Publié dans polar

Un maniaque dans la ville – Jonathan Kellerman

Parution : 19 mai 2016
Éditeur : Éditions SEUIL 

Résume : Vita Berlin était une affreuse bonne femme, mais était-ce une raison pour la massacrer ainsi ? Quand un deuxième cadavre est découvert, atrocement mis en scène et pareillement éviscéré, et que d’autres suivent, à l’identique, Milo Sturgis doit se rendre à l’évidence : un serial killer particulièrement sadique opère à Los Angeles. L’enquête traditionnelle est un fiasco, les victimes semblent n’avoir rien en commun et la panique gagne.
Fort de sa longue expérience de psychologue, Alex Delaware finit par entrevoir un lien entre cette boucherie et un schéma mental renvoyant au profondeur les glaçantes de l’âme humaine.
Tout semble converger vers le passé sinistre d’un hôpital psychiatrique de Ventura…

La course contre la montre est engagée.

Mon avis : Jonathan Kellerman nous amène, ici, dans la 27e enquête d’Alex Delaware. Pour celles et ceux qui ont lu tous les précédents romans de cet auteur, connaissent ce personnage complexe et attachant. Psychologue consultant auprès de la police, il travaille en étroite collaboration avec Milo Sturgis, policier dans le sang. Un duo foncièrement différent mais qui, contre tout attente, fonctionne avec brio.

Nos deux acteurs sont sur la piste d’un serial killer qui a pour signature, des meurtres d’une sauvagerie déconcertante, il voue une véritable admiration pour les entrailles de ses victimes, et malgré le sang coulé, son « travail » est précis et soigné. L’enquête patauge, perd du temps. Ce temps que notre tueur mettra à profit pour commettre d’autres abominations.
Pour moi, l’enquête manque d’originalité mais la lecture en reste agréable et la précisions des scènes de crimes ne peut nous laisser de marbre. C’est un roman sans grande surprise, une sorte de « déjà vu » mais foncièrement bien mené. Jonathan Kellerman reste chaudement dans sa zone de confort, il est là où ses lecteurs l’attendent. Mais c’est sûrement mieux ainsi. 27e roman, difficile de sortir du lot ! Loin d’être un coup de cœur, le maniaque dans la ville est écrit avec justesse, la plume de l’auteur est de qualité et le suspense reste au rendez-vous.

C’est une traque au serial killer qu’on apprécie 😁

Publié dans Je vous tire le portrait

Je vous tire le portrait 2 – Chez Laurette

Laurette

Bonjour Belles et beaux,

Je vous présente Laurette, un de mes coups de cœur de cette année. Une femme pleine de vie, épicurienne et une chaleureuse lectrice. Avec beaucoup d’humour et d’autodérision, Laurette a joué à mon jeu. C’est donc avec une certaine évidence que je vous présente une des trois mousquetaires 😉  Vous trouverez ci-dessous son portrait chinois et sa vision sur sa propre personne. N’hésitez surtout pas à vous abonner sur son compte Instagram et visité son très jolie blog ↓↓↓↓↓↓↓

Instagram : Chez Laurette
Blog : Chez Laurette

Quelques mots sur moi : Comme 97,53 % des individus, j’aime bien donner mon avis même lorsqu’on ne me le demande pas. Sur la dégénérescence des émissions télévisés pour enfant depuis la fin des Minikeums, sur la possibilité de tromper 1 000 fois 1 000 personnes, sur la supériorité du chocolat belge par rapport au chocolat suisse, ou encore, s’il faut appeler un pain au chocolat une chocolatine (à moins que ce ne soit l’inverse?) Mais surtout, j’aime bien parler bouquinades et de mille autres petits plaisirs qui rendent la vie si savoureuse.

Si j’étais :

Un livre :
Pôle Nord, Pôle Sud, un livre jeunesse de Jacques Duquennoy, sur la première ligne régulière pôle Nord – pôle Sud pour pingouins et manchots (ce que est très différent de mon livre préféré : L’Amour au temps du Choléra !) 

