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Victime 2117 – Jussi Alder Olsen

Parution : 02 janvier 2020
Éditeur : Editions Albin Michel

Résumé : Le journal en parle comme de la « victime 2117 » : une réfugiée qui, comme les deux mille cent seize autres qui l’ont précédée cette année, a péri en Méditerranée dans sa tentative désespérée de rejoindre l’Europe.
Mais pour Assad, qui œuvre dans l’ombre du département V de Copenhague depuis dix ans, cette mort est loin d’être anonyme. Elle le relie à son passé et fait resurgir de douloureux souvenirs. Il est temps pour lui d’en finir avec les secrets et de révéler à Carl Mørck et à son équipe d’où il vient et qui il est. Au risque d’entraîner le département V dans l’œil du cyclone. Qui est Assad ? Victime 2117 est la réponse. Cette enquête est son histoire.

Mon avis :
C’est avec une joie difficilement contrôlable que je retrouve les enquêtes du département V et l’équipe qui en a fait leur succès depuis de nombreuses années. Moi, fan de Jussi Alder Olsen ? Pas du tout !!! 😋 Je l’adore tout simplement. L’auteur nous revient cette année avec un huitième opus qui, comme la quatrième de couverture nous l’annonce, nous promet de sacrés rebondissements. Et je peux d’ores et déjà vous le certifier, le pari est gagné.
Quelle joie de retrouver les personnages qui ont rendu célèbre le département V de Copenhague. Carl, Assad et Rose, un trio de choc que j’ai pu accompagner depuis le début avec Miséricorde (Albin Michel – Octobre 2011) et que j’ai du quitter avec Selfie (Albin Michel – Avril 2017). Jussi Alder Olsen nous revient et signe avec Victime 2117 un magistral thriller aux découvertes et révélations incroyables tout en conservant précieusement tous les ingrédients qui en ont fait l’écrivain nordique le plus lu en France en un peu moins de 10 ans. Chapeau bas !
J’ai connu Jussi Alder Olsen grâce à ma maman qui m’a harcelé pour que je lise Promesse (Albin Michel – janvier 2016). Ayant eu un véritable coup de cœur pour ce roman, j’ai été poussé par l’envie de dévorer toutes les enquêtes à la chaîne. À l’époque, je n’avais pas de compte Instagram : hanae_part_en_livre et encore moins un blog. Voilà pourquoi, je n’ai pu rédiger d’avis. Peut-être qu’un jour j’aurai la foi de vous les partager 😀. La quatrième de couverture de Victime 2117 a été plus que révélatrice et a su nous mettre l’eau à la bouche. Promesse tenue.
Dans cet opus, Jussi Alder Olsen met en lumière le sombre passé d’Assad. Les secrets sont dévoilés et les révélations partagées sont comme un coup de poignard pour le département V et de ses acolytes Carl et Rose. L’auteur a frappé encore plus fort en imbriquant une deuxième enquête en parallèle avec le passé d’Assad et de ses propres démons, trop longtemps cachés, qui resurgissent. Nous suivons, à travers l’alternance des chapitres, deux enquêtes bien distinctes. cela aurait pu nous faire tomber dans l’ennui ou dans l’oubli mais Jussi Alder Olsen a un talent de narration fou, et cette écriture immersive nous pousse, un peu plus, au bord du stress. Les personnages y sont tellement ancrés et les sujets abordés plus vrais que nature que j’ai dû, à plusieurs reprises, poser mon livre pour revenir dans la réalité. Jussi Alder Olsen ne fait pas dans la dentelle. Il est très méticuleux dans chaque détail. Avec lui, aucune redondance, aucune lassitude. Le lecteur devient acteur des enquêtes du département V et cette perspective fait froid dans le dos… Mais on adore ça !!! Je me pose quand même la question : « Maintenant que les secrets d’Assad ont été dévoilés, quelles autres surprises Jussi Alder Olsen va-t-il nous concocter pour son prochain roman ? GROS COUP DE CŒUR. Je vous conseille vivement de lire Victime 2117 .

