Publié dans polar

Je suis pilgrim – Terry Hayes

Parution : 02 avril 2014
Éditeur : J.C Lattès

RÉSUMÉ :

Une jeune femme assassinée dans un hôtel sinistre de Manhattan. Un zoologiste, père de famille, décapité en public sous le soleil d’Arabie Saoudite. Le directeur adjoint d’un institut médical énucléé en Syrie. Un complot visant à commettre un effroyable crime contre l’humanité. Et en fil rouge, reliant ces événements, un dénommé Pilgrim. Pilgrim n’existe pas officiellement. Sous ce nom de code se cache un homme qui, autrefois, a dirigé une unité d’élite des services secrets et qui, avant de se retirer dans l’anonymat le plus total, a écrit un livre de référence sur la criminologie et la médecine légale. Un homme rattrapé par son passé d’agent secret .

Mon avis :

Je ne sais par où commencer et c’est bien la première fois que cela m’arrive. J’ai tant à vous partager sur ce roman sans rien vous spoiler et garder cette part de ce précieux mystère. Je souhaite, avec un « je-ne-sais-quoi », à susciter chez vous l’envie de dévorer ce roman. Je vais essayer d’être le plus spontané possible avec, je l’espère, une pointe d’originalité car ce roman a laissé plus d’une fois sa marque sur la toile et revoir, dans son flux d’actualité, un énième post de ce gros et magnifique pavé peut vite laisser une désagréable sensation de déjà-vu. Un peu comme une chanson trop longtemps écoutée ou la même phrase que ta mère répète à longueur de journée.

Je ne le dis que trop souvent mais c’est une valeur que j’aime à vous le rappeler. Je ne suis pas un critique littéraire, je ne suis pas rémunéré pour cela. Mes syntaxes sont parfois mal assurées et je n’ai pas pour objectif d’écrire un roman ou me faire un nom sur la toile. Je suis, dans son plus simple appareil, un passionné qui aime vous apporter, en toute modestie, son petit univers. Je voue une véritable admiration pour les travaux d’un auteur, pour les maisons d’éditions mais aussi pour les libraires et nous, les lecteurs. C’est donc avec mes mots, les miens, que je souhaite contribuer à faire vivre et revivre cet art qu’est la lecture.
Bon j’arrête ici cette logorrhée et je vous parle de ce pour quoi vous êtes là aujourd’hui, le saisissant roman de Terry Hayes Je suis Pilgrim

Je suis Pilgrim se veut être un roman d’espionnage et il relève ce défit avec brio. L’auteur tel un chef d’orchestre vous manipule en variant les registres, les angles de vue et par les différentes situations géographiques, historiques et politiques. L’histoire tourne autour d’un seul et même homme qui aspire, malgré un sombre passé, à vivre une vie confortable et « normale » loin des tumultes que son métier d’agent secret a pu lui imposer. Mais l’excellence de sa carrière va lui revenir en pleine face quand il va découvrir qu’au fin fond du désert de l’Afghanistan, un seul homme a pour projet ambitieux de créer l’arme la plus mortelle jamais expérimentée pour détruire l’humanité. Après les attentats du 11 septembre, le meurtre atroce et inexpliqué d’une jeune femme dans un hôtel, on peut se poser la question : quels sont les liens que peuvent unir cette histoire ? De la Turquie en passant par l’Amérique, la France et l’Italie l’histoire devient pour nous, floue, sans lien réel. Mais grâce au talent infaillible de narration de l’auteur, nous sommes littéralement happés par les dénouements. La construction du roman se veut précise et détaillée et nous plonge dans ce besoin irrésistible de tourner les pages et de vouloir en connaitre davantage. Cet opus est pour moi de haute facture. La complexité de ces personnages se dévoilant peu à peu au fil des chapitres donne une grande profondeur. L’atmosphère y est parfois lourde, pesante mais aussi très ancrée dans une réalité qui parfois donne froid dans le dos. L’auteur a réussi à me captiver sur les 900 pages sans aucune lourdeur ou redondance.

