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Trop de morts au pays des merveilles – Morgan Audic

Parution : 06 avril 2016
Éditeur : Editions du ROUERGUE

Résumé : Depuis trois ans Alice, la femme de Christian Andersen, a disparu. Et depuis trois ans, les gens qui l’entourent se posent la même question : Andersen a-t-il tué sa femme ? Andersen rendu amnésique par un grave accident quelques jours après qu’Alice a disparu. Andersen, la mari inconsolable qui emploie un détective pour retrouver sa femme, si belle, si blonde, si étrangement semblable aux victimes du désormais célèbre Marionnettiste, le tueur aux rituels macabres qui assassine, justement, une nouvelle fois. De quoi remettre en selle l’ex-lieutenant Diane Kellerman, révoquée pour violence et prête à péter de nouveau les plombs.

Mon avis : THE PAGE TURNER durant le confinement. Oui, Trop de morts au pays des merveilles est, pour moi, un énorme coup de cœur avec Le Manufacturier de Mattias Kopping (D’ailleurs, si tu sens la motivation de lire mon avis sur ce roman de dingue, c’est juste ICI ). Au-delà du suspense et des rebondissements à n’en plus finir, la plume de Morgan Audic joue et manipule nos sensations et nos sentiments sans aucune pitié.
ON ADORE!
Je ne connaissais pas Morgan Audic jusqu’à maintenant. Je me suis procuré son roman par simple curiosité avec, quand même, une légère influence sur les avis que j’ai pu voir circuler sur Instagram. Mais, pour être franc, je suis passé complètement à côté car : Trop de livres à lire ! Pas assez de temps ! Pas maintenant etc… Bref, toutes les excuses impossibles et inimaginables qui ont laissé ce roman sur les étagères de ma bibliothèque.
Après la lecture du roman de Maxime Chattam – Le signal (tu veux lire cet avis aussi ? Clique ICI), j’avais besoin de me plonger dans un thriller bien classique, sans sorcellerie ni magie. J’avais besoin d’une lecture très « terre à terre » et proche de la réalité.
Après quelques combats ô combien houleux entre mes bas-instincts et tous ces livres s’offrant à moi, j’ai jeté mon dévolu sur le roman de Morgan Audic – Trop de morts au pays des merveilles. Confortablement installé et accompagné d’un café et d’une cigarette (oui, je fume. Interdiction de me juger 🙂 ) j’ai attaqué la lecture et dès les premières pages, j’ai été happé par l’histoire, les personnages et le contexte.

L’histoire se déroule à Paris ainsi que sa banlieue proche et lointaine. Christian Andersen, au lourd passé, devenu avocat associé avec son meilleur ami Franck Batisti, a perdu sa femme trois ans auparavant. Il mène un combat sans merci pour retrouver l’amour de sa vie. Il engage un détective privé, crée des forums dans l’espoir qu’un parfait inconnu prévienne Andersen d’avoir aperçu son épouse, dans une station de métro, un parc, peu importe. Un lien direct ou indirect qui lui permettra de retrouver sa femme en échange d’une généreuse rançon. Nous suivons son combat sans ménagement qu’il mène corps et âme avec espoir mais, malheureusement, sans grand résultat. En parallèle, nous suivons une tout autre histoire sur des meurtres, d’une intense atrocité, qui sévissent dans toute la capitale. Le meurtrier opère avec le même modus operandi sur le profil de victimes – Femmes d’une quarantaine d’années, blondes… – étrangement similaires à la femme disparue de Christian Andersen. Est-ce l’oeuvre d’un psychopathe récidiviste ? Toutes les preuves penchent vers le Marionnettiste. Mais problème, celui-ci est en prison. L’enquête patauge et laisse planer le doute et l’angoisse. C’est sans compter sur l’aide improbable de Diane Kellerman qui mènera un combat malgré un conseil disciplinaire qui la suspendra de ses fonctions. Elle va remuer la poussière et mettre à jour bien des noirceurs qui rendront l’histoire passionnante. L’enquête se tisse telle une toile d’araignée en donnant au roman une dimension angoissante et une tension plus que palpable.

Conclusion : J’ai été subjugué par l’écriture si précise et si détaillée de Morgan Audic. En aucun cas le roman tombe dans le « too much » et là est précisément la force de l’auteur. Les personnages y sont complexes et traînent derrière eux de lourds fardeaux, ce qui donne une profondeur dramatique non négligeable. C’est diabolique, inondé de manipulation, de jeux sordides, de vices cachés et de faux-semblant. Les rebondissements y sont nombreux, divers et variés et nous en sommes béats. Quant aux rebondissements, il nous laissent sur le cul car avec toutes les suppositions que l’on se crée durant la lecture du récit, les dernières pages nous prouvent que nous étions totalement à côté de la plaque. On note également une influence flagrante sur le célèbre conte de Lewis Carroll Alice au pays des merveilles mais en beaucoup plus dark quand même.
Du coup, il faut que je lise son dernier roman paru en 2019 De bonnes raisons de mourir chez Albin Michel.