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L’Unité Alphabet – Jussi Alder Olsen

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Date de parution : 29/08/2018
Maison d’édition : ALBIN MICHEL

Résumé : L’Unité Alphabet est le service psychiatrique d’un hôpital militaire où, pendant la Seconde Guerre mondiale, les médecins allemands infligeaient d’horribles traitements à leurs cobayes, pour la plupart des officiers SS blessés sur le front de l’Est.
Bryan, pilote de la RAF, y a survécu sous une identité allemande en simulant la folie. Trente ans ont passé mais, chaque jour, il revit ce cauchemar et repense à James, son ami et copilote, qu’il a abandonné à l’Unité Alphabet et qu’il n’a jamais retrouvé. En 1972, à l’occasion des Jeux olympiques de Munich, Bryan décide de repartir sur ses traces. Sans imaginer que sa quête va réveiller les démons d’un passé plus présent que jamais.

Mon avis : Vous avez sûrement tous entendus ou lus les enquêtes du département V de Jussi Alder Olsen. Ce maître du polar scandinave nous revient en France avec son tout premier roman L’Unité Alphabet. Pour les lecteurs de cet auteur de génie, sachez que nous sommes ici dans une toute autre histoire aussi bien déroutante que poignante.

Loin d’être un récit sur la guerre dont l’histoire s’inspire comme toile de fond, nous plongeons dans le temps, en 1945 en Allemagne nazie avec pour chancelier…Hitler. Je ne vais pas épiloguer sur cette partie de l’histoire, je pense que ça parle à tout le monde. Nous faisons alors connaissance de nos deux protagonistes Bryan et James amis depuis la plus tendre enfance dont un lien indéfectible les uni. Un véritable amour fraternel les enlace et à eux deux, ils se sentent plus fort. Ils ont longuement refait le monde et pleins de promesses les unissaient. Jusqu’à ce moment où leur hélicoptère en plein vol est touché. Malgré le froid et la tempête, nos deux compères survivent. (voilà un mot qui prendra toute sa macabre splendeur au cours de l’histoire). Isolés sur le sol Allemand, Bryan et James vont devoir se faire passer pour fous et opter pour une nouvelle identité après avoir intégré l’Unité Alphabet, un hôpital psychiatrique militaire qui a pour particularité de faire des expérimentations sur les humains notamment la sismothérapie soit la thérapie par électrochocs. Va alors s’en suivre toute une machination pour se faire passer pour des véritables allemands en intégrant au mieux l’identité qu’ils ont  du voler. Nous sommes ici dans un huis-clos à nous couper le souffle. Tous les détails de la folie y sont décrits à la perfection. Mais dans cette unité, il n’y à pas que des fous, Bryan et James vont également rencontrer des simulateurs qui préparent des coups machiavéliques. Après plusieurs mois d’enfermement, de violences et de bizutages, Bryan réussit à s’échapper sans autre choix que de laisser James seul. Plus de trente ans après Bryan toujours envahit par la culpabilité de cet abandon décide de retrouver les traces de son ami. Un long chemin parsemé d’embûches va l’entendre sur les terres de son triste passé.

C’est un récit sur la trahison comme il en arrive tous les jours et dans toutes sortes de situations. Malgré l’amour que l’on porte à une personne, il suffit que l’absence et le temps viennent au rendez-vous pour que l’ordre change. D’une écriture magistrale, Jussi Alder Olsen m’a une fois de plus démontré son talent. L’intrigue vous tient au corps sur une histoire parfaitement cohérente et la narration quant à elle et bien plus que maîtrisée. Il nous glisse des frissons dans le bas du dos, nous coupe la respiration quand nous nous y attendons le moins et nous promet pleins de papillons dans le bas ventre.

UN VÉRITABLE COUP DE CŒUR POUR CETTE FIN D’ANNÉE 2018