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Dans son silence – Alex Michaelides

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Parution : 06 février 2019
Éditeur : CALMANN-LEVY

Résumé : Alice, jeune peintre britannique en vogue, vit dans une superbe maison près de Londres avec Gabriel, photographe de mode. Quand elle est retrouvée chez elle, hagarde et recouverte de sang devant son mari défiguré par des coups de couteau fatals, la presse s’enflamme. Aussitôt arrêtée, Alice ne prononce plus jamais le moindre mot, même au tribunal. Elle est jugée mentalement responsable et envoyée dans une clinique psychiatrique.
Six ans plus tard, le docteur Theo Faber, ambitieux psychiatre, n’a qu’une obsession : parvenir à faire parler Alice. Quand une place se libère dans la clinique où elle est internée, il réussit à s’y faire embaucher, et entame avec elle une série de face-à-face glaçants dans l’espoir de lui faire extirper un mot. Et alors qu’il commence à perdre espoir, Alice s’anime soudain. Mais sa réaction est tout sauf ce à quoi il s’attendait…

Mon avis :ALERTE GROS COUP DE CŒUR ♥ Oui, oui! J’ai pris (du début de la lecture jusqu’à la dernière page) une claque monumentale. C’est officiellement le thriller 2019 qui a réussi avec brio à me tenir en haleine grâce à son intrigue grandiose et son dénouement magistral. Ces mots sont peut-être forts de sens, mais ils restent les cris du cœur.

Quel bien fou de ne pas avoir recours à une enquête « classique » où les policiers, forces de l’ordre ou poulets (comme vous voulez) prennent une place centrale dans l’histoire. Ici, ils sont en quelque sorte inexistants. Pratiquement tout le récit se déroule dans un hôpital psychiatrique où Alicia Berenson y est confinée pour avoir sauvagement assassiné son mari – Gabriel Berenson – photographe de mode. Un meurtre barbare qui a rendu le pauvre homme méconnaissable. Alicia – peintre de renom dont le mouvement artistique est de peindre des images aussi réalistes que des photographies – est retrouvée près de feu son mari, une arme à la main, criblée de sang qui ne laisse planer aucun doute quant à sa culpabilité. Malgré un talent dingue et une oeuvre prolifique, la carrière d’Alicia s’arrête brusquement. L’issue est fatale, cette pauvre femme s’enferme dans un profond mutisme. Un tel silence abyssal qu’aucun thérapeute n’a pu l’en extraire. C’est sans compter sur la détermination sans borne de Theo Faber qui a suivi l’affaire Alicia Berenson via les médias et qui décide par une force et une détermination qu’il ne s’explique pas, de venir en aide à cette jeune femme. Par chance, un poste dans l’hôpital où elle est enfermée se libère. Theo postule et mettra tout en oeuvre pour qu’Alicia devienne sa patiente. Sa motivation a eu raison de lui. La  thérapie peut donc commencer… 

Theo Faber est un homme de 42 ans, le choix de devenir psychothérapeute n’est pas venu par hasard. L’essence même de ce choix trouve sa source dans un mouvement égoïste. En effet, c’est le métier idéal qui l’aidera à guérir ses propres maux. Ayant eu une enfance plus que perturbée, il grandit dans un état de stress permanent, de nervosité, d’angoisses et de peurs tirant son origine de ce père aux crises de rages imprévisibles. Un homme envahissant, castrateur et d’une mère certes présente mais sous l’emprise de la violence de son mari.
En s’orientant donc vers un métier basé sur la santé « psychique », il améliore en parallèle son propre état.
Theo deviendra donc le thérapeute officiel d’Alicia et malgré le silence exacerbé de cette dernière, il mettra tout en oeuvre pour la faire parler. Quitte à mener une enquête et parler officieusement aux proches d’Alicia, ceci afin d’en savoir davantage sur son passé et qui elle est vraiment.

Un thérapeute doit obligatoirement mettre une distance avec ses patients, feindre une certaine empathie pour instaurer à la relation un climat de confiance et de bienveillance. Mais que ce passe-t-il si les barrières tombent et que l’affect prend une place prépondérante dans la relation entre le psychotique et le thérapeute? Où se situe alors la folie? Qui est qui? Qui devient qui? Et finalement qui soigne qui?

Vous souhaitez le savoir? Alors, bienvenue dans ce thriller psychologique parfaitement maîtrisé où l’on prend plaisir à se faire manipuler. Alex Michaelides nous oblige à sortir de notre zone de confort et son talent nous agrippe en nous laissant une marque indélébile. Notre vision sur le monde s’en trouve altérée, nous sommes happés par l’histoire, par le contexte et la force psychologique de chacun des personnages. Nous laissons par l’éloquence de ce roman, libre court à la folie. Seule la fluidité du texte et les mots précis de l’auteur restent nos fils conducteurs pour éviter toute perte dans les méandres du psyché humain. Notre imaginaire s’en trouve bouleversé et notre point de chute reste le merveilleux talent d’Alex Michaelides.