Coup de cœur 2020 signé par le talentueux Terry Hayes avec JE SUIS PILGRIM

Publié dans littératures françaises

Un élément perturbateur – Olivier Chantraine

Editions Gallimard : 24-08-2017
Collection Folio : 07-03-2019

Résumé : « Qu’est-ce que vous foutez dans mon bureau, me dit-il d’un ton suspicieux. C’était ouvert monsieur Krug, je venais vous voir. Bon, qu’est-ce que vous voulez, j’ai du travail, notamment à cause de vos chinoiseries.
Le Japon, je dis.
Ca fait une différence? s’énerve Krug. Je reste sans voix. J’hésite à lui répondre que le 6 août 1945 à huit heures quinze ça faisait une différence d’être à Pékin plutôt qu’à Hiroshima mais je ne dis rien »

Envoyé au Japon pour conclure une négociation cruciale, Serge fait capoter l’affaire. Sommé de réparer son erreur, le voici lancé dans l’opération de la dernière chance. Mais les déconvenues s’enchaînent.

Un premier roman à l’humour décapant qui illustre le rapport ambivalent du héros à la réussite, à la famille, au couple, et à tous types de discours dominants.

Mon avis : une histoire déjantée, rocambolesque à souhait qui, avec un humour corrosif, nous dévoile la partie cachée des dessous de la politique et des entreprises frauduleuses.
Serge Horowitz, notre personnage principale est en quelque sorte un élément perturbateur. Incapable de s’assumer, hypocondriaque, il vit une vie monotone aux crochets de sa sœur Hélène. Sa vie n’est faite que de rituels et d’habitudes sans aucune prise d’initiative ou d’une quelconque aide. Seule sa sœur, comme une mère, lui apporte son quotidien sur un plateau. il ne doit son métier, analyste financier chez Offshore Investment Company grâce à son ministre des finances de frère, François.

Serge a une certaine particularité, quelque peu handicapante, il est atteint d’un trouble de langage, l’aphasie, allant de la difficulté à trouver ses mots à une perte totale de la faculté de s’exprimer. En bref, un cou p de stress un peu trop fort et la parole disparaît. Très pratique quand l’entreprise est en pleine négociation avec une société japonaise.

Pour notre plus grand bonheur et notre malin plaisir, Serge fait tout capoter. Le scandale de plus chez Offshore Investment Company signé de sa main. Le voici désormais lancé dans l’opération de la dernière chance avec sa collègue Laura. Belle et jeune femme dynamique, écrasante, prête à tout pour gagner en estime et en évolution.

Ce roman est un savant mélange de relations familiales déchirées par un douloureux passé, des dessous de la politique et d’une société peu honorable. Cette comédie sarcastique bourrée d’humour et de péripéties nous fait du bien. La fin est d’autant plus rocambolesque que l’on s’aperçoit que la vie, malgré ses fracas, nous réserve parfois de belles surprises.

Un roman loin du coup de cœur mais que je recommande vivement pour son style, son décalage mais aussi pour sa vérité.

Publié dans littératures françaises

La femme brouillon – Amandine Dhée

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Parution le : 08-11-2018
Éditeur : GALLIMARD – FOLIO

Résumé : Le meilleur moyen d’éradiquer la femme parfaite, c’est de glandouiller. Si faire vœu d’inutilité est déjà courageux dans notre société, pour une mère, c’est la subversion absolue. Le jour où je refuse d’accompagner père et bébé à un déjeuner dominical pour traîner en pyjama toute la journée, je sens que je tiens quelque chose.

Mon avis : Un petit livre je vous l’accorde, 128 pages mais bourré d’humour, un humour loin de faire dans la légèreté non, bien au contraire. Nous avons à faire à du lourd, du costaud. C’est écrit par une femme qui a des couilles !!! Donc pour celles et ceux qui ne sont pas adepte du troisième degré, je vous conseille de passer votre chemin mais pour les autres, WELCOME dans l’irrésistiblement drôle. La force de ce petit roman est de mêler l’ironie à une émotion / sensation très intime, celle d’une femme enceinte. Notre narratrice va analyser tous les stades de sa grossesse tout en refusant de se conformer à ses codes. Ces mères dévouées corps et âmes à enfants et maris, l’accouchement moment de Graal cotonneux et mielleux etc… Bref, c’est une baleine et elle l’assume. C’est avec assurance qu’elle souhaite parfois laisser bébé dans un tiroir juste quelques heures pour prendre le temps de lire ou d’une bonne cuite avec ses copines. Sans fioriture Amandine Dhée nous livre un portrait sans fard, spontané ironique quelque peut satirique mais qui franchement fait du bien. Enfin une femme qui ne s’épargne pas mais qui reste avant tout… une vrai femme. À  LIRE ABSOLUMENT

