Publié dans littératures françaises

Vers la beauté – David Foenkinos

Vers la beauté David Foenkinos

Aux éditions Gallimard

Résumé : Antoine Duris est professeur aux Beaux-Arts de Lyon. Du jour au lendemain, il décide de tout quitter pour devenir gardien de salle au musée d’Orsay. Personne ne connaît les raisons de cette reconversion ni le traumatisme qu’il vient d’éprouver. Pour survivre, cet homme n’a trouvé qu’un remède, se tourner vers la beauté. Derrière son secret, on comprendra qu’il y a un autre destin, celui d’une jeune femme. Camille, hantée par un drame.

Mon avis : David Foenkinos nous invite dans cet opus à nous tourner vers la beauté de l’art mais pas que. Nous faisons ici la connaissance d’un homme avec ses doutes, ses amours et ses errances cachant un terrible secret qui l’oblige à quitter Lyon pour se perdre au milieu des tableaux au musée d’Orsay. Que cache Antoine pour vouloir à ce point se faire oublier? L’histoire est d’une certaine violence, elle vous prend au corps et fait parfois mal au cœur mais paradoxalement elle est merveilleuse. Je qualifierais ce roman ainsi que l’auteur en quelques mots : Univers-Identité-Subtilité-Humilité.  Ce roman rejoint incontestablement La délicatesse et Charlotte. Bref, procurez-vous le et imprégnez-vous de cette petite beauté 🙂
Mon sens critique est totalement erroné face à un roman de David Foenkinos car :

#JESUISFAN 

Extrait choisi : Le musée d’Orsay à Paris, est une ancienne gare. Le passé dépose ainsi une trace insolite sur le présent. Entre les Manet et les Monet, on peut se laisser aller à imaginer les trains arrivant au milieu des tableaux. Ce sont d’autres voyages maintenant. Certains visiteurs ont peut-être aperçu Antoine Duris ce jour-là, immobile sur le parvis. Il paraît tombé du ciel, stupéfait d’être là. La stupéfaction, c’est bien le mot qui peut caractériser son sentiment à cet instant.

Quelques mots sur l’auteur : Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore David Foenkinos sachez une chose : C’est inacceptable!!!! 😉
Né en 1974, il est l’auteur de quinze romans parmi lesquels La délicatesse, Les souvenirs, Le mystère Henri Pick. Ses livres sont traduits en plus de quarante langues. Son roman Charlotte a obtenu le prix Renaudot et le prix Goncourt des lycéens en 2014.

NB : J’ai pris cette photo dans la cour d’honneur du Palais-Royal ou se trouvent les colonnes de Buren. J’ai n’ai pas voulu faire comme certains (sans aucune animosité) en prenant cette photo au musée d’Orsay où, je vous l’accorde, se situe la zone géographique prédominante de ce roman. Mais la beauté est partout dans Paris 🙂

« Parfois l’apparition de ce que l’on a longtemps espéré transforme le silence en vacarme. »