Le jeu du chuchoteur – Donato Carrisi

Parution : 02/10/2019
Éditeur : Calmann-Levy

Résumé : En pleine nuit d’orage, l’appel au secours d’une famille. Un homme à capuche qui rôde. La police qui n’arrive qu’au petit matin. Le spectacle d’un carnage : du sang partout. Mais aucun corps. Ni parents. Ni enfants.

Mila, experte en enlèvements, ne voulait plus jamais enquêter. Mais tout porte à croire que le chuchoteur est de retour. Mila n’a pas le choix : il faut à tout prix l’empêcher de frapper à nouveau.

Mon avis : Avec Donato Carrisi, j’ai vite compris une chose. Cette toute petite chose non négligeable qui me fait tant aimer ses romans. Cette petite chose en question s’appelle : « LE LÂCHER PRISE ». En effet, je ne cherche plus à trouver les réponses à toutes mes interrogations. Je me laisse simplement guider par l’histoire, par les personnages. Je me laisse submerger par la psychologie complexe qui en découle et par les revirements de situations que seul Donato Carrisi manie avec talent. J’ai vite compris que chercher la solution, le coupable; qu’essayer par tous les moyens de résoudre l’affaire ne me menait, en quelque sorte, à rien. Peut-être à me torturer l’esprit ayant pour résultat : pas grand chose. 
Car Donato Carrisi n’est pas seulement un excellent romancier, c’est aussi un génie de l’intrigue avec pour devise : « Frapper là où l’on l’attend le moins. » Et depuis que j’ai totalement lâcher prise, la lecture n’en est qu’extase. 

« L’étranglement rentrait dans la catégorie des « syndromes d’asphyxie mécanique violente ». Il ne nécessitait pas forcément d’instrument comme une corde, des capuches ou des coussins. L’assassin choisissait de ne pas se servir de la médiation d’un objet, parce qu’il voulait éprouver le plaisir de sentir la vie d’autrui s’épuiser sous ses doigts – la respiration qui faiblissait, le rythme cardiaque qui ralentissait jusqu’à s’arrêter. Le contact physique était essentiel et, au-delà de la cruauté, il dénotait aussi une certaine détermination. En effet, tout le monde ne saisit pas ce que signifie tuer une personne en l’étouffant. La victime qui se débat, désespérée, le relâchement des sphincters, les yeux qui sortent de leurs orbites. Pour les personnes normales, c’est un spectacle terrible, mais pour certains psychopathes il s’avérait très excitant – certains atteignaient même l’orgasme dans ces conditions… »

 Je vous laisse imaginer ma joie quand j’ai eu, en ma possession cet opus. J’ai ressenti une folle excitation mêlée à de l’appréhension car inconsciemment je recherchais dans Le jeu du chuchoteur cet énorme coup de cœur que j’ai pu vivre il y a de plus de 10 ans avec son tout premier roman Le chuchoteur. Mais nous avons beau rechercher, ne serait-ce qu’une once de ce même amour longtemps perdu, nous le savons tous, celui-ci est unique et nous ne pouvons pas revivre deux fois la même sensation. Et j’ai trouvé ici un coup de foudre, différent cette fois pour mon plus grand bonheur. 
Donato Carrisi est, comme je vous l’ai écrit plus haut, un excellent romancier mais aussi un criminologue hors pair, un anthropologue et un scénariste sur mesure. Un combo parfait pour des histoires qui nous tiennent en haleine et pour des sensations qui nous alertent. Quel génie ! 

« Le modus operandi d’un tueur en série est comme la recette d’un gâteau… Mila se répéta ce parallèle efficace. Si quelque chose réussit avec un processus défini, pourquoi faire autrement? Pourtant, bien que conservant des éléments de continuité, le modus operandi d’un tueur en série peut varier d’un crime à un autre : le meurtrier, comme le pâtissier, se perfectionne avec l’expérience. »

Si vous souhaitez emprunter le long et laborieux chemin des bas-fonds de l’inconscient, longer les étroites et sombres ruelles de l’aliénation ou encore humer, avec angoisse, ce qu’il y a de plus noir et de plus horrible chez l’Homme rien de plus facile. Lisez un roman de Donato Carrisi. Il est extrêmement généreux et vous offre un aller simple : direction LA FOLIE. 

Je ne vais pas vous « raconter » l’histoire. Je pense sincèrement que la quatrième de couverture se suffise amplement à elle seule. Par mes mots, j’essaie juste d’attiser votre curiosité pour lire cet auteur. Sachez, pour celles et ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de lire un roman de Donato Carrisi, que chaque histoire est confectionnée comme une toile d’araignée. Vous allez découvrir beaucoup de personnages, vivre quelques scènes de crime, suivre d’énormes rebondissements et partir dans de lointaines contrées psychiques. Donato Carrisi va réussir à semer le doute dans votre propre jugement pour arriver, au final, à vous noyer là où vous vous y attendiez le moins. 