« Je ne suis pas fou, ma réalité est juste différente de la vôtre. »

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Santa Muerte – Gabino Iglesias

Parution : 20 février 2020
Éditeur : Editions SONATINE

Résumé : SANTA MUERTE, PROTEGEME… Austin, Texas. Tu t’appelles Fernando, et tu es mexicain. Immigré clandestin. Profession ? Dealer. Un beau jour… Non, oublie « beau ». Un jour, donc, tu es enlevé par les membres d’un gang méchamment tatoués qui ont aussi capturer ton pote Nestor. Pas ton meilleur souvenir, ça : tu dois les regarder le torturer et lui trancher la tête. Le message est clair : ici, c’est chez eux.
Fernando croit en Dieu, et en plein d’autres trucs. Fernando jure en espagnol, et hésite à affronter seul ses ennemis. Mais avec l’aide d’une prêtresse de la Santeria, d’un Portoricain cinglé et d’un tueur à gages russe, là, oui, il est prêt à déchaîner l’enfer.

Mon avis : Un style vif, brutal et sans fioriture qui nous plonge directement dans le cartel mexicain. Fernando Nando est l’antihéros des temps modernes. Immigré mexicain, il débarque à Austin au Texas pour fuir son Mexique natal, la peur au ventre. On le kidnappe, il est conduit, on ne sait où, bâillonné, confiné dans le coffre d’une voiture. Il doit assister à la mise à mort de son pote Nestor. C’est direct, c’est froid, c’est sanglant. On ne plaisante pas ici… Une décapitation en bonne et due forme qui lui montre qu’il n’est rien. Le but est simple, Fernando doit laisser un message. Ce gang tatoué souhaite étendre leur royaume et ils n’hésiteront pas à tuer avec de nombreux modes opératoires et malsains.
Entre ses prières à la Santa Muerte, ses offrandes et ses cachetons. Fernando a un but, répondre à la mort.
La plume de Gabino Iglesias nous asperge d’acide, il rentre en plein cœur du sujet, il ne nous laisse pas le choix, pas de temps à perdre. Ce roman de 180 pages se lit d’une traite. D’un réalise sociale survolté, Gabino Iglesias nous prouve dans ce premier roman qu’il possède de grosses cojones.

Choc entre deux cultures, entre deux traditions. Les frontières se brouillent et laisse place à Gabino Iglesias.

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Victime 2117 – Jussi Alder Olsen

Parution : 02 janvier 2020
Éditeur : Editions Albin Michel

Résumé : Le journal en parle comme de la « victime 2117 » : une réfugiée qui, comme les deux mille cent seize autres qui l’ont précédée cette année, a péri en Méditerranée dans sa tentative désespérée de rejoindre l’Europe.
Mais pour Assad, qui œuvre dans l’ombre du département V de Copenhague depuis dix ans, cette mort est loin d’être anonyme. Elle le relie à son passé et fait resurgir de douloureux souvenirs. Il est temps pour lui d’en finir avec les secrets et de révéler à Carl Mørck et à son équipe d’où il vient et qui il est. Au risque d’entraîner le département V dans l’œil du cyclone. Qui est Assad ? Victime 2117 est la réponse. Cette enquête est son histoire.