Extrait choisi : Dois-je faire tinter une cuiller sur mon verre ? Réclamer le silence et l’attention ? Pas envie d’être au centre des regards, ni de mettre en scène notre bonheur conjugal. La vérité, c’est que depuis quelques jours, la joie et la terreur se mangent l’une l’autre. J’ai envie de pousser un cri. Ou de planter ma fourchette dans la main de ma voisine, comme Charlotte Gainsbourg dans La petite voleuse. Mais je n’ose pas. Trop polie. Trop bien dressée. Alors je me tortille sur mon siège et balbutie que voilà, je suis enceinte. On me félicite. Même ceux qui ont des enfants. Personne ne me lance de regard affolé, ne m’envoie de message anonyme pour que je renonce à ce projet. Est-ce un piège ? Se réjouissent-ils secrètement que je commette la même erreur qu’eux ? J’ai perdu mes certitudes…

Publié dans polar

Psychopathe – Keith Ablow

 

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Résumé : « Docteur Clevenger, le sang des autres me couvre et me souille, pourtant mon cœur n’est pas dénué de bonté. Je n’ai pas de raison de tuer, mais je ne peux pas m’empêcher de le faire. Mon désir dévorant de la vie des autres est plus grande que l’envie de nourriture, de sexe ou de savoir. Il est irrésistible. »
Que faire lorsqu’un psychopathe croit pouvoir se délivrer de ses propres démons en provoquant les confessions de ses victimes? Que faire face à un meurtrier insaisissable, surnommé « le tueur des autoroutes », qui élimine par empathie ses proies lorsqu’elles refusent de se confier davantage? Un homme qui sait pourtant ouvrir toutes les barrières mentales, qui pleure en les égorgeant et se conduit au quotidien comme le plus charmant des compagnons… Franck Clevenger, docteur en psychiatrie régulièrement sollicité par le FBI, se retrouve confronté à un cas particulièrement effrayant de schizophrénie. L’homme qu’il traque est un nomade, un psychiatre comme lui, un double en négatif de ce qu’il pourrait être…

Mon avis : Avant toutes choses: J’ADORE KEITH ABLOW!!! J’ai lu ce roman il y a quelques années maintenant mais son histoire est bien ancrée dans les abysses de ma conscience car j’ai été happé par son récit, par ses protagonistes et surtout par sa complexité. Nous sommes ici dans les bas-fonds émotionnels d’un tueur, nos rentrons littéralement dans son esprit comme si notre propre regard devenait le sien. C’était parfois déroutant tellement les descriptions y sont précises, presque réelles… Nous nous introduisons dans un duel psychique entre un grand et renommé psychiatre expert en criminologie et un psychopathe schizophrène à la personnalité exacerbée qui soigne les autres, se repaît de leurs histoires avec un talent tel qu’il parvient à inspirer une confiance naturelle et quasi immédiate. Les deux hommes sont rusés, intelligents et manipulateurs. Leur frontière est floue, presque invisible. Le bien contre le mal, le jour affrontant la nuit jusqu’au moment où ces personnages ne savent plus dans quel camp se ranger. Le style de ce roman est vraiment plaisant. Il y a de nombreux avantages comme par exemple avoir des psychiatres comme protagonistes, cela nous donne des détails sur les personnalités psychotiques au fils du roman, ça enrichit et donne plus de profondeur au récit et surtout d’avoir comme tueur…
Bon je ne peux pas vous en divulguer d’avantages. Je veux vous laisser sur cette fin. Il vous suffit juste de vous procurer ce petit chef d’oeuvre pour en connaitre le dénouement. Ce roman a était une très jolie révélation. C’est le deuxième polar qui m’a le plus fasciné.