Si vous êtes curieux, allez parcourir mon blog : vous y trouverez quelques articles sur cet auteur 😉 

Merci sincèrement de m’avoir lu jusqu’au bout. Quelle patience !!!! 🙂 

Parole d’une groupie 

Le gang des rêves – Luca Di Fulvio

Éditeur : Slatkine & Cie
Parution : 02/06/2016

Résumé : New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminita, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et sans ses bras, l’amour?

Mon avis : Le gang des rêves où comment passer des nuits blanches. Il m’est difficile de trouver les mots. Ces mots justes, ces mots fins, ces mots d’amour qui arriveront, avec justesse, à résumer ce chef d’oeuvre. Car oui, c’est un chef d’oeuvre !
Ce roman, avec droiture, m’a transpercé, m’a cloué par son réalisme, sa dureté, sa générosité et par ses espoirs. Il a réussit à me pousser loin de mes retranchement, il m’a sorti de ma zone de confort pour m’amener loin, très loin, grâce à sa force et sa rage.

Le gang des rêves , ce roman qui laissera à jamais gravé en moi, sa marque, son splendide et son ivresse. Luca Di Fulvio nous offre ici une grande et riche fresque romanesque.

Nous sommes au début du 20ème siècle, en Sicile où Cetta Luminita, belle jeune femme vit, auprès d’une famille de paysan avec un père absent et une mère jalouse. Jalouse de sa propre fille, de son propre sang, de sa propre chair. Cette hideuse jalousie qui va pousser la mère a mutiler sa fille pour la rendre moins jolie, moins désirable. Pour éviter tous ces regards que les hommes posent sur elle. Est-ce par cruauté?  Par protection ? Ou est-ce la jalousie qui prend une place bien trop importante dans le cœur d’une mère?  Ce stratagème n’aura que peut d’effet sur la naturelle beauté de Cetta qui, est l’histoire comme là, se fera violer au milieu d’un champs par un homme noyé dans ses propres pulsions. Cetta portera, dans son ventre, le fruit de cette agression mais décidera, par une force insoupçonnée, de garder l’enfant et de fuir ce pays, qui l’emprisonne et l’empêche de voir au-delà de l’horizon. Cetta quittera donc sa terre pour partir vivre le « rêve américain ». Elle choisira donc New York car là-bas on devient quelqu’un, on devient plus grand. Elle part donc, sans se retourner et va devoir user de son corps et de ses charmes pour régler le voyage. Elle va pouvoir enfin vivre.

Remettons-nous un instant dans le contexte historique du roman. Nous sommes en 1920, New-York vient seulement de naître mais c’est aussi la naissance de la ségrégation sociale et raciale, des rivalités de gangs. Cetta et Christmas, son fils, vont devoir se faire une place dans cette jungle urbaine qui ne cesse de bousculer les codes. Christmas va grandir au milieu de ce tumulte et Cetta n’aura d’autre choix que de se prostituer pour survivre. Difficile pour un enfant d’avoir une mère catin et un géniteur violeur n’est-ce pas ? Mais Cetta est une femme forte, courageuse et respectable. Elle va offrir à son fils des valeurs qui le suivront toute sa vie. Celle ne ne pas se sentir étranger et surtout de respecter coûte que coûte les femmes. Valeurs que va suivre, à la lettre, Christmas.

Le gang des rêves c’est aussi une rencontre d’amour évidente, entre Christmas et Ruth, mais cette amour impossible de part leur race qui les oppose (Christmas italien, Ruth juive), et de part leur statut sociale qui les diffère (lui pauvre, et elle riche). leur rencontre naîtra dans le sang, le traumatisme et la peur. Mais rien n’arrête l’amour et la détermination de Christmas. Jeune homme vif et intelligent.

Le gang des rêves c’est aussi le portrait de plusieurs vies, d’aventures humaines, d’amours impossibles, de joies et de peines. Mais c’est aussi le tableau aux riches couleurs de rêves, ceux qui nous permette de nous accrocher à la vie et qui nous cesse de nous rappeler nos véritables valeurs, l’essence même de l’Homme et qui donne une raison à notre propre existence.

Je ne peux vous en dire davantage. Ce romane st un véritable coup de foudre et les coup de foudre il y en a peu. On doit donc le déposer dans toutes les mains pour se remplir de sa force. Ce roman se lit comme une saga et une fois que l’on tombe dedans, c’est comme une drogue, on ne le lâche plus.