Mon avis :
C’est avec une joie difficilement contrôlable que je retrouve les enquêtes du département V et l’équipe qui en a fait leur succès depuis de nombreuses années. Moi, fan de Jussi Alder Olsen ? Pas du tout !!! 😋 Je l’adore tout simplement. L’auteur nous revient cette année avec un huitième opus qui, comme la quatrième de couverture nous l’annonce, nous promet de sacrés rebondissements. Et je peux d’ores et déjà vous le certifier, le pari est gagné.
Quelle joie de retrouver les personnages qui ont rendu célèbre le département V de Copenhague. Carl, Assad et Rose, un trio de choc que j’ai pu accompagner depuis le début avec Miséricorde (Albin Michel – Octobre 2011) et que j’ai du quitter avec Selfie (Albin Michel – Avril 2017). Jussi Alder Olsen nous revient et signe avec Victime 2117 un magistral thriller aux découvertes et révélations incroyables tout en conservant précieusement tous les ingrédients qui en ont fait l’écrivain nordique le plus lu en France en un peu moins de 10 ans. Chapeau bas !
J’ai connu Jussi Alder Olsen grâce à ma maman qui m’a harcelé pour que je lise Promesse (Albin Michel – janvier 2016). Ayant eu un véritable coup de cœur pour ce roman, j’ai été poussé par l’envie de dévorer toutes les enquêtes à la chaîne. À l’époque, je n’avais pas de compte Instagram : hanae_part_en_livre et encore moins un blog. Voilà pourquoi, je n’ai pu rédiger d’avis. Peut-être qu’un jour j’aurai la foi de vous les partager 😀. La quatrième de couverture de Victime 2117 a été plus que révélatrice et a su nous mettre l’eau à la bouche. Promesse tenue.
Dans cet opus, Jussi Alder Olsen met en lumière le sombre passé d’Assad. Les secrets sont dévoilés et les révélations partagées sont comme un coup de poignard pour le département V et de ses acolytes Carl et Rose. L’auteur a frappé encore plus fort en imbriquant une deuxième enquête en parallèle avec le passé d’Assad et de ses propres démons, trop longtemps cachés, qui resurgissent. Nous suivons, à travers l’alternance des chapitres, deux enquêtes bien distinctes. cela aurait pu nous faire tomber dans l’ennui ou dans l’oubli mais Jussi Alder Olsen a un talent de narration fou, et cette écriture immersive nous pousse, un peu plus, au bord du stress. Les personnages y sont tellement ancrés et les sujets abordés plus vrais que nature que j’ai dû, à plusieurs reprises, poser mon livre pour revenir dans la réalité. Jussi Alder Olsen ne fait pas dans la dentelle. Il est très méticuleux dans chaque détail. Avec lui, aucune redondance, aucune lassitude. Le lecteur devient acteur des enquêtes du département V et cette perspective fait froid dans le dos… Mais on adore ça !!! Je me pose quand même la question : « Maintenant que les secrets d’Assad ont été dévoilés, quelles autres surprises Jussi Alder Olsen va-t-il nous concocter pour son prochain roman ? GROS COUP DE CŒUR. Je vous conseille vivement de lire Victime 2117 .

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Je suis pilgrim – Terry Hayes

Parution : 02 avril 2014
Éditeur : J.C Lattès

RÉSUMÉ :

Une jeune femme assassinée dans un hôtel sinistre de Manhattan. Un zoologiste, père de famille, décapité en public sous le soleil d’Arabie Saoudite. Le directeur adjoint d’un institut médical énucléé en Syrie. Un complot visant à commettre un effroyable crime contre l’humanité. Et en fil rouge, reliant ces événements, un dénommé Pilgrim. Pilgrim n’existe pas officiellement. Sous ce nom de code se cache un homme qui, autrefois, a dirigé une unité d’élite des services secrets et qui, avant de se retirer dans l’anonymat le plus total, a écrit un livre de référence sur la criminologie et la médecine légale. Un homme rattrapé par son passé d’agent secret .

Mon avis :

Je ne sais par où commencer et c’est bien la première fois que cela m’arrive. J’ai tant à vous partager sur ce roman sans rien vous spoiler et garder cette part de ce précieux mystère. Je souhaite, avec un « je-ne-sais-quoi », à susciter chez vous l’envie de dévorer ce roman. Je vais essayer d’être le plus spontané possible avec, je l’espère, une pointe d’originalité car ce roman a laissé plus d’une fois sa marque sur la toile et revoir, dans son flux d’actualité, un énième post de ce gros et magnifique pavé peut vite laisser une désagréable sensation de déjà-vu. Un peu comme une chanson trop longtemps écoutée ou la même phrase que ta mère répète à longueur de journée.

Je ne le dis que trop souvent mais c’est une valeur que j’aime à vous le rappeler. Je ne suis pas un critique littéraire, je ne suis pas rémunéré pour cela. Mes syntaxes sont parfois mal assurées et je n’ai pas pour objectif d’écrire un roman ou me faire un nom sur la toile. Je suis, dans son plus simple appareil, un passionné qui aime vous apporter, en toute modestie, son petit univers. Je voue une véritable admiration pour les travaux d’un auteur, pour les maisons d’éditions mais aussi pour les libraires et nous, les lecteurs. C’est donc avec mes mots, les miens, que je souhaite contribuer à faire vivre et revivre cet art qu’est la lecture.
Bon j’arrête ici cette logorrhée et je vous parle de ce pour quoi vous êtes là aujourd’hui, le saisissant roman de Terry Hayes Je suis Pilgrim