Le premier? Je vous laisser jeter un œil à l’article que je lui ai dédié 😉 C’est juste ICI

Extrait choisi : La Dixième Symphonie de Malher passait sur la stéréo de la BMW X5, mais la sérénité de ce morceau ne parvenait pas à apaiser Jonah. Sous l’effet de la fureur, sa peau était bouillante. Les paumes de ses mains, sur le volant brûlaient. Son cœur cognait, pompait plus de sang à chaque battement, engorgeait son aorte, dilatait sa carotides, si bien que l’intérieur de son crâne, quelque part dans les lobes temporaux de son cerveau, palpitait. Il s’aperçut qu’un flot enivrant d’oxygène, dans les profondeurs de son être, l’attirait irrésistiblement en lui-même. Le désir dévorant de tuer débutait toujours de cette façon et il croyait toujours qu’il parviendrait à le contrôler, à le soumettre en le chevauchant sur une autoroute interminable, comme son grand-père brisait les poulains nerveux dans le ranch des plaines de l’Arizona où Jonah avait passé son adolescence. Sa psychopathie était si rusée qu’elle parvenait à le persuader qu’il était plus fort qu’elle, que ce qu’il y avait de bon en lui pouvait vaincre le mal. Et il le croyait toujours, alors qu’il avait abandonné seize cadavres au bord des autoroutes.

Quelques mots sur l’auteur : L’américain Keith Ablow est un expert en psychiatrie criminelle. Il est l’auteur de six romans mettant en scène le personnage récurent de Franck Clevenger, lui aussi psychiatre régulièrement consulté pour les enquête les plus dures. Salué par James Ellory ( Les assasins, les anonymes...) et Dennis Lehane ( Un dernier verre avant la guerre, Gone, Baby, gone…) comme l’une des grandes révélations du thriller de ces dernières années. Keith Ablow est traduit en France par les éditions du Rocher.

Publié dans Romans contemporains

Le sens de la nuit – Nicolas Bréhal

Le sens de la nuit Nicolas Bréhal

Résumé : Pour certains esprits sensibles, la fin du jour est un passage qui révèle la dualité du clair et de l’obscur, du connu et de l’inconnu. Mais à d’autres, qui sont franchement bouleversés, ce mystérieux passage dénonce un combat plus ambigu encore: le pur contre l’amour, le bien contre le mal. Le sens de la nuit cerne l’inconscient d’un assassin, son malheur à tuer. Il analyse le dédoublement magique de Gaspard, la schizophrénie insidieuse qui l’amène à se glisser dans le crime comme dans un « sommeil oublieux ».

Mon avis : Parfois, il y des livres que l’on achète et que l’on oublie, cachés dans un recoin de notre bibliothèque, ils sont là, patientant sagement que l’on s’y intéresse, que l’on prenne le temps de les toucher, de les sentir et surtout, de les lire. Je me souviens très bien de ce jour où, j’avais terminé un roman et comme un compulsif affamé, il m’en fallait un autre. Mais lequel choisir? Je parcours ma bibliothèque, de mes doigts, je les touche un par un. Non, pas celui-là! Déjà lu! Pourquoi pas celui-ci! Non, je ne suis pas en phase de le lire pour le moment! Quand, Le sens de la nuit apparaît à moi, dans un recoin légèrement en retrait, pas aligné, reclus des autres livres. Voilà un titre intéressant qui pique ma curiosité. Depuis quand ai-je ce roman? Je n’avais aucun souvenir d’avoir en ma possession un livre de ce genre. Je m’arrête un instant sur cette photo, cette jeune femme visiblement désemparée en pleine rue dont le flou de cet instant nous cache une évidente vérité. Je pousse le vice et je le retourne, je lis le résumé, le relis une deuxième fois et me voilà conquis. Après deux jours d’une lecture intense où j’ai pu, grâce à la plume de Nicolas Bréhal, parcourir toute une palette d’émotions, je peux vous dire désormais que ce roman a marqué mon année 2017. Le roman se déroule à Paris, dans un été où il y fait particulièrement chaud, il est question de plusieurs personnages, ils se connaissent peu voir pas du tout mais ils sont liés par une seule et même dualité. Il y a Marge, jeune femme à la dérive, amoureuse de Thomas et amie de Sabine, autre oiseau rebelle des nuits parisiennes sans oublier Marcus, chauffeur de taxi travaillant exclusivement le soir venu. Comment tous ces personnages et quelques innocentes victimes découpées au couteau vont-ils se télescoper dans la danse de folie meurtrière orchestrée par Gaspard? Gaspard, fils d’un aveugle, se sentant lui-même enfant de la nuit, notre assassin «lâche et romantique» nous est décrit au hasard des pérégrinations de notre amie Marge. Un testament littéraire qui serre la gorge. Bref, un roman déroutant, parfois dérangeant, qui décrit dans une précision presque chirurgicale les bas-fonds de la folie, du désarroi mais aussi de l’amour. N’est-ce pas ça la littérature? Un roman qui dénote et nous pousse aux questionnements? Quoi de mieux que les maux de notre société pour révéler une parcelle de notre mal-être? C’est un roman noir mais paradoxalement plein d’espoir. Je vous conseille vivement cette lecture. Depuis ce jour, ce roman a une place beaucoup plus évidente dans ma bibliothèque 😉

Extrait choisi : Première nocturne : Depuis des années, la fin du jour condamnait Marge à une petite mort. Quand le soleil sombrait, elle se rendait compte combien son existence était vague, nuageuse, fragile, et son anxiété incommunicable. Pendant quelques instants, où qu’elle fût, Marge s’éclipsait. J’ai approché un assassin qui, dans la tradition des grands monstres du crime, devenait fou à la tombé du soir. « Le crépuscule excite les fous » écrit Baudelaire dans l’un de ses petits poèmes en prose; puis il évoque la nuit comme un vrai moment d’espoir et d’apaisement. (Faut-il le croire?…)

Quelques mots sur l’auteur : Gérald Solnitzki dit Nicolas Bréhal, né à Paris le 6 décembre 1952, mort à Levallois-Perret le 31 mai 1999 est un écrivain français, lauréat du Prix Renaudot en 1993 pour Les corps célestes. Le sens de la nuit est son huitième et dernier roman paru en 1999 aux éditions Gallimard.

Publié dans polar

L’opossum rose – Federico Axat

L'opossum rose-Frederico Axat

Résumé: Désespéré, Ted McKay est sur le point de se tirer une balle dans le crâne lorsque, le destin s’en mêlant, un inconnu sonne à sa porte. Et insiste. Ted s’apprête à aller ouvrir quand il aperçoit sur son bureau, et écrit de sa propre main, un mot on ne peut plus explicite : Ouvre. C’est ta dernière chance. Sauf qu’il ne se rappelle absolument pas avoir écrit ce mot. Intrigué, il ouvre à l’inconnu, un certain Justin Lynch. Et se voit proposer un marché séduisant qui permettrait d’épargner un peu sa femme et ses filles : on lui offre de maquiller son suicide en meurtre. Mais qui est vraiment ce Lynch ? Et quelles sont ses conditions ?
Mon avisOk! Nous sommes bien arrivés à destination… LA FOLIE. Bienvenue dans un monde parallèle mêlant fiction et réalité. Nous avons trouvé le chaînon manquant entre John Irving et Stephen King. Il se nomme Frederico Axat.
Un roman époustouflant à la construction narrative originale et parfaitement maîtrisée. Un véritable thriller psychologique qui nous amène tout droit dans les méandres abyssales de Ted McKay (personnage central de ce livre). Il n’y a pas de bain de sang, aucune violence ici, mais un récit palpitant qui, au fur et à mesure, construit l’histoire. Les premiers chapitres sont flous, on s’y perd entre la fiction et la réalité, la folie ou la raison mais l’intrigue est quant à elle bien réelle et me pousse à creuser un peu plus pour avoir des réponses. L’histoire est bien ficelée, les protagonistes nous provoquent l’empathie, la pitié et parfois l’agacement. Les scènes se succèdent en courts chapitres sans que l’on sache vraiment où les personnages vont nous emmener.
Une véritable découverte. J’en ai adoré la lecture qui ne m’a pas laissée de marbre. Je vous conseille vivement ce roman paru aux éditions Calmann-Levy.
Extrait choisi: Deux réalités fragmentées cohabitaient dans son cerveau : à en croire la première, il avait tué Wendell, mais la seconde attestait qu’il n’était pas un assassin et qu’il avait discuté avec lui… l’intérieur d’un château miniature rose ! De toute évidence, Ted avait de sérieux problèmes, autant le reconnaître.
Quelques mots sur l’auteur: Federico Axat est un auteur de thriller psychologique né en 1975 à Buenos Aires. Peu connu en France, L’opossum rose est son troisième roman.
Romans parus précédemment:
  • Benjamin (2010)
  • La transformation des papillons (2015)
  • L’opossum rose (2016)

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Hanae