Un maniaque dans la ville – Jonathan Kellerman

Parution : 19 mai 2016
Éditeur : Éditions SEUIL 

Résume : Vita Berlin était une affreuse bonne femme, mais était-ce une raison pour la massacrer ainsi ? Quand un deuxième cadavre est découvert, atrocement mis en scène et pareillement éviscéré, et que d’autres suivent, à l’identique, Milo Sturgis doit se rendre à l’évidence : un serial killer particulièrement sadique opère à Los Angeles. L’enquête traditionnelle est un fiasco, les victimes semblent n’avoir rien en commun et la panique gagne.
Fort de sa longue expérience de psychologue, Alex Delaware finit par entrevoir un lien entre cette boucherie et un schéma mental renvoyant au profondeur les glaçantes de l’âme humaine.
Tout semble converger vers le passé sinistre d’un hôpital psychiatrique de Ventura…

La course contre la montre est engagée.

Mon avis : Jonathan Kellerman nous amène, ici, dans la 27e enquête d’Alex Delaware. Pour celles et ceux qui ont lu tous les précédents romans de cet auteur, connaissent ce personnage complexe et attachant. Psychologue consultant auprès de la police, il travaille en étroite collaboration avec Milo Sturgis, policier dans le sang. Un duo foncièrement différent mais qui, contre tout attente, fonctionne avec brio.

Nos deux acteurs sont sur la piste d’un serial killer qui a pour signature, des meurtres d’une sauvagerie déconcertante, il voue une véritable admiration pour les entrailles de ses victimes, et malgré le sang coulé, son « travail » est précis et soigné. L’enquête patauge, perd du temps. Ce temps que notre tueur mettra à profit pour commettre d’autres abominations.
Pour moi, l’enquête manque d’originalité mais la lecture en reste agréable et la précisions des scènes de crimes ne peut nous laisser de marbre. C’est un roman sans grande surprise, une sorte de « déjà vu » mais foncièrement bien mené. Jonathan Kellerman reste chaudement dans sa zone de confort, il est là où ses lecteurs l’attendent. Mais c’est sûrement mieux ainsi. 27e roman, difficile de sortir du lot ! Loin d’être un coup de cœur, le maniaque dans la ville est écrit avec justesse, la plume de l’auteur est de qualité et le suspense reste au rendez-vous.

C’est une traque au serial killer qu’on apprécie 😁

Magical Girl Holy Shit – Souryu

Parution : Japon 2016 / France 2018
Type : Seinen
Genre : Action, comédie, surnaturel
Éditeur :  AKATA collection WTF

Résumé : Quand l’humanité est en danger, elles sont le dernier rempart pour nous sauver… Les adorables et pures magical girls, de tout temps, ont veillé avec foi et amour sur leurs semblables. Cette fois encore, tandis que se lèvent les terribles stremons, une belle et valeureuse justicière au cœur sincère va leur faire face… Ou pas !!! Parce que Kayo, elle n’en a pas grand chose à foutre, du sort de l’humanité. Tout ce qu’elle souhaite, c’est se bourrer la gueule. Mais une chose est sûre : ne venez pas lui chercher des noises quand elle est en manque de nicotine, au risque de vous prendre une belle rouste !

Mon avis : Qu’est-ce qu’une magical girl me diriez-vous? Et bien, je me suis penché un peu plus sur cette question et voilà ma déduction.
Nous connaissons tous, ou presque la célèbre série animée Sailor Moon ou encore Sakura (pour les plus jeunes). Ces personnage qui ont bercé notre jeunesse et qui ont réussi à faire rêver les jeunes filles avec leurs formes généreuses, leurs sourires ultra-brite, leurs coiffures majestueuses grâce à leurs cheveux interminables et surtout leurs supers pouvoirs. Et bien la magical girl est le stéréotype parfait d’une femme parfaite vu par les japonais. (Bon, pour les conditions de la femmes on repassera, mais le but de cette article n’est pas là). La magical girl est donc le personnage archétype et fantasque qui est ancrée dans les mœurs de la culture nippone. Ces filles sont toujours liées de prêt ou de loin à un royaume magique, elles sont dotées de pouvoir pour œuvrer au quotidien, faire le bien et combattre le mal. Vous l’aurez compris, la magical girl arrive a allier une vie « ordinaire » passionnante et studieuse, sans aucune ombre au tableau, avec sa vie de super héroïne aux tenues extravagantes. On remarquera qu’elles sont toujours accompagnées d’une baguette magique (idéal pour la transformation) et d’un petit personnage super kawaii qui l’accompagne dans toute sa quête pour sauver l’humanité.

N’est-ce pas là le cliché ultime?