Je suis Pilgrim se veut être un roman d’espionnage et il relève ce défit avec brio. L’auteur tel un chef d’orchestre vous manipule en variant les registres, les angles de vue et par les différentes situations géographiques, historiques et politiques. L’histoire tourne autour d’un seul et même homme qui aspire, malgré un sombre passé, à vivre une vie confortable et « normale » loin des tumultes que son métier d’agent secret a pu lui imposer. Mais l’excellence de sa carrière va lui revenir en pleine face quand il va découvrir qu’au fin fond du désert de l’Afghanistan, un seul homme a pour projet ambitieux de créer l’arme la plus mortelle jamais expérimentée pour détruire l’humanité. Après les attentats du 11 septembre, le meurtre atroce et inexpliqué d’une jeune femme dans un hôtel, on peut se poser la question : quels sont les liens que peuvent unir cette histoire ? De la Turquie en passant par l’Amérique, la France et l’Italie l’histoire devient pour nous, floue, sans lien réel. Mais grâce au talent infaillible de narration de l’auteur, nous sommes littéralement happés par les dénouements. La construction du roman se veut précise et détaillée et nous plonge dans ce besoin irrésistible de tourner les pages et de vouloir en connaitre davantage. Cet opus est pour moi de haute facture. La complexité de ces personnages se dévoilant peu à peu au fil des chapitres donne une grande profondeur. L’atmosphère y est parfois lourde, pesante mais aussi très ancrée dans une réalité qui parfois donne froid dans le dos. L’auteur a réussi à me captiver sur les 900 pages sans aucune lourdeur ou redondance.

Coup de cœur 2020 signé par le talentueux Terry Hayes avec JE SUIS PILGRIM

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Un(e)secte – Maxime Chattam

Éditeur : Éditions Albin Michel 
Parution : 30-10-2019

Résumé : 

Et si tous les insectes du monde se mettaient soudainement à communiquer entre eux ? À s’organiser ? Nous ne survivrions pas plus de quelques jours.
Entre un crime spectaculaire et la disparition inexpliquée d’une jeune femme, les chemins du détective Atticus Gore et de la privée Kat Kordell vont s’entremêler.  Et les confronter à une vérité effrayante.

Mon avis : 

Il a fallu que j’attende début 2020 et que je lise de nombreux avis passés sur la toile que l’on prénomme joliment Bookstagram pour que je puisse tenir entre mes mains un roman de Maxime Chattam.
Mieux vaut tard que jamais… (ce diction prend, ici, toute sa splendeur).
C’est donc paré de ma plus grande volonté et à l’occasion de la sortie de cet opus que j’ai décidé, avec une joie sans égale, de découvrir cet auteur. Je vous certifie avec les mots qui vont suivre que la surprise était au rendez-vous. Agréable et haletante.
Ne connaissant pas l’œuvre dans son intégralité et ne demandant qu’à la découvrir, je  vais vous donc vous partager, ici, mon propre avis sur ce roman Un(e)secte  tant attendu par les lecteurs de ce prolifique auteur.

Avant de lire du Chattam (comme on dit si bien dans le jargon), je me suis penché, avec curiosité, sur le monde, enfin les mondes, que nous offrent l’auteur avec, visiblement, une grande générosité. Les univers y sont vastes, les atmosphères bien différentes. D’ailleurs, différentes séries ont vu le jour (merci Wiki) abordant différents genres. J’ai comme l’impression qu’avec Maxime Chattam tout peut-être différent, que tous les chemins mènent vers des possibles, que la frontière entre l’abstrait et le concret restent en suspens mais que, pour rester fidèle à lui même et à ses démons, il démontre toujours le même médium, celui de la noirceur humaine. Faut-il être fou pour lire du Chattam ? Pour ma part, j’ai signé mon voyage express vers la folie 😉
La palette de Maxime Chattam est large et nous promet un ascenseur émotionnel saisissant. J’ai donc commencé par un « one shot », un roman indépendant hors La trilogie du mal, Le cycle de l’homme et de la vérité et Autre-monde.
Oui, je vous l’accorde j’ai voulu la jouer secure : je ne voulais pas ressentir une énorme frustration si le coup de cœur n’était pas au rendez-vous. La déception aurait pu être bien plus grande si j’avais commencé une histoire qui débordait sur plusieurs tomes. Voila pourquoi je suis resté dans ma zone de confort.

