide de consommer, obsédée par le culte de la minceur et de l’image conforme.
Avec force, virtuosité, et humour, Ananda Devi brise le tabou du corps et expose au grand jour les affres d’un personnage qui reflète en miroir notre monde violemment intrusif et absurdement consumériste.

Mon avis : « Je me dévore dans une exquise absence de souffrance ». L’histoire est en huis clos et tourne autour d’un personnage autodestructeur aux appétits jamais assouvis à la limite du grotesque et dont on ne connaîtra jamais le prénom. Elle nous confie ses angoisses, ses peurs, ses frustrations et son obsession. C’est une ode à la noirceur de l’âme, de la souffrance et à la surconsommation. Un véritable coup de gueule au diktat de la beauté et de la sur-connexion. Comment ne pas penser au célèbre Gargantua de François Rabelais, au martyre de l’obèse d’Henry Béraud  ou bien à l’Œdipe toi-même de Freud.  J’ai mis du temps à le digérer, à l’assimiler mais j’y suis parvenu grâce à la pointe d’humour que glisse Ananda Devi. C’est un roman bouleversant qui nous questionne et nous bouleverse. Bref, un roman qui se déguste…

Ananda Devi romancière d’origine mauricienne à écrit plusieurs livres depuis 1977, elle a reçu différents prix et distinctions notamment le prix des cinq continents de la francophonie en 2006, le prix Louis Guilloux en 2010 ainsi que la distinction des Chevaliers des Arts et des Lettres en 2010. Ananda Devi était auparavant aux éditions Gallimard

Roman paru aux éditions Grasset en janvier 2018

Jetez-y un coup d’œil : Editions Grasset