1/ cliché physique : Qu’on se le dise, c’est une bombe atomique.
2/ cliché moral : toujours avenante, serviable, gentille.
3/ cliché moral : Oeuvre pour le bien de l’humanité, pour la défense des animaux etc…

Trop édulcoré pour moi, j’ai jamais accroché à ce style jusqu’au jour ou je découvre MAGICAL GIRL HOLY SHIT des éditions Akata dans la catégorie WTF (Genre que j’adore. Je vous invite à jeter un petit coup d’œil juste ICI
Nous accompagnons Kayo Majiba, notre héroïne est une jeune et jolie jeune fille comment dire, pas comme les autres. Remplie de rage et de colère elle se contre fou du monde qui l’entoure, elle n’aspire qu’à une chose, qu’on la laisse tranquille. Sa passion, la nicotine, sa raison de vivre, tabasser les gens. Par chance, les stremons débarquent sur la planète. Ces créatures immonde attirés par la négativité des gens et qu’ils ne souhaitent qu’une chose, les dévorer. Même si, qu’on se le dise, Kayo s’en contre fou, elle va pouvoir en profiter pour déverser, sur les stremons, toute sa haine. Pour son plus grand bonheur.
Kayo est accompagné d’un petit être ultra mignon prénommé Myû, un véritable pokemerde (comme elle adore le nommer) et qui prend des droites monumentales. Sa petite tête ravagée fait souvent sourire notre magical girl adorée.

Beaucoup de personnages vont se greffer autour de notre gentille héroïne et je peux vous assurer qu’ils vont, plus d’une fois, goûter aux humeurs très changeantes de Kayo… Pour notre plus grand bonheur.

Bref! Ce manga joue sur l’outrance et l’exagération, il casse les codes et contourne avec brio les clichés. Les dessins sont magnifiquement réalisés, on note également plusieurs clins d’œil sur les scènes de combats cultes d’autres mangas (dragon ball notamment) et les gros plans sur les petites culottes des filles sont pour moi, à mourir de rire.

5 tomes sont sortis en France et je n’y vois aucune lourdeur dans les dialogues, l’évolution des personnage et de l’histoire. J’ai hâte d’en connaitre la suite.

Gros coup de cœur pour moi.

Si tu arrives jusqu’ici sache que je te félicite. Merci d’avoir pris le temps de me lire jusqu’au bout 😉

Psycho Killer – Keith Ablow

Parution : 30/09/2000
Éditeur : Éditions du Rocher / Pocket 

Résumé : Contre les barreaux de sa cellule, le docteur Trevor Lucas tente de briser son bras droit qu’il dit possédé par Satan. À Lynn, petite ville voisine de Boston, le procès Lucas défraye la chronique : quatre des patients du chirurgien ont été sauvagement assassinés… Le commissaire Emma Hancock, qui privilégie la piste du plagiaire, fait appel à Frank Clevenger, un ami psychiatre dont la brillante carrière a été détruite par la cocaïne. Mais ce qu’elle ignore, c’est que Clevenger partage un terrible secret avec le docteur Lucas : ils connaissent tous deux le véritable coupable… Alors, quand le chirurgien, avec l’aide d’une horde de tueurs psychopathes, prend l’hôpital en otage et réclame la présence de Clevenger, le psychiatre comprend qu’il va devoir régler ses comptes avec le passé. Il accepte de se rendre dans l’antre de l’enfer pour négocier avec Lucas, tout en luttant contre un danger encore plus grand : ses propres démons…

Mon avis : Ah ! Keith Ablow, cet homme est fou. Pour notre plus grand bonheur.
Je vous souhaite la bienvenue dans la folie. Mettez de côté votre propre réalité, laissez entre parenthèses votre propre perception, installez-vous confortablement dans votre canapé et laissez-vous guider par les histoires psychologiquement perturbées de cet auteur. Je vous souhaite une agréable descente aux enfers. 😉

Nous retrouvons dans cet opus, Frank Clevenger, psychiatre de renom aux penchants plutôt… non conventionnels. En chassant les démons de ses patients, Clevenger dompte les siens, c’est dire sur la complexité du personnage. Même si ce roman n’est pas le meilleur de Keith Ablow (je note mes coups de cœur comme Psychopathe ou l’Architecte) nous pouvons quand même nous poser des questions comme Qu’est-ce que la folie? Où se situe la frontière entre le bien et le mal? Mais dans ce roman nous pouvons aller encore plus loin : Croyez-vous qu’il puisse exister des hommes persuadés qu’une partie de leur corps est possédée par une entité démoniaque qui puissent les pousser à tuer? Peut-on imaginer qu’une personne, pour se libérer de cette possession, s’ampute délibérément le membre pour retrouver un semblant de libération? Cet homme serait-il fou ou menteur? Serait-il dans le déni en prétextant que c’est le diable qui tue et non sa propre main? Je laisse toutes ces questions en suspens. L’Homme est bien trop complexe pour pouvoir, ici, y apporter un semblant de réponse. Quoi qu’il en soit, on plonge, tête la première, dans ce qu’il y a de plus sombre… Chez nous.
Frank Clevenger va devoir faire preuve de beaucoup de dextérité et utiliser à bon escient son expertise de psychiatre pour dénouer cette affaire. Comme je vous ai cité plus haut, Clevenger est un grand psychiatre qui travaille en étroite collaboration avec la police. Il est plutôt très à l’aise avec les troubles psychotiques et il a réussi à mettre un grand nombre de psychopathes, sociopathes et schizophrènes derrière les barreaux. Mais ici, la tache sera d’autant plus compliquée que Clevenger et Lucas ont un passé en commun et lorsque la vérité éclate, l’intégrité en prend un sacré coup.