Un genre littéraire : 
L’épistolaire

Un(e) auteur(e) :
Gabriel Garcia Márquez

Un contre de fée :
Les Cygnes sauvages. Pour être honnête, je préfère les mythes ! Et dans ce cas, ce serait Philémon & Baucis.

Une citation :
« Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, nous avez tout ce qu’il vous faut » Cicéron 

Un mot :
Liberté ou Rutabaga (selon l’humeur)

Une époque :
Les années 90

Un lieu :
Un jardin d’hiver 

Un événement marquant :
La découverte du chocolat

Un voyage :
Une traversé de l’Europe à bord de l’Orient-Express 

Une musique :
La voix d’Ella Fitzgerald 

Une odeur :
l’herbe tondue

Une couleur :
l’Ocre

Un objet :
Un carnet 

Un animal :
mon chat, Couscous 

J’espère de tout cœur que cet article vous a plu et que grâce à moi, vous pussiez découvrir d’autres passionnés. (En avant le narcissisme !!!! 😉 )

Je vous souhaite une excellente lecture

Amicalement vôtre

Hanae

Publié dans manga

Underwater (Le village immergé) – Yuki Urishibara

Underwater

Underwater – le village immergé – tome 1 et tome 2 sont parus aux éditions Ki-oon 

Résumé :

Tome 1 :

Par un été étouffant, alors que d’importantes restrictions d’eau frappent le Japon, la jeune Chinami s’évanouit pendant un entrainement d’athlétisme. Mais lorsque la collégienne se réveille, elle se trouve sur les berges idylliques d’une rivière aux eaux cristallines. Autour d’elle, un village paisible, où seuls vivent encore un vieil homme et un petit garçon. Ce lieu mystérieux, qui lui semble étrangement familier, va petit à petit lui livrer ses nombreux secrets.

Tome 2 : 

Chinami se lie vite d’amitié avec Sumio et, au gré de son sommeil, fait plusieurs allers-retours entre son monde et le village, où le temps semble s’être arrêté… Alors que chez elle la sécheresse continue à sévir, elle apprend a apprécier cet univers toujours aussi verdoyant et paisible. Mais ce qu’elle ignore, c’est que l’histoire de sa famille et celle de cet endroit mystérieux sont infiniment liées…

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Mon avis : Nous plongeons dans l’histoire onirique d’une jeune fille vivant au Japon. Par un été très aride, la ville décide de faire subir à ses habitants une restriction d’eau. Plus de piscine, plus de fontaine, le bain est déconseillé.
Aucune prévision météorologique prévoit une pluie dans les semaines à venir. Le lac Miyama a déjà perdu 70 % de son volume habituel. Il est donc très important que les villageois modèrent leur consommation d’eau. Quelle catastrophe pour ses habitants! C’est à ce moment que cette jeune fille – Chinami – perd connaissance et rêve d’un lieu totalement immergé par les eaux. Elle y rencontre un jeune garçon vivant seul dans ce village qui est cependant très familier à Chinami. Au fur et à mesure il est de difficile pour Chinami de se réveiller. C’est alors que les choses commencent et nous allons comprendre que cet endroit et se petit garçon sont étroitement liés à la famille de Chinami.
Est-ce un rêve, une hallucination, un mirage? Ou un monde fantasmagorique ou règne les fantômes du passé.

J’ai dévoré mon premier manga dont l’histoire ne m’a pas laissé indifférent. Nous nous noyons dans l’émotion, nous nageons avec dextérité sur un récit maîtrisé et nous naviguons à travers des images d’une incroyable beauté.
Si nous n’avais jamais lu de mangas et que cette envie de découvrir d’autres horions vous tente, je vous conseille vivement UNDERWATER – LE VILLAGE IMMERGÉ -. Sorti uniquement en deux volumes, cette histoire vous permettra d’apprendre à nager dans l’univers fantasmagorique du manga avec une infinie douceur et de volupté. J’AI ADORÉ

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

Conseiller par la librairie LE RENARD DORÉ (lien sur l’article dédié pour cette libraire)
LE RENARD DORÉ (lien direct sur le site de cette merveilleuse librairie)

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Publié dans littératures françaises, Romans contemporains

Reviens – Samuel Benchetrit

Reviens - Samuel Benchetrit

Reviens de Samuel Benchetrit parut aux ÉDITIONS GRASSET

Résumé : Son fils est parti, son ex-femme le harcèle, son éditeur le presse, des mariées de téléréalité le fascinent, Pline l’Ancien le hante, un canard le séduit, une infirmière bègue le bouleverse…Bienvenue dans le monde tendre et poétique d’un écrivain en quête d’inspiration et d’amour.
Un feu d’artifice tour à tour grave, hilarant et émouvant.