Ce roman se soit d’être lu et apprécié à sa juste valeur. Son contenu nous prend aux tripes, nous bouleverse, nous cogne et nous procure de merveilleuses sensations. Nous sommes touchés par le travail de recherche de l’auteur et sa capacité à extraire pour nous l’essentiel, sans aucune fioriture. Il a réussi à nous soulever et nous rappelle à chaque page que la folie n’est jamais très loin.

Quelques mots sur l’auteur : Alex Michaelides est un scénariste britannique de trente-neuf ans, Son prochain long métrage, The Brits are coming, qui sortira en 2019, propose Uma Thurman, Tim Roth et Stephen Fry à l’affiche. Alex a étudié la psychanalyse pendant trois ans, et a travaillé pendant deux ans dans une clinique pour jeunes. Dans son silence, son premier roman, est sur le point de devenir un phénomène dans le monde entier.

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Je vous tire le portrait 3 – Agathe the book

Bonjour mes bibliophiles,

J’espère que vous allez bien! Je reviens vers vous aujourd’hui avec un nouveau portrait celui d’Agathe the Book.
Agathe a eu l’extrême gentillesse de se prêter au jeu avec des réponses complètes et sans filtre malgré un emploi du temps chargé. En effet, Agathe est la présidente du Grand prix des blogueurs littéraires et elle nous concocte une soirée qui sera grandiose en compagnie d’autres blogueurs mais aussi écrivains. Vous ne connaissez pas? Je vous pardonne. Vous avez juste a cliquer sur ce lien pour avoir plus de renseignements. Grand Prix des Blogueurs Littéraires.

Que dire d’Agathe The Book, une véritable passionnée des mots, des écrivains, de la littérature. C’est indéniable. Mais c’est avant tout une femme vitaminée qui affiche un large sourire en toutes circonstances. Malgré ses projets, sa vie de famille, son blog, son compte Instagram et sa vie de femme, Agathe n’oublie pas d’être humaine et franchement cool!!! C’est aussi un peu grâce à elle que je me suis lancé dans le monde vertigineux de la blogosphère et dompté la bête qu’est l’ordinateur 😉

Agathe si tu passes par là, tu peux être fier, un homme de plus dans ce monde de femme. 🙂

Trêve de plaisanterie les amis. Je vous laisse découvrir le portrait chinois d’Agathe. Excellente lecture. 😉

Ps : N’oubliez pas de vous abonner à son compte Instagram : Agathe The Book

Agathe the Book

Si j’étais : 

Un livre :
« Le potentiel érotique de ma femme » : un condensé burlesque d’humour et de sensibilité, un de mes préférés de David Foenkinos! À découvrir dans les éditions Folio avec la belle couverture de Soledad Brav.

Un genre littéraire :
Une belle auto-fiction contemporaine.

Un auteur :
Frédéric Beigbeder : admiration sans borne pour son aplomb, son allure de dandy et ses réflexions ô combien pertinentes sur notre société, sa dérision permanente du triste monde dans lequel on vit.

Un conte de fée :
Le belle au bois dormant. Se piquer au rouet de son destin, attendre toute la journée son Prince charmant, hésiter entre la robe bleue et la robe rose, c’est tout à fait moi 😉 et puis c’est le conte le plus romantique qui existe.

Une citation :
« Appuyez-vous sur vos principes, ils finiront pas céder ». Oscar Wilde (Je finis toujours par faire ce que j’ai honni en premier lieu).

Un mot : 
AMOUR ! c’est le premier qui me vient toujours à l’esprit.

Une époque : 
L’époque des rois, Marie-Antoinette, tout ça tout ça. J’aime mon époque mais je crois que je viens d’une autre… Flonflon, perruques, parfum et courtisanes me fascinent.

Un lieu :
Un jardin fleuri et à moitié ombragé , au gazon moelleux sous les pieds; (lieu de sécurité en auto-hypnose).

Un événement marquant : 
La naissance de mes filles.

Un voyage :
Venise l’hiver…rien de plus inspirant.

Une musique: 
« Woman » d’Alex Hepburn.

Une odeur : 
Un petit cou de bébé.

Une couleur : 
Rose bonbon.

Une objet: 
Un rouge à lèvre rose bonbon.

Un animal : 
Un félin, mais lequel…mmm un lion plutôt qu’une lionne, j’en ai marre de cuisinier 😉