Psycho Killer parle de sexe, de drogue, de folie et de sang. Un véritable cocktail pour les amateurs de sensations fortes. Le seul bémol que je peux apporter à ce roman est que l’on se doute aisément des enchaînements des événements, mais j’ai été happé par la fluidité et le rythme soutenu de Psycho Killer. Loin d’être un coup de cœur, cet opus reste un excellent thriller.

Note de l’éditeur : « Psycho Killer est un roman criminel sans équivalent. C’est comme si vous passiez une semaine dans un asile de dingues, comme une visite guidée dans la tête d’un psychopathe.« 

Confession d’un masque – Yukio Mishima

Parution : 21 février 2019
Éditeur : Éditions GALLIMARD
Traduit du japonais par Dominique Palmé

Note de la maison d’éditions : C’est sur l’édition originale de 1949, établie par Kawade Shobô, que s’appuie la présente traduction. Nous nous sommes efforcée de rester aussi proche que possible de la ponctuation de Mishima, notamment concernant les tirets longs de plus d’un cadratin (_____) et les enchaînements de six points de suspension (……). Ce sont là des aspects fondamentaux de la recherche stylistique de l’auteur qui donnent au texte son rythme et son caractère singulier.

Résumé : Dans l’intimité de sa chambre, un jeune garçon s’éveille au désir en parcourant les pages d’un livre d’art. Obsédé par la beauté stupéfiante du corps nu, ligoté et mordu de flèches de saint Sébastien, il laisse libre cours à ses rêveries cruelles où l’objet de son fantasme est torturé, tué, dévoré. Dans la rue, il est attiré par des matelots et les petits voyous, et à l’école par un charismatique camarade de classe dont l’assurance et le charme subjuguent. Prenant peu à peu conscience de son attirance sexuelle pour les hommes, il tente de réprimer ses pulsions et se fabrique un masque social qu’il porte chaque jour aux yeux du monde. De l’enfance à l’âge adulte, il tentera à tout prix de se conformer à ce qu’il croit être la norme du désir. Mais cette comédie conventionnelle de l’hétérosexualité ne saurait le duper éternellement, et pour ne pas trahir plus longtemps son être profond, il devra trouver la force de regarder en face cette attirance qui le consume, et apprendre enfin, à vivre en paix avec lui-même.

Mon avis : Avec les mots de Yukio Mishima, l’expression « faire tomber le masque » prend enfin tout son sens. Confession d’un masque est un chef d’ouvre autobiographie qui a soulevé, à l’époque de sa sortie, un véritable scandale. (Remettons- nous dans le contexte historique, Yukio Mishima publie ce roman en 1949. Le japon sort d’une crise marquant l’histoire. Pays conservateur et patriotique, le caractère sadique et l’érotisme homosexuel que présentent magnifiquement ce roman ne sont donc, pour l’époque, pas très bien accueillis).
Yukio Mishima nous offre ici une véritable confession sur cet enfant, cet adolescent et ce jeune homme qu’il était à l’époque et qui était rempli de doutes, de questions et d’angoisses. En effet, ses penchants homosexuels, son attirance pour le morbide et l’auto-destruction, son attirance pour la virilité et sur la place qu’il possède dans ce monde vont le pousser à se créer un masque pour se fondre avec aisance dans cette société. Mais qu’on chasse le naturel, celui-ci revient au galop.
Bienvenue dans l’antre de la douleur, celle qui nous remet sans cesse dans la peau d’un homme que l’on occulte, celui qu’on est mais qu’on n’accepte pas. C’est un long chemin semé d’embûches que Yukio Mishima devra emprunter pour combattre ses propres démons et faire face aux regards qui jugent pour s’accepter enfin tel qu’il est.

Un roman introspectif, intime, réel et fantasmé au thème délicat qui frappe encore aujourd’hui notre société. Les mots d’une précision quasi chirurgicale foncent droit vers notre cœur pour remettre en questions nos propres croyances, nos idéaux et convictions. En sortant de notre zone de confort, nous réfléchissons sur ces conditions qui nous poussent à nous créer notre propre masque.

Alex Verus tome 4 LES ELUS – Benedict Jacka

img_0522Éditeur : ANNE CARRIÈRE
Parution : 08 février 2019

Résumé : Alex était autrefois l’apprenti de Richard Drakh, un mage de l’ombre. Sous prétexte d’obéir aux ordres de son maître, il a commis des actes dont le souvenir le hante. Alors que court la rumeur du retour de Drakh, Alex va devoir faire face aux erreurs de cette époque, en affrontant un jeune initié assoiffé de vengeance. S’il s’est largement amendé depuis ces années noires, Alex redoute le jugement de ses amis, et particulièrement celui de Luna, son apprentie, sur ces heures sombres de son passé.
Mais s’ils doivent aller au combat pour lui, il leur faut savoir pour quel genre d’homme ils risquent leur vie.

Mon avis : Qui aurait pu croire qu’un jour, j’allais m’extasier devant une saga qui, au départ, visait un public de jeunes lecteurs ? Ce n’était sûrement pas moi. Mais lire nous dévoile très souvent de jolies surprises. Ces surprises en question nourrissent notre curiosité, élargissent nos champs des possibles et nous confèrent des moments privilégiés. La saga des aventures d’Alex Verus créée sous la plume de son créateur, Benedict Jacka, est un melting-pot de tout cela. Mon regard de jeune adulte alimenté par l’expertise d’une vie passée est toujours au rendez-vous pour me replonger avec délectation dans mon insoucieuse adolescence, avec pour différence, et pas les moindres, mon expérience qui parcourt tous les détails de ces romans en les sublimant un peu plus – Ce qui enrichit davantage l’histoire. Qu’on se le dise !
Ce que j’apprécie avec cet auteur, c’est sa ligne directrice. En effet, cette saga est longiligne, constructive et évolutive. Elle ne cesse de se mouvoir, de s’enrichir et chaque tome nous rappelle le précédent tout en nous dévoilant, avec parcimonie, les prochains.
L’histoire est maîtrisée, tous les personnages évoluent, grandissent. Ils prennent forme avec précision et constance. J’aime ce mélange de fantaisie, de magie et d’irréel qui se fondent magistralement avec notre époque. Certains maux de notre société y sont habilement soulevés, ils sont dénoncés mais jamais dénigrés. Ils nous rappellent juste leur présence et nous poussent parfois à une certaine réflexion. Alors oui ! Nous sommes loin de la pensée profonde. Nous restons avant tout dans une saga pour jeune adulte.

Je ne souhaite pas rentrer dans les détails de l’histoire. Je veux simplement vous dire que dans ce tome, nous faisons un bond dans le temps pour comprendre un peu plus le passé de nos personnages et donc en savoir davantage sur leur psychologie. Non négligeable pour la suite j’en suis persuadé. Je pense qu’il vous faut découvrir les trois précédents tomes pour comprendre l’essence même des aventures d’Alex qui se décline en douze parties 😉

À quand une adaptation cinématographique ??? 

J’espère que mon article attisera votre curiosité à découvrir cette jolie merveille de fantaisie.

Et voici les liens des trois précédents articles consacrés à Alex et sa bande.
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Alex Verus tome 1 – Destinée 
Alex Verus tome 2 – Malédiction 
Alex Verus tome 3 – Persécution 

50 nuances de gras – Synecdoche

Parution : 02 mai 2019
Éditeur : DOKI DOKI
Type : Seinen manga dont la cible éditoriale est avant tout constituée par les jeunes adultes (15 à 30 ans) de sexe masculin.

LES MANGAS D’HANAE 

Résumé : Naoe travaille dans un centre de massage et de bien-être, où il soulage les gens de leurs petits bobos. Mais le jour où il voit débarquer Erufuda, une étrange jeune femme un peu grassouillette, il comprend qu’il a affaire à un cas critique… Sa patiente n’est autre qu’une elfe, coincée dans notre monde à cause de son surpoids !
Ayant commis l’erreur de goûter à la nourriture terrestre, elle est, depuis, complètement accro aux frites ! Avec son sale caractère et sa totale mauvaise foi, l’elfe est loin d’être commode…
Et Naoe va découvrir qu’elle n’est pas la seule créature fantastique à avoir besoin de son aide pour rester en pleine(s) forme(s) !

Mon avis : Ce manga découpé en tranche de vie avec pour personnages principaux : Naoe, jeune masseur-chiropracteur travaillant dans un centre de relaxation où il va découvrir, à sa stupéfaction, Erufuda, jeune et jolie elfe qui a fortement besoin d’aide car cette dernière à une addiction peu commune. En effet, dans son monde, la nourriture est fade, sans saveur, sans odeur et sans couleur. Elle vient donc ici, dans le monde des humains, pour se délecter d’un met honorable, alléchant, savoureux sublimé d’une architecture complexe et généreuse… la frite !!! Mais l’inconvénient, est pas le moindre, c’est que notre elfe, au caractère tranchant, a prit un peu trop de poids et, par conséquent, ne peut retourner dans son monde avec, pour bagage, ses quelques kilos en trop. Naoe va donc prendre sous son aile cette droguée de la frite pour lui prodiguer des exercices physiques et un rééquilibrage alimentaire qui l’aidera à retrouver ses formes d’antan. Mais les choses ne vont pas ce passer comme prévus.. pour notre plus grand bonheur.

50 nuances de gras est un manga à l’humour décomplexé, tout en rondeur et badigeonné d’huile de friture. On y rencontre des « créatures » fantastiques comme une sirène, une ogre, une mandragore… et franchement, c’est marrant. Bref ! Ce manga nous dévoile de jolies surprises avec des graphismes géniaux, détaillés et généreux aux mises en scène drôles et…sans complexe. On note également tous les conseils pour une alimentation saine et des exercices physiques facilement réalisable au quotidien 😉
Un manga qui, comme les frites, ce dévore. #yumyum

Je patiente sagement pour l’arrivée imminente du tome 2

La femme dans l’ombre – Christine Féret-Fleury

Éditeur : Éditions DENOËL
Parution : 16 mai 2019

Résumé : Sa passion? L’opéra. Son métier? Tueuse à gages. Elle n’a pas de nom. Se tient à distance, de tout et d’abord d’elle-même. Restauratrice le jour, elle se transforme, la nuit, en machine à tuer. Quand elle n’obéit pas aux ordres de ses commendataires, elle court le monde, d’opéra en salle de concerts, pour écouter les œuvres de son compositeur fétiche, Richard Strauss. Son prochain contrat ? Une cheffe d’orchestre à la célébrité naissante…
Elle s’appelle Hope Andriessen. D’origine rwandaise, elle a assisté au massacre d’une grande partie de sa famille. Depuis, la musique est son foyer et sa seule raison de vivre. Après des années d’efforts acharnés, elle vient enfin d’être nommé à la tête d’un grand orchestre ; juste avant Noël, elle dirigera un opéra de Strauss, La femme sans ombre.

Deux femmes que tout sépare, sauf leur passion pour la musique. Et le fait que la première va devoir tuer la seconde…

Mon avis : Quel titre révélateur pour le destin de deux femmes dont presque tout oppose. Je dis presque car malgré leurs différences, une seule passion les unit. Une le sait, l’autre va le découvrir.
Il y a Elle, on ne connait pas son nom, nul besoin de le savoir. Elle vit dans l’ombre, se cache, se camoufle. En changement constant et incessant, elle s’immisce avec discrétion et détermination dans la vie d’autrui. Elle commet peut d’erreur, elle a des gestes affûtés, elle est précise. C’est une véritable machine à tuer. Finalement, on ne sait que peu de choses sur cette femme. Elle est personne, elle est tout le monde. Elle peut s’appeler Elodie, Alexandra ou Blandine. Peu importe, on ne sait qu’une chose et pas des moindres: dès que la nuit s’installe, elle tombe le masque pour devenir une chasseuse invétérée.

L’autre, quant à elle, a sa propre identité, elle se nomme Hope Andriessen. Espoir, un mot qui lui colle à la peau. Elle est noire de peau, elle a vécu avec impuissance et violence au massacre de sa famille. Elle traîne depuis la lourdeur du manque et la tristesse de l’abandon. La vie ne lui a fait aucun cadeau. Peut-être un seul qui porte le nom de « détermination ». Véritable passionnée, elle travaillera d’arrache-pied pour arriver là ou elle se trouve aujourd’hui : jeune femme noire et cheffe d’orchestre. C’est pour Hope, l’aboutissement d’une vie de douleurs, de doutes, d’échecs et d’espoirs.
Elle va diriger un opéra qu’elle affectionne tout particulièrement. La femme sans ombre du célèbre compositeur Richard Strauss. Plus connu par les mélomane sous le nom Die Frau Ohne Schatten, un opéra de presque quatre heures se découpant en trois actes, opéra qui mêle le monde des esprits et celui des hommes. L’histoire se situe dans une atmosphère de conte oriental dont l’intrigue abonde de symboles ésotériques.

Que va-t-il se passer quand le destin de ces deux talentueuses femmes vont se croiser ? Que se passe-t-il quand l’une vit de sa passion, la musique, et l’autre rêve de vivre sa passion ?

Voilà deux histoires qui se croisent, s’entremêlent, s’entrechoquent; deux luttes acharnées pour finalement ne mener qu’un seul combat. Voilà une lecture fort agréable. L’histoire est merveilleusement bien ficelée, l’intrigue plutôt très bien maîtrisée.

Christine Féret-Fleury nous mène, telle une cheffe d’orchestre, à la baguette. 

Quelques mots sur l’auteure  Christine Féret-Fleury, née en 1961, est une éditrice et auteure française, notamment de livres pour la jeunesse. Elle travaille chez Gallimard. Depuis 2001, elle se consacre principalement à l’écriture tout en assurant la direction éditoriale des éditions Les 400 Coups France.

La fillette au drapeau blanc – Saya Miyauchi

Éditeur : Éditons AKATA
Parution : 12 octobre 2017

D’APRÈS LA VIE DE TOMIKO HIGA

Résumé : Avril 1945, Okinawa. Tandis que le Japon est entré en guerre depuis quelques temps déjà, la petite île tropicale nippone semble encore épargnée par les conflits. C’est là-bas que vit la petite Tomiko, dans la joie et la bonne humeur, malgré l’absence de sa mère. Pourtant, quand les bombardements commencent et que son père doit partir sur le front, son quotidien bascule et… désormais, il lui faudra survivre… Survivre, envers et contre tout !!

Mon avis : Avec ce manga, je viens de faire un bond dans le temps, dans une zone géographique qu’aucun cours d’histoire ne présente. J’ai subi tristesse, compassion, désarroi, peur, angoisse et espoir. Ce mélange inconditionnel de sentiments autour d’une seule et même personne. Une force invisible mais engagée pour cette fillette, Tomiko Higa. Quel âge a-t-elle ? Quoiqu’il en soit elle était bien trop jeune pour vivre et subir tous ces martyres. En l’espace de quelques mois, nous allons suivre Tomiko dans sa fuite. Adieu l’innocence, au-revoir inconscience.

Chère petite Tomiko, tu as, longtemps déjà, perdue ta maman mais tu étais joyeuse en compagnie de tes deux grandes sœurs, de ton frère adoré et de ton papa chéri. Tu étais une perle d’énergie, l’essence même du sourire, tu évoluais avec gaieté dans la maison familiale sur cette merveilleuse île qui porte le nom d’Okinawa, tes yeux étaient riches de découvertes, tu avais soif d’apprendre de ton père, tu adorais jouer avec ton frère, et faire le bébé avec tes sœurs. Bref, cette vie était à toi, elle t’appartenait. Tu étais naïve et tu sais quoi ? Tu aurais dû le rester. Tu étais bien trop jeune quand cette guerre a commencé. Cet acte barbare, inhumain et dénué de sens t’a subitement arrachée de ton petit royaume, ton papa a dû partir au front et tu ne le reverras plus. Tu ne comprends pas ce qui ce passe, tout ce mal, ce sang coulé, ces morts parsemés çà et là. Tu as peur, tu pleures mais tes sœurs et ton frère sont avec toi. Ils te protègent comme ils peuvent. Jusqu’au jour où, dans un trou, blottie contre ton frère adoré, tu trouves un peu de répit et de confort. Tu t’endors dans ses bras, lové dans sa chaleur, mais le matin, au réveil, tu lui découvres les yeux grands ouverts, il a perdu sa vie, il a protégé la tienne. Que s’est-il passé ? Seuls les bombardements et les balles tirées le savent. Tes sœurs et toi devaient laisser le corps de votre frère ici, ce sentiment d’abandon vous inonde mais vous lui faites la promesse de revenir.
Les bombardements de plus en plus proches, de plus en plus conséquents vous feront paniquer. Tu perdras de vue ce qu’il te reste de famille, tes deux grandes sœurs.
Ma chère petite Tomiko, tu vas devoir être forte, tu vas devoir te battre, je sais, tu es jeune, tu n’es qu’une petite fille mais tu as toutes les armes en toi pour survivre. Je te promet que tout va bien se terminer même si tu dois fuir, te cacher, manger à coté de cadavres, essayer de trouver de l’eau potable. Tu vas être effrayé,e fatiguée, épuisée mais un beau jour, tu vas trouver réconfort auprès de deux personnes que tu appelleras grand-parents. Eux aussi, comme beaucoup, ont fui mais comme peu de gens ils ont survécu. Ils sont vieux; elle, elle est aveugle, lui, il lui manque bras et jambes, mais ils vont t’accueillir, vont t’apporter, dans cette grotte, un peu d’amour, de câlins, de joies. Tu vas aider mamie à faire la cuisine, tu vas enlever à l’aide de gros sel les vers qui rongent les moignons de papy.
Un bon jour la guerre va se terminer, tu n’y crois pas et c’est bien normal après tout. Tu vas devoir laisser tes grands parents adoptifs dans leur grotte, ils le savent, ils vont mourir. Mais toi, tu dois vivre petite Tomiko, tu dois vivre pour toutes ces pertes humaines, tu dois vivre simplement. A l’aide de la chemise blanche de papy tu vas sortir de la grotte en brandissent un drapeau blanc.
Tu as peur, tu penses que tu vas être tuée. Mais non petite Tomiko tu vas vivre et retrouver tes sœurs.

Ma chère petite Tomiko, j’ai vécu avec toi, j’ai été bouleversé par ton histoire mais je suis honoré de te connaitre et c’est avec pudeur et délicatesse que je te laisse une jolie place dans mon cœur.

Merci à Saya Miyauchi qui retrace avec fidélité et un long travail de recherches et de documentation la véritable histoire de Tomiko Higa. Son style narratif nous fait vivre l’histoire à travers les yeux de Tomiko et ça nous donne une ampleur merveilleuse et bouleversante.

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