Mon avis : Les éditions Grasset ont eu la gentillesse de m’envoyer le nouveau roman de Samuel Benchetrit.

♥ Quelle jolie et agréable découverte. ♥

L’auteur nous offre ici une comédie acidulée avec pour personnage principal un écrivain en panne et quête d’inspiration – il est face à une solitude qu’il n’a inconsciemment pas choisi – . Une ex-femme qui le harcèle et qui n’a d’autre sujet que de critiquer son art et l’amour qu’elle porte à leur fils. Ce fils (son véritable amour, sa fierté) qui a décidé de quitter le cocon paternel pour faire le tour du monde. Son éditeur qui met une pression quant à l’éventualité d’un nouveau roman, sans oublier ses démêlés avec les impôts.
Avec beaucoup d’humour et d’amour, Samuel Benchetrit nous envoie dans les strates presque atmosphériques d’un homme émouvant et vraiment attachant, de cet écrivain face à lui-même et son imagination qui, comme de l’eau, peut déborder à tout moment. Nous sommes là, face à ce livre, on s’y attache, on le dévore… On l’aime!
L’écriture de Samuel Benchetrit est sans fioriture, douce et poétique parfois corrosive et c’est aussi cela qui donne tout son charme 🙂
Je conseille ce roman qui nous apporte une jolie parenthèse inattendue dont nous avons tous besoin.

♦♦♦♦

Pour celles et ceux qui n’ont pas encore eut l’occasion de lire ce roman, je vous propose une petite devinette que j’ai trouvé très touchante et qui résume bien l’amour que cet écrivain éprouve pour son fils. J’ai hâte de lire vos suggestions 😉

C’est l’histoire d’un père inuit qui a élevé son fils seul après que sa femme est morte en accouchant. Le père ne parlait pas, Jamais un mot à son fils durant toute son enfance. Il l’emmenait pêcher avec lui. Le nourrissait, le lavait. Le veillait le soir près de son couchage, jusqu’à ce qu’il s’endorme. Il lui souriait. Lui murmurait des chants. Mais jamais un mot. Pas la moindre parole.
À l’âge de quinze ans, comme c’est la tradition dans cette région, le fils a quitté la maison pour faire un voyage de plusieurs mois dans les glaciers. Le père a préparer son paquetage, un arc, sa lance, de quoi manger, et l’a accompagné jusqu’à la sortie du village.
Ils se sont regardés longuement, et le père lui a dit un mot.
Le premier de sa vie.

À votre avis, quel était ce mot?

 

Publié dans littératures françaises, Romans contemporains

Shanghai Fan – Raphael Bée

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Shanghai Fan parut aux éditions REMANENCE

Résumé : Le milieu de la pub dans l’empire du Milieu. Clem a voulu tenter l’expérience et la voilà happée dans le tourbillon d’une ville qui ne s’arrête jamais. Partagée entre sa relation à distance avec Margaux et sa vie d’expat, elle se voit confier l’organisation d’un événement pour Shanghai Fan, la nouvelle marque de luxe dont tout le monde parle. Mais rien ne va se passer comme prévu. Rivalités, combines et jalousies s’enchaînent, à l’image de la démesure de la ville, tantôt attachante, tantôt terrible.

Aime la Chine, la Chine t’aimera.
Déteste la Chine, la Chine te tuera.

Mon avis :  Alain Peyrefitte a écrit un jour : « Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera ». Un essaie parut en 1973 qui s’est venu à plus de 885 000 exemplaires. Je pense aussi au roman d’Amélie Nothomb Stupeurs et tremblements… Bon d’accord son roman s’est déroulé au Japon, mais c’est un pays voisin non?
Avant de rentrer dans le cœur du sujet et pour vous donner une petite idée mon avis sur Shanghai Fan de Raphaël Bée, je peux d’ores et déjà lui souhaiter le même succès que ses prédécesseurs. 🙂
Raphaël Bée possède un savant mélange d’imagination et de précision. En effet, l’histoire nous tient en haleine et nous retrouvons une psychologie complexe des personnages. La plume de l’auteur est extrêmement précise et nous donne des éléments très détaillés de l’atmosphère, de la culture et de la mentalité de Shanghai. Au fil des pages, nous voyageons et nous découvrons une civilisation finalement peut connue. Je peux vous certifier que ça procure pleins de sentiments.
À travers le quotidien d’expatriés en quête de reconnaissance et de gloire dans une Chine de démesure et de paradoxes, nous ressentons, telle une claque, un choc des cultures
Shanghai Fan est un roman qui nous plonge dans l’univers de la pub mais surtout dans une entreprise chinoise ou le déshonneur est une abomination. Raphaël Bée a su tirer le portrait d’un vaste empire à travers le regard de jeunes français dont ils ont tout à prouver.
Un roman d’une belle richesse et d’une grande qualité. Un véritable coup de cœur, je vous conseille vivement de vous le procurer et de vous en délecter. ♥ 

Extrait choisi : La rockstar. C’est comme ça qu’ils parlaient d’elle en interne. Quand elle croisait des collègues dans l’ascenseur de la tour où elle travaillait, Mi Ya sentait les regards impressionnés dans son dos et les chuchotement  » c’est elle ». Quand elle traversait les allées des différents open spaces qui menait à son bureau, les gens s’arrêtaient un instant dans leurs tâches et murmuraient entre eux. Cela ne faisait que quelques semaines qu’elle siégeait au vingt-sixième étage, juste après avoir été auréolée d’une réputation de rockstar par le président du groupe.

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J’espère de tout cœur que cet article vous a donné envie de lire Shanghai Fan, ce roman d’une très grande qualité signé de la plume d’un auteur très doué , vous trouverez ci-dessous ma petite entrevue avec l’auteur Raphaël Bée ↓↓↓

N’hésitez pas à retrouver l’auteur sur sa page Instagram Raphaël Bée

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Hanae : « Bonjour Raphaël. Peux-tu nous parler un peu de toi? »

Raphaël Bée :  » Je suis Raphaël Bée, et je viens – hélas – de fêter mes 30 ans. Je travaille en freelance pour des maisons de luxes françaises, que j’accompagne dans leur stratégie et conception de contenus pour leurs réseaux sociaux et site web. Avant cela, j’ai eu la chance de m’expatrier quatre ans en Chine pour participer au développement d’une agence de communication française qui ouvrait alors son premier bureau à l’étranger. Quand je suis arrivé, nous étions 4. À mon départ, nous étions 150. Ce fut une période de croissance folle à l’image de la Chine, à un rythme plus que soutenu et qui a fini par user; l’envi d’écrire est venue en même temps que j’envisageais de changer d’environnement. »

Hanae : « Quel est ton processus d’écriture? Quelles lignes directives as-tu mise en place pour la création de l’histoire? »

Raphaël Bée : « Les personnages et la structure de Shanghai Fan ont été posés alors que j’habitais encore en Chine. J’ai commencé par imaginer les personnalités que je voulais mettre en avant, comme une grille de lecture des gens que l’on peut croiser à Shanghai : la Tai-tai (la femme expatriée), le mec un peu lourdaud, le pro-chinois, sans oublier la Shanghaienne, l’incarnation selon moi de la femme moderne et puissant. C’est à partir d’eux que j’ai construit l’intrigue : quelles situations pourraient bien les réunir; quelles affinités et interactions entre eux; et bien-sûr, à quel problèmes devraient-ils faire face!
Une fois les protagonistes et les éléments perturbateurs identifiés, j’ai défini un petit plan comme bon élève et m’y suis tenu jusqu’au mot final, au rythme de 1 à 2 chapitres par semaine. La version bêta de Shanghai Fan a vu le jour au bout de 4 mois. »

Hanae: « Visiblement Shanghai a été pour toi une page de ta vie très importante. Pourquoi cette ville? Ton roman est-il une façon de montrer ton respect envers cette civilisation? »

Raphaël Bée : « Mon lycée – dédicace au lycée Carnot de Dijon – accueillait chaque année des élèves chinois de l’université de Nankin ; en retour, un voyage scolaire en Chine était organisé tous les deux ans pour trois classes. J’ai eu l’opportunité de mettre un premier pied en Chine en 2004, et je me souviens d’avoir été frappé par notre arrivée à Shanghai : les néons, le bruit, la foule… À mon retour, je n’avais qu’un objectif : y revenir.
J’ai un immense respect pour la civilisation chinoise et plus particulièrement une admiration pour le culte de la vitesse et de l’innovation digitale. Cependant, je ne pense pas que Shanghai Fan soit une apologie de la Chine ; quand je me suis mis à l’écriture, nous étions en pleine tendance du France-bashing, où le message dominant était : « expatriez-vous à tout prix. » J’avais davantage l’intention de montrer un autre aspect de l’expatriation : celui des Français qui pensent que l’herbe est plus verte ailleurs, se prennent pour les rois du monde… et finissent par déchanter. Dans une Chine où tout est possible, la chute est d’autant plus dure ! »

Hanae : « Peux-tu, en quelques mots nous décrire la culture chinoise, la mentalité de cette population? Selon ta propre vision et ton propre vécu. »

Raphaël Bée : « En Chine, tout est compliqué mais tout est possible ! Compliqué, car ce souci de préserver constamment la « face » rend souvent plus longue la résolution de problèmes, notamment au boulot, là où une mise au point courte mais ferme permettrait d’avancer plus vite et de passer rapidement à autre chose. Il y à aussi la nécessité de toujours anticiper – où plutôt d’imaginer – les problèmes qui pourraient se poser en cours de route avant de déléguer ou de briefer : ce qui relève du bon sens chez nous ne l’est pas forcement là-bas et donc des surprises peuvent être nombreuses ! En bref, il faut sans cesse s’armer de patience, ce qui deviendrait presque paradoxal par rapport à la sensation de vitesse ressentie dans Shanghai.
Et finalement, tout reste possible car cette culture du « zéro-conflit » reste orientée vers la solution, pas vers le problème. Quant à l’éthique de la solution, c’est une autre histoire ! »

Hanae :  » Comment as-tu donné naissance aux personnages? Quelles ont été tes influences? »

Raphaël Bée : « Dès la première page de Shanghai Fan, il est précisé que »toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être fortuite. » On va dire que le hasard a été provoqué. Le point de départ de la plupart des personnages a été de vraies rencontres, professionnelles ou personnelles, dont j’ai ensuite forcé les traits et étiré au maximum leur part d’ombre pour leur donner une vie romanesque. Il se trouve aujourd’hui que la réalité rattrape la fiction, car des situations qui étaient le pur fruit de mon imagination ont récemment eu lieu. »

Hanae :  » Quel est ton rapport avec les romans? »

Raphaël Bée : « Le déclic pour la lecture a eu lieu lorsque j’étais en première, lors d’un bac blanc de Français, il y avait dans le corpus de textes un extrait de Mercure d’Amélie Nothomb , qui m’a donné envie de lire l’ouvrage complet. Et celui-ci de lire d’autres œuvres du même auteur. Aujourd’hui, je fais parti de ceux qui ne manquent pas le rendez-vous annuel de dernier Nothomb. Toutefois, mes orgasmes littéraires je les ai eus grâce à Virginie Despentes, dont j’ai également dévoré toute l’oeuvre. Elle este mon auteur de référence. »

Hanae :  » Un prochain roman va t-il sortir de ton imagination prochainement? »

Raphaël Bée : « J’ai une idée derrière la tête et ai commencé à prendre des notes. Cette fois, c’est Instagram et ses influenceurs qui seront au cœur de l’intrigue. »