Et bien voilà, cher monsieur Chattam, si un jour, par le plus grand des hasards vous passez par ici, (sait-on jamais !) je tiens à vous dire ceci :
« Sachez que derrière votre écran, se cache votre tout nouveau lecteur… »  je peux aussi rajouter :
 » Et si vous voulez boire un verre, on peut se fixer une date, j’ai une bande de potes qui adore vous lire également. »

Je m’éparpille un peu trop et je n’ai toujours rien dit sur ce roman. Allez, je me lance. Un(e)secte est un roman puissant, d’une précision quasi chirurgicale dans le déroulement de l’histoire, par la complexité de ses personnages. Ce roman est un gros coup de cœur (ou de sang, ça dépend du point de vue où l’on se place). Vous êtes très pointilleux monsieur Chattam. Vous avez réussi avec brio à y dégager de l’angoisse, de la stupeur et parfois même une sensation d’étouffement. Voilà toutes les sensations que j’aime éprouver dans un excellent Thriller. Vous lire nous fait ressentir, et dans ce cas, c’est la sensation de morts et d’insectes qui sont mis en avant. Vous êtes sadique monsieur Chattam et cela fait de vous un homme de talent. Ce roman est immersif, effroyable et soutenu.  Chapeau bas Maxime.

Bon allez, j’arrête d’être sympa et je vais quand même balancer un petit bémol, histoire de… Cela ce passe du côté de la description que je trouve talentueuse mais, à mon goût, omniprésente. Avec vous, aucune place pour le laisser-aller ou le lâcher-prise. Vous maîtrisez absolument tout. Et rien que pour cela,  je ne peux vous en vouloir. Merci pour ce monde étrange, teinté d’une incroyable vérité.  

POUR LES AMATEURS DE SENSATIONS FORTES, CE ROMAN EST FAIT POUR VOUS

Extrait choisi :

« L’ouvrage mettait en scène un enfant perdu dans la forêt; et tous ses fantasmes les plus anxiogènes prenaient forme au fil des heures de son errance. Janie en était à l’épisode de l’épuisement, lorsque le garçon finissait par s’effondrer sur un tas de mousse au pied d’un chêne et s’endormait, à bout de force. Les insectes avaient commencé à l’envahir, les uns après les autres, grimpant sur ses jambes, sous son short, et Janie pouvait presque les sentir sur elle, au point de vouloir se gratter. C’était admirable le pouvoir qu’avait la lecture sur le cerveau. Il suffisait de lire qu’une bestiole vous sautait dessus pour avoir besoin de se frotter les mollets ou la nuque, convaincu qu’une créature infâme y rôdait…« 

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Jackson Hole – Karel Gaultier

Parution : 03/10/2019
Éditeur : Slatkine et compagnie

Résumé : Matteo Andreani est au faîte de sa gloire. Surnommé Le Devin pour sa faculté à prédire le cours des marchés, ce financier de 40 ans rêve de diriger la Banque Centrale Européenne. Un accident d’avion sur la piste de Jackson Hole, le village du Wyoming où se réunissent chaque été les grands argentiers de la planète, lui offre l’opportunité.
Il est à peine nommé président de la BCE que des tensions internationales sur le marché de l’énergie précipitent une crise mondiale. Les marchés dégringolent, Chinois et Américains s’affrontent, faisant les beaux jours des crypto-monnaies et de la Camorra.
Une réunion de la dernière chance se tient secrètement à Jackson Hole. Dans ce petit village perdu dans des Montagnes Rocheuses, les banquiers ont 48 heures pour sauver l’économie mondiale.

Mon avis : Qui aurait cru, un jour, que je puisse dévorer un livre sur un thème bien trop étranger pour mes habitudes, sur une histoire bien trop loin de mes sentiers battus? Et qui aurait pu croire que je puisse me délecter sur un roman ayant pour sujet : la finance, la politique, la crise économique sur les banques et les jeux de manipulation et de pouvoir qui en découlent. Et bien, c’est chose faite grâce au roman de Karel Gaultier qui manie avec brio le sens de l’intrigue et nous maintient en haleine sans jamais tomber dans l’incompréhensible et l’inaccessible. Dans ce roman, les tensions sont palpables, les personnages manipulateurs, calculateurs. Les plus grandes puissances mondiales se confrontent. Un véritable choc des titans. Les jeux d’argent et de pouvoir sont de mise, les plus malins l’emporteront au prix d’âmes cassées et de vies bafouées.

Karel Gaultier frappe fort dans cet opus. Cet homme sait de quoi il parle, il est parfaitement à l’aise avec le suspense et vous dévoile ce que le rideau a parfois tant de mal à dissimuler. Des têtes vont sauter et d’autