Publié dans polar

Psycho Killer – Keith Ablow

Parution : 30/09/2000
Éditeur : Éditions du Rocher / Pocket 

Résumé : Contre les barreaux de sa cellule, le docteur Trevor Lucas tente de briser son bras droit qu’il dit possédé par Satan. À Lynn, petite ville voisine de Boston, le procès Lucas défraye la chronique : quatre des patients du chirurgien ont été sauvagement assassinés… Le commissaire Emma Hancock, qui privilégie la piste du plagiaire, fait appel à Frank Clevenger, un ami psychiatre dont la brillante carrière a été détruite par la cocaïne. Mais ce qu’elle ignore, c’est que Clevenger partage un terrible secret avec le docteur Lucas : ils connaissent tous deux le véritable coupable… Alors, quand le chirurgien, avec l’aide d’une horde de tueurs psychopathes, prend l’hôpital en otage et réclame la présence de Clevenger, le psychiatre comprend qu’il va devoir régler ses comptes avec le passé. Il accepte de se rendre dans l’antre de l’enfer pour négocier avec Lucas, tout en luttant contre un danger encore plus grand : ses propres démons…

Mon avis : Ah ! Keith Ablow, cet homme est fou. Pour notre plus grand bonheur.
Je vous souhaite la bienvenue dans la folie. Mettez de côté votre propre réalité, laissez entre parenthèses votre propre perception, installez-vous confortablement dans votre canapé et laissez-vous guider par les histoires psychologiquement perturbées de cet auteur. Je vous souhaite une agréable descente aux enfers. 😉

Nous retrouvons dans cet opus, Frank Clevenger, psychiatre de renom aux penchants plutôt… non conventionnels. En chassant les démons de ses patients, Clevenger dompte les siens, c’est dire sur la complexité du personnage. Même si ce roman n’est pas le meilleur de Keith Ablow (je note mes coups de cœur comme Psychopathe ou l’Architecte) nous pouvons quand même nous poser des questions comme Qu’est-ce que la folie? Où se situe la frontière entre le bien et le mal? Mais dans ce roman nous pouvons aller encore plus loin : Croyez-vous qu’il puisse exister des hommes persuadés qu’une partie de leur corps est possédée par une entité démoniaque qui puissent les pousser à tuer? Peut-on imaginer qu’une personne, pour se libérer de cette possession, s’ampute délibérément le membre pour retrouver un semblant de libération? Cet homme serait-il fou ou menteur? Serait-il dans le déni en prétextant que c’est le diable qui tue et non sa propre main? Je laisse toutes ces questions en suspens. L’Homme est bien trop complexe pour pouvoir, ici, y apporter un semblant de réponse. Quoi qu’il en soit, on plonge, tête la première, dans ce qu’il y a de plus sombre… Chez nous.
Frank Clevenger va devoir faire preuve de beaucoup de dextérité et utiliser à bon escient son expertise de psychiatre pour dénouer cette affaire. Comme je vous ai cité plus haut, Clevenger est un grand psychiatre qui travaille en étroite collaboration avec la police. Il est plutôt très à l’aise avec les troubles psychotiques et il a réussi à mettre un grand nombre de psychopathes, sociopathes et schizophrènes derrière les barreaux. Mais ici, la tache sera d’autant plus compliquée que Clevenger et Lucas ont un passé en commun et lorsque la vérité éclate, l’intégrité en prend un sacré coup.

Psycho Killer parle de sexe, de drogue, de folie et de sang. Un véritable cocktail pour les amateurs de sensations fortes. Le seul bémol que je peux apporter à ce roman est que l’on se doute aisément des enchaînements des événements, mais j’ai été happé par la fluidité et le rythme soutenu de Psycho Killer. Loin d’être un coup de cœur, cet opus reste un excellent thriller.

Note de l’éditeur : « Psycho Killer est un roman criminel sans équivalent. C’est comme si vous passiez une semaine dans un asile de dingues, comme une visite guidée dans la tête d’un psychopathe.« 

Publié dans littérature japonaise

Confession d’un masque – Yukio Mishima

Parution : 21 février 2019
Éditeur : Éditions GALLIMARD
Traduit du japonais par Dominique Palmé

Note de la maison d’éditions : C’est sur l’édition originale de 1949, établie par Kawade Shobô, que s’appuie la présente traduction. Nous nous sommes efforcée de rester aussi proche que possible de la ponctuation de Mishima, notamment concernant les tirets longs de plus d’un cadratin (_____) et les enchaînements de six points de suspension (……). Ce sont là des aspects fondamentaux de la recherche stylistique de l’auteur qui donnent au texte son rythme et son caractère singulier.

Résumé : Dans l’intimité de sa chambre, un jeune garçon s’éveille au désir en parcourant les pages d’un livre d’art. Obsédé par la beauté stupéfiante du corps nu, ligoté et mordu de flèches de saint Sébastien, il laisse libre cours à ses rêveries cruelles où l’objet de son fantasme est torturé, tué, dévoré. Dans la rue, il est attiré par des matelots et les petits voyous, et à l’école par un charismatique camarade de classe dont l’assurance et le charme subjuguent. Prenant peu à peu conscience de son attirance sexuelle pour les hommes, il tente de réprimer ses pulsions et se fabrique un masque social qu’il porte chaque jour aux yeux du monde. De l’enfance à l’âge adulte, il tentera à tout prix de se conformer à ce qu’il croit être la norme du désir. Mais cette comédie conventionnelle de l’hétérosexualité ne saurait le duper éternellement, et pour ne pas trahir plus longtemps son être profond, il devra trouver la force de regarder en face cette attirance qui le consume, et apprendre enfin, à vivre en paix avec lui-même.

Mon avis : Avec les mots de Yukio Mishima, l’expression « faire tomber le masque » prend enfin tout son sens. Confession d’un masque est un chef d’ouvre autobiographie qui a soulevé, à l’époque de sa sortie, un véritable scandale. (Remettons- nous dans le contexte historique, Yukio Mishima publie ce roman en 1949. Le japon sort d’une crise marquant l’histoire. Pays conservateur et patriotique, le caractère sadique et l’érotisme homosexuel que présentent magnifiquement ce roman ne sont donc, pour l’époque, pas très bien accueillis).
Yukio Mishima nous offre ici une véritable confession sur cet enfant, cet adolescent et ce jeune homme qu’il était à l’époque et qui était rempli de doutes, de questions et d’angoisses. En effet, ses penchants homosexuels, son attirance pour le morbide et l’auto-destruction, son attirance pour la virilité et sur la place qu’il possède dans ce monde vont le pousser à se créer un masque pour se fondre avec aisance dans cette société. Mais qu’on chasse le naturel, celui-ci revient au galop.
Bienvenue dans l’antre de la douleur, celle qui nous remet sans cesse dans la peau d’un homme que l’on occulte, celui qu’on est mais qu’on n’accepte pas. C’est un long chemin semé d’embûches que Yukio Mishima devra emprunter pour combattre ses propres démons et faire face aux regards qui jugent pour s’accepter enfin tel qu’il est.

Un roman introspectif, intime, réel et fantasmé au thème délicat qui frappe encore aujourd’hui notre société. Les mots d’une précision quasi chirurgicale foncent droit vers notre cœur pour remettre en questions nos propres croyances, nos idéaux et convictions. En sortant de notre zone de confort, nous réfléchissons sur ces conditions qui nous poussent à nous créer notre propre masque.

Publié dans Young Adult

Alex Verus tome 4 LES ELUS – Benedict Jacka

img_0522Éditeur : ANNE CARRIÈRE
Parution : 08 février 2019

Résumé : Alex était autrefois l’apprenti de Richard Drakh, un mage de l’ombre. Sous prétexte d’obéir aux ordres de son maître, il a commis des actes dont le souvenir le hante. Alors que court la rumeur du retour de Drakh, Alex va devoir faire face aux erreurs de cette époque, en affrontant un jeune initié assoiffé de vengeance. S’il s’est largement amendé depuis ces années noires, Alex redoute le jugement de ses amis, et particulièrement celui de Luna, son apprentie, sur ces heures sombres de son passé.
Mais s’ils doivent aller au combat pour lui, il leur faut savoir pour quel genre d’homme ils risquent leur vie.

Mon avis : Qui aurait pu croire qu’un jour, j’allais m’extasier devant une saga qui, au départ, visait un public de jeunes lecteurs ? Ce n’était sûrement pas moi. Mais lire nous dévoile très souvent de jolies surprises. Ces surprises en question nourrissent notre curiosité, élargissent nos champs des possibles et nous confèrent des moments privilégiés. La saga des aventures d’Alex Verus créée sous la plume de son créateur, Benedict Jacka, est un melting-pot de tout cela. Mon regard de jeune adulte alimenté par l’expertise d’une vie passée est toujours au rendez-vous pour me replonger avec délectation dans mon insoucieuse adolescence, avec pour différence, et pas les moindres, mon expérience qui parcourt tous les détails de ces romans en les sublimant un peu plus – Ce qui enrichit davantage l’histoire. Qu’on se le dise !
Ce que j’apprécie avec cet auteur, c’est sa ligne directrice. En effet, cette saga est longiligne, constructive et évolutive. Elle ne cesse de se mouvoir, de s’enrichir et chaque tome nous rappelle le précédent tout en nous dévoilant, avec parcimonie, les prochains.
L’histoire est maîtrisée, tous les personnages évoluent, grandissent. Ils prennent forme avec précision et constance. J’aime ce mélange de fantaisie, de magie et d’irréel qui se fondent magistralement avec notre époque. Certains maux de notre société y sont habilement soulevés, ils sont dénoncés mais jamais dénigrés. Ils nous rappellent juste leur présence et nous poussent parfois à une certaine réflexion. Alors oui ! Nous sommes loin de la pensée profonde. Nous restons avant tout dans une saga pour jeune adulte.

Je ne souhaite pas rentrer dans les détails de l’histoire. Je veux simplement vous dire que dans ce tome, nous faisons un bond dans le temps pour comprendre un peu plus le passé de nos personnages et donc en savoir davantage sur leur psychologie. Non négligeable pour la suite j’en suis persuadé. Je pense qu’il vous faut découvrir les trois précédents tomes pour comprendre l’essence même des aventures d’Alex qui se décline en douze parties 😉

À quand une adaptation cinématographique ??? 

J’espère que mon article attisera votre curiosité à découvrir cette jolie merveille de fantaisie.

Et voici les liens des trois précédents articles consacrés à Alex et sa bande.
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Alex Verus tome 1 – Destinée 
Alex Verus tome 2 – Malédiction 
Alex Verus tome 3 – Persécution 

Publié dans manga

50 nuances de gras – Synecdoche

Parution : 02 mai 2019
Éditeur : DOKI DOKI
Type : Seinen manga dont la cible éditoriale est avant tout constituée par les jeunes adultes (15 à 30 ans) de sexe masculin.

LES MANGAS D’HANAE 

Résumé : Naoe travaille dans un centre de massage et de bien-être, où il soulage les gens de leurs petits bobos. Mais le jour où il voit débarquer Erufuda, une étrange jeune femme un peu grassouillette, il comprend qu’il a affaire à un cas critique… Sa patiente n’est autre qu’une elfe, coincée dans notre monde à cause de son surpoids !
Ayant commis l’erreur de goûter à la nourriture terrestre, elle est, depuis, complètement accro aux frites ! Avec son sale caractère et sa totale mauvaise foi, l’elfe est loin d’être commode…
Et Naoe va découvrir qu’elle n’est pas la seule créature fantastique à avoir besoin de son aide pour rester en pleine(s) forme(s) !

Mon avis : Ce manga découpé en tranche de vie avec pour personnages principaux : Naoe, jeune masseur-chiropracteur travaillant dans un centre de relaxation où il va découvrir, à sa stupéfaction, Erufuda, jeune et jolie elfe qui a fortement besoin d’aide car cette dernière à une addiction peu commune. En effet, dans son monde, la nourriture est fade, sans saveur, sans odeur et sans couleur. Elle vient donc ici, dans le monde des humains, pour se délecter d’un met honorable, alléchant, savoureux sublimé d’une architecture complexe et généreuse… la frite !!! Mais l’inconvénient, est pas le moindre, c’est que notre elfe, au caractère tranchant, a prit un peu trop de poids et, par conséquent, ne peut retourner dans son monde avec, pour bagage, ses quelques kilos en trop. Naoe va donc prendre sous son aile cette droguée de la frite pour lui prodiguer des exercices physiques et un rééquilibrage alimentaire qui l’aidera à retrouver ses formes d’antan. Mais les choses ne vont pas ce passer comme prévus.. pour notre plus grand bonheur.

50 nuances de gras est un manga à l’humour décomplexé, tout en rondeur et badigeonné d’huile de friture. On y rencontre des « créatures » fantastiques comme une sirène, une ogre, une mandragore… et franchement, c’est marrant. Bref ! Ce manga nous dévoile de jolies surprises avec des graphismes géniaux, détaillés et généreux aux mises en scène drôles et…sans complexe. On note également tous les conseils pour une alimentation saine et des exercices physiques facilement réalisable au quotidien 😉
Un manga qui, comme les frites, ce dévore. #yumyum

Je patiente sagement pour l’arrivée imminente du tome 2

Publié dans polar

La femme dans l’ombre – Christine Féret-Fleury

Éditeur : Éditions DENOËL
Parution : 16 mai 2019

Résumé : Sa passion? L’opéra. Son métier? Tueuse à gages. Elle n’a pas de nom. Se tient à distance, de tout et d’abord d’elle-même. Restauratrice le jour, elle se transforme, la nuit, en machine à tuer. Quand elle n’obéit pas aux ordres de ses commendataires, elle court le monde, d’opéra en salle de concerts, pour écouter les œuvres de son compositeur fétiche, Richard Strauss. Son prochain contrat ? Une cheffe d’orchestre à la célébrité naissante…
Elle s’appelle Hope Andriessen. D’origine rwandaise, elle a assisté au massacre d’une grande partie de sa famille. Depuis, la musique est son foyer et sa seule raison de vivre. Après des années d’efforts acharnés, elle vient enfin d’être nommé à la tête d’un grand orchestre ; juste avant Noël, elle dirigera un opéra de Strauss, La femme sans ombre.

Deux femmes que tout sépare, sauf leur passion pour la musique. Et le fait que la première va devoir tuer la seconde…

Mon avis : Quel titre révélateur pour le destin de deux femmes dont presque tout oppose. Je dis presque car malgré leurs différences, une seule passion les unit. Une le sait, l’autre va le découvrir.
Il y a Elle, on ne connait pas son nom, nul besoin de le savoir. Elle vit dans l’ombre, se cache, se camoufle. En changement constant et incessant, elle s’immisce avec discrétion et détermination dans la vie d’autrui. Elle commet peut d’erreur, elle a des gestes affûtés, elle est précise. C’est une véritable machine à tuer. Finalement, on ne sait que peu de choses sur cette femme. Elle est personne, elle est tout le monde. Elle peut s’appeler Elodie, Alexandra ou Blandine. Peu importe, on ne sait qu’une chose et pas des moindres: dès que la nuit s’installe, elle tombe le masque pour devenir une chasseuse invétérée.

L’autre, quant à elle, a sa propre identité, elle se nomme Hope Andriessen. Espoir, un mot qui lui colle à la peau. Elle est noire de peau, elle a vécu avec impuissance et violence au massacre de sa famille. Elle traîne depuis la lourdeur du manque et la tristesse de l’abandon. La vie ne lui a fait aucun cadeau. Peut-être un seul qui porte le nom de « détermination ». Véritable passionnée, elle travaillera d’arrache-pied pour arriver là ou elle se trouve aujourd’hui : jeune femme noire et cheffe d’orchestre. C’est pour Hope, l’aboutissement d’une vie de douleurs, de doutes, d’échecs et d’espoirs.
Elle va diriger un opéra qu’elle affectionne tout particulièrement. La femme sans ombre du célèbre compositeur Richard Strauss. Plus connu par les mélomane sous le nom Die Frau Ohne Schatten, un opéra de presque quatre heures se découpant en trois actes, opéra qui mêle le monde des esprits et celui des hommes. L’histoire se situe dans une atmosphère de conte oriental dont l’intrigue abonde de symboles ésotériques.

Que va-t-il se passer quand le destin de ces deux talentueuses femmes vont se croiser ? Que se passe-t-il quand l’une vit de sa passion, la musique, et l’autre rêve de vivre sa passion ?

Voilà deux histoires qui se croisent, s’entremêlent, s’entrechoquent; deux luttes acharnées pour finalement ne mener qu’un seul combat. Voilà une lecture fort agréable. L’histoire est merveilleusement bien ficelée, l’intrigue plutôt très bien maîtrisée.

Christine Féret-Fleury nous mène, telle une cheffe d’orchestre, à la baguette. 

Quelques mots sur l’auteure  Christine Féret-Fleury, née en 1961, est une éditrice et auteure française, notamment de livres pour la jeunesse. Elle travaille chez Gallimard. Depuis 2001, elle se consacre principalement à l’écriture tout en assurant la direction éditoriale des éditions Les 400 Coups France.

Publié dans manga

La fillette au drapeau blanc – Saya Miyauchi

Éditeur : Éditons AKATA
Parution : 12 octobre 2017

D’APRÈS LA VIE DE TOMIKO HIGA

Résumé : Avril 1945, Okinawa. Tandis que le Japon est entré en guerre depuis quelques temps déjà, la petite île tropicale nippone semble encore épargnée par les conflits. C’est là-bas que vit la petite Tomiko, dans la joie et la bonne humeur, malgré l’absence de sa mère. Pourtant, quand les bombardements commencent et que son père doit partir sur le front, son quotidien bascule et… désormais, il lui faudra survivre… Survivre, envers et contre tout !!

Mon avis : Avec ce manga, je viens de faire un bond dans le temps, dans une zone géographique qu’aucun cours d’histoire ne présente. J’ai subi tristesse, compassion, désarroi, peur, angoisse et espoir. Ce mélange inconditionnel de sentiments autour d’une seule et même personne. Une force invisible mais engagée pour cette fillette, Tomiko Higa. Quel âge a-t-elle ? Quoiqu’il en soit elle était bien trop jeune pour vivre et subir tous ces martyres. En l’espace de quelques mois, nous allons suivre Tomiko dans sa fuite. Adieu l’innocence, au-revoir inconscience.

Chère petite Tomiko, tu as, longtemps déjà, perdue ta maman mais tu étais joyeuse en compagnie de tes deux grandes sœurs, de ton frère adoré et de ton papa chéri. Tu étais une perle d’énergie, l’essence même du sourire, tu évoluais avec gaieté dans la maison familiale sur cette merveilleuse île qui porte le nom d’Okinawa, tes yeux étaient riches de découvertes, tu avais soif d’apprendre de ton père, tu adorais jouer avec ton frère, et faire le bébé avec tes sœurs. Bref, cette vie était à toi, elle t’appartenait. Tu étais naïve et tu sais quoi ? Tu aurais dû le rester. Tu étais bien trop jeune quand cette guerre a commencé. Cet acte barbare, inhumain et dénué de sens t’a subitement arrachée de ton petit royaume, ton papa a dû partir au front et tu ne le reverras plus. Tu ne comprends pas ce qui ce passe, tout ce mal, ce sang coulé, ces morts parsemés çà et là. Tu as peur, tu pleures mais tes sœurs et ton frère sont avec toi. Ils te protègent comme ils peuvent. Jusqu’au jour où, dans un trou, blottie contre ton frère adoré, tu trouves un peu de répit et de confort. Tu t’endors dans ses bras, lové dans sa chaleur, mais le matin, au réveil, tu lui découvres les yeux grands ouverts, il a perdu sa vie, il a protégé la tienne. Que s’est-il passé ? Seuls les bombardements et les balles tirées le savent. Tes sœurs et toi devaient laisser le corps de votre frère ici, ce sentiment d’abandon vous inonde mais vous lui faites la promesse de revenir.
Les bombardements de plus en plus proches, de plus en plus conséquents vous feront paniquer. Tu perdras de vue ce qu’il te reste de famille, tes deux grandes sœurs.
Ma chère petite Tomiko, tu vas devoir être forte, tu vas devoir te battre, je sais, tu es jeune, tu n’es qu’une petite fille mais tu as toutes les armes en toi pour survivre. Je te promet que tout va bien se terminer même si tu dois fuir, te cacher, manger à coté de cadavres, essayer de trouver de l’eau potable. Tu vas être effrayé,e fatiguée, épuisée mais un beau jour, tu vas trouver réconfort auprès de deux personnes que tu appelleras grand-parents. Eux aussi, comme beaucoup, ont fui mais comme peu de gens ils ont survécu. Ils sont vieux; elle, elle est aveugle, lui, il lui manque bras et jambes, mais ils vont t’accueillir, vont t’apporter, dans cette grotte, un peu d’amour, de câlins, de joies. Tu vas aider mamie à faire la cuisine, tu vas enlever à l’aide de gros sel les vers qui rongent les moignons de papy.
Un bon jour la guerre va se terminer, tu n’y crois pas et c’est bien normal après tout. Tu vas devoir laisser tes grands parents adoptifs dans leur grotte, ils le savent, ils vont mourir. Mais toi, tu dois vivre petite Tomiko, tu dois vivre pour toutes ces pertes humaines, tu dois vivre simplement. A l’aide de la chemise blanche de papy tu vas sortir de la grotte en brandissent un drapeau blanc.
Tu as peur, tu penses que tu vas être tuée. Mais non petite Tomiko tu vas vivre et retrouver tes sœurs.

Ma chère petite Tomiko, j’ai vécu avec toi, j’ai été bouleversé par ton histoire mais je suis honoré de te connaitre et c’est avec pudeur et délicatesse que je te laisse une jolie place dans mon cœur.

Merci à Saya Miyauchi qui retrace avec fidélité et un long travail de recherches et de documentation la véritable histoire de Tomiko Higa. Son style narratif nous fait vivre l’histoire à travers les yeux de Tomiko et ça nous donne une ampleur merveilleuse et bouleversante.

photo_fillette

Publié dans littératures françaises

Pour que le jour de votre mort soit le plus beau de votre vie – Lionel Abbo

Éditeur : Éditis PLON
Parution : 11 avril 2019

Résumé : « Je m’appelle Adolphe Goldstein. Mon créneau, c’est la mort. Une personne décède toutes les cinquante-quatre secondes en France. Un eldorado. »
Jusqu’à présent, le trépas demeurait un sujet tabou, s’accommodant mal de la liberté du commerce. Mais demain, grâce à Adolphe, organiser sa fin de vie sera considéré comme un acte aussi anodin que préparer son mariage. Pourquoi craindre cet instant inéluctable et le subir alors que l’on peut décider du moindre détails ?
Son idée : proposer à ses clients la façon dont ils veulent quitter ce monde et leur permettre de choisir leur mort comme ils choisissent leur vie. Porté par cette mission qu’il juge d’utilité publique, jusqu’où ira Adolphe pour convaincre ?

Mon avis : Lionel Abbo nous invite dans un univers, on peut le dire, macabre. C’est bourré d’humour noir que l’auteur nous confronte avec la mort. Faire de sa propre mort le plus beau jour de sa vie, voilà un sujet intéressant qui questionne, qui fouette nos idéaux, titille nos croyances et appréhende une fatalité. Nous suivons donc le parcours d’Adolphe, fraîchement installé à Paris avec sa talentueuse comédienne de femme, Éva. Adolphe vit un peu dans l’ombre de cette dernière, par amour il la suit, par amour il s’efface. C’est vraiment l’idée que j’ai pu me faire de ce couple dont tout oppose. Adolphe, de confession juif va se trouver un créneau qu’il lui est propre. Celui de la mort. Et quoi de mieux qu’une agence pour sublimer cela ? Le death planner va voir le jour. Au fil des pages nous allons découvrir l’évolution de cet petite entreprise, nous allons être confronté à la mort mais aussi à la façon dont les personnes appréhendent la vie. C’est grave, c’est satirique, c’est humoristique, c’est de l’art.
Je ne souhaite vous en dire plus, je vous laisse à votre propre jugement. Je peux simplement vous souffler que la plume de Lionel Abbo à parié sur la mort et c’est avec recule, cynisme, fluidité et à l’humour grinçant que l’auteur a gagné. 

Un petit extrait ? : Je vis dans une société où l’on pourra bientôt remplacer un organe défaillant aussi mécaniquement que la pièce endommagé d’une voiture. Où l’on pourra reprogrammer le corps humain de façon à lui épargner maladies et vieillissement, par exemple en désactivant les cellules-souches cancéreuses. L’éternité nous est promise.
Aujourd’hui déjà, les hommes peuvent espérer vivre jusqu’à soixante-dix-neuf ans, et les femmes jusqu’à quatre-vingt-cinq ans. Mais dans quel état ?
Bientôt, des robots travailleront pour nous pendant que nous nous adonnerons à toutes sortes de loisirs. La plupart des gens, ivres de liberté et de caprices, se contenteront de vivre l’instant présent. Sans plus rien attendre de l’avenir. On s’ennuiera comme jamais. On inventera de nouvelles façons de s’amuser. On jouera avec sa destin.
On choisira le jour de la naissance de son enfant, la couleur de ses cheveux, son quotient intellectuel, ses capacités physiques. Le marché s’emparera de ces découvertes et commercialisera ces possibilités. Les plus pauvres seront plus faibles. Les plus riches plus forts. Pourtant tout le monde a droit à une disparition honorable. Même vous. Même moi.
Si je vous confie mon histoire, c’est pour ne pas disparaître sans laisser de trace. J’aimerais rester gravé dans vos mémoires, souiller vos âmes, ouvrir une brèche dans votre morale. En posant une simple question : comment souhaitez-vous mourir ?
Je ne suis pas un simple croque-mort. Je propose à mes clients de choisir le moment et la façon dont ils vont quitter ce monde. Pourquoi craindre cet instant inéluctable, pourquoi le subir alors que l’on peut décider du moindre détail de son départ ? Choisir sa mort comme on a choisi sa vie.
Death Planner, c’est mon job.  

Publié dans manga

Le mari de mon frère – Gengoroh Tagame

Éditeur : ÉDITIONS AKATA

Résumé :

Tome 1 : Perturbé par l’arrivée de Mike Flanagan dans sa vie. Ce canadien n’est autre que le mari de son frère jumeau! Suite au décès de ce dernier, Mike est venu au Japon pour y réaliser un voyage identitaire dans la patrie de l’homme qu’il aimait. Yaichi n’a alors pas d’autre choix que d’accueillir chez lui ce beau-frère homosexuel, vis-à-vis de qui il ne sait pas comment il doit se comporter. Mais ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ? Peut-être que Kana, avec son regard de petite fille, saura lui donner les bonnes réponses.

Tome 2 : Entre son nouvel oncle venu du Canada, mais aussi l’arrivée surprise de sa mère, la fillette a de nombreuses raisons de se réjouir ! Mais tout le monde, dans le voisinage ne regarde pas d’un œil bienveillant la venue d’un imposant homosexuel dans le quartier… Une occasion parfaite pour Yaichi, de continuer à remettre en cause ses certitudes !

Tome 3 : Réunissant désormais à se comporter avec son beau-frère de manière très naturelle, il organise à l’improviste un séjour en famille aux sources thermales. C’est à cette occasion que le père de Kana va réaliser à quel point il a déjà évolué. Mais à leur retour, quelques surprises pourraient bien les attendre…

Tome 4 : C’est avec une idée bien précise en tête que Mike s’est rendu au Japon où il a rencontré Yaichi et la petite Kana : pour tenir la promesse qu’ils s’étaient faite avec son défunt mari… Et tandis qu’à l’école de sa nièce, sa venue semble devoir faire des remous, les choses se concrétisent et… Peu à peu, le jour fatidique de son retour pour le Canada semble s’approcher.

Mon avis : C’est dans ce pays de traditions, de valeurs et de patriotisme, que la vie de Yaichi et de sa jeune fille, Kana, va être chamboulée par l’arrivée soudaine de Mike, un grand et costaud canadien, poilu de surcroît, dans leur petite demeure. Mike n’est autre que le mari du frère jumeau de Yaichi, Ryôji, décédé depuis peu au Canada, son pays d’adoption. Par promesse et amour pour son défunt mari, Mike part au pays du soleil levant pour suivre les traces du passé, du patrimoine et de la culture qu’ont façonné depuis de nombreuses années l’amour de sa vie. Il va donc à la rencontre de sa belle famille et, c’est avec naturel et rempli de bonne volonté que Mike, par un beau jour printanier tape à la porte de Yaichi.
Nous allons suivre le périple d’une famille pas comme les autres dans un choc de cultures saisissant et passionnant. Entre les étreintes excessives de Mike avec ses torrents de « hugs » et la pudeur démesurée d’Yaichi. Entre l’hétérosexualité très conservatrice japonaise et la totale ouverture à la canadienne.
Durant tout son séjour, Mike va vivre sous le même toit qu’Yaichi. Ce dernier, légèrement homophobe, ne sait pas quel comportement adopter face à cet homme et s’imagine d’incessantes scènes grotesques face à Mike qui, quant à lui, est totalement décomplexé et plutôt bien dans sa peau. La cohabitation est délicate, remplie de gênes et de silences mais c’est avec la spontanéité et l’inconscience exacerbées et souvent très drôles de Kana que leur relation, petit-à-petit, va prendre une jolie tournure.  Kana est plus qu’heureuse de rencontrer Mike qu’elle nommera très vite « mon oncle », ce colosse est pour elle un trophée qu’elle veut absolument brandir devant tous ses copains d’école. Elle adore toucher les poils de son oncle qu’elle qualifie aisément : d’ours.  Kana se contrefout des messes basses et commérages que suscitent l’arrivée de Mike dans cette tranquille petite ville conservatrice. C’est avec tout son naturel qu’elle questionne sans cesse, même si son père et son oncle ont souvent du mal à y répondre. 

Cette jeune et énergique demoiselle qui vient avec sa franchise et sa candeur arrive en quelques coups de sourire et de naïveté à dédramatiser à souhait l’ambiguïté que les non-dits aiment provoquer.
Ce manga de quatre tomes soulève avec délicatesse et humour les tabous que les homosexuels peuvent essuyer comme par exemple : un gay couche avec tout ce qui bouge…, Il faut faire attention aux enfants quand un gay est dans les parages. C’est peut-être grossier et cliché mais c’est malheureusement encore la vérité. Alors non, un homosexuel ne couche pas avec tout le monde et non, un gay n’est pas un pédophile. Ces quatre tomes démontre avec force et justesse qu’être homo c’est avant tout être humain avec ses forces, ses faiblesses et ses émotions. Tout simplement…

Aucune scène de sexe dans ces tomes. Nous ne plongeons pas dans le cliché et la caricature avec des hommes ultra sexués, androgynes et efféminés. L’auteur nous peint un quotidien parmi tant d’autres. Ils sont musclés, certes, mais ils restent des hommes. Et oui, être gay ne veut pas dire : renier son genre. Quoiqu’il en soit, nous sommes ici dans un schéma familial peu commun au Japon. Yaichi est divorcé et élève seul sa fille car son ex femme travaille énormément. C’est donc lui qui cuisine, fait le ménage, la vaisselle, le repassage etc… et en plus loge un gay… tous les codes sont ici cassés pour le plus grand bonheur de Kana et du nôtre. 

Bref, Le mari de mon frère reste pour moi un manga de référence que tout le monde doit posséder et lire 🙂
1/ Il donne le sourire, apporte des réponses pour certains et ouvre divinement l’esprit pour d’autres.
2/ Ce manga est édité uniquement en quatre tomes (parfait pour le manque évident de place dans notre bibliothèque).
3/ Pour tout ce que j’ai pu vous écrire juste en haut.
4/ Il y a, parsemés ici et là dans l’histoire, des clins d’œil sur les causes LGBT avec de véritables travaux historiques.

Et quoi de mieux que des tissus made in Japan et faire des furoshiki pour vous présenter ces quatre tomes tels de véritables cadeaux. 🙂

ON ADORE !!!!!

Quelques mots sur l’auteur :  Gengoroh Tagame est connu pour ses illustrations homo-érotiques très crues, voire franchement pornographiques, qui reprennent les codes des mangas pour adultes les plus violents. Il est un des rares artistes gay japonais à représenter des scènes aussi crues, avec des rapports sexuels souvent sado-masochistes, barbares ou sanglants, et de récurrentes scènes de viols, dans un contexte militaire ou policier. Les curieux, allez voir sur internet 🙂 

Nous le découvrons ici dans un tout autre registre parlant de du quotidien, de la société et de la famille. FONCEZ !!!!

Publié dans manga

Une douce odeur de café – Naoto Yamakawa

Parution : 14 février 2019
Éditeur : PIKA ÉDITION

Résumé : Leur amertume vous rappellera la vie, leur douceur apaisera vos maux. Entre lyrisme et mélancolie, des histoires à la fois fugaces et émouvantes se déroulent là, juste au coin de la rue… Leur point commun : le café, et les voici réunies en un recueil réconfortant comme une tasse de moka bien chaud.

Mon avis : C’est à travers treize courtes histoires mettant en scène treize tranches de vie que Naoto Yomakawa nous berce et nous transporte avec poésie et délicatesse. Cette boisson culte qu’est le café, préparée avec passion et savoir-faire ou consommée à la volée, à le don de réunir, d’unir le monde autour d’une terrasse ou chez soi. Accompagné de lait, de sucre, d’une cigarette ou seul. Le café nous pousse à la découverte, à l’envie de connaitre son voisin, de partager une seconde de notre vie, d’humer ses effluves et se délecter de ses parenthèses bienveillantes et bienfaitrices. Ces histoires tout comme ses images symbolises la rêverie, la mélancolie, la songerie et le partage. Bien plus qu’une ode à cette boisson et l’art subtil à sa préparation, on effleure avant tout le tableau de la contemplation, de la connaissance de soi, du partage avec les autres et on touche de très prêt une valeur qui nous est propre : le respect.
Un livre qui fait du bien, qui nous réconforte et qu’on prend plaisir à le tenir dans ses mains, comme une tasse fumante de café.

Laissez-vous bercer par des récits pleins d’arômes, contés par Naoto Yamakawa, le plus poète des mangakas.

Publié dans polar

Tangerine – Christine Mangan

Éditeur : Harper Collins NOIR
Parution : 02 mai 2019

Résumé : Tanger, 1956. Alice Shipley n’y arrive pas. Cette violence palpable, ces rues surpeuplées, cette chaleur constante : à croire que la ville la rejette, lui veut du mal. L’arrivée de son ancienne colocataire, Lucy, transforme son quotidien mortifère. Ses journées ne se résument plus à attendre le retour de son mari, John. Son amie lui donne la force d’affronter la ville, de sortir de son isolement.

Puis advient ce glissement, lent, insidieux. La joie des retrouvailles fait place à une sensation d’étouffement, à la certitude d’être observée. La bienveillance de Lucy, sa propre lucidité, tout semble soudain si fragile… surtout quand John disparaît.

Avec une Tanger envoûtante et sombre comme toile de fond, des personnages obsessionnels apprennent à leurs dépens la définition du mot doute.

Mon avis : c’est sous le soleil de plomb et la chaleur accablante que nous nous rendons. Faisons un bond dans le temps et dans l’espace pour embarquer à Tanger, ville portuaire du Maroc, en 1956. À destination, nous allons faire la connaissance d’Alice, jeune mariée fraîchement débarquée dans cette ville en opposition à tout ce qu’elle se représente. Elle n’avait pas d’autre choix que de suivre John, son mari. Est-ce par amour qu’elle quitte son quotidien? Ou simplement pour fuir? Quoi qu’il en soit, Alice n’arrive pas à s’intégrer, à se fondre dans le décor. Elle ne s’acclimate pas à la culture, au climat, aux odeurs, à cette vie que Tanger peut offrir. C’est tout naturellement qu’elle s’isole, s’enferme dans le confort qu’offre le bel appartement qu’elle partage avec son mari. Qu’est-elle venue faire ici? Elle même se le demande.
Un jour et contre toute attente, une autre jeune femme, bien plus belle et féminine, débarque dans cette ville avec une seule idée en tête, retrouver sa meilleure amie, après des mois et des mois d’absence et de silences, naissants d’une période sombre et fâcheuse.
Quand Lucy retrouve Alice, devant le portail de leur maison, le chamboulement peut commencer.

C’est sous forme de deux narrations bien distinctes que Christine Mangan nous promet une histoire haletante. Nous sommes confrontés à deux personnalités, deux différences, qui n’ont d’égal que leur amitié sournoise et destructrice.

Le roman est écrit avec justesse et maîtrise, l’histoire est bien ficelée. Deux voix, deux lieux différents (Tanger et le Vermont), deux points de vue, deux pensées sont accolées sur un contexte géographique et historique décrit avec force détails et précisions. Bref ! Tous les ingrédients sont réunis pour rendre la lecture accrocheuse, passionnante mais le coup de cœur n’a pas voulu frapper à ma porte cette fois-ci. J’ai trouvé que les personnages manquent cruellement d’empathie. Un « je ne sais quoi » qui nous procure cette agréable sensation de ne faire qu’un avec les personnages comme de les aimer, de les comprendre mais aussi de les haïr. J’ai trouvé également certaines longueurs du texte trop ennuyeuses et d’autres très intéressantes. Mais malheureusement pas assez pour passer un bon moment. Il manquait pour moi une certaine profondeur. Pendant toute la lecture, je ne suis resté qu’à la surface. 

Je n’ai pas pour habitude d’écrire ce genre de choses mais, je me dois d’exprimer mon propre ressenti avec toute ma franchise, ma spontanéité et mes mots. Cependant, je respecte parfaitement les travaux de recherche et la plume de l’auteure. Je reste persuadé que ce roman trouvera un lectorat qui vantera les mérites que ce roman peut avoir. Mon article n’est pas très étoffé mais je n’ai malheureusement rien d’autre à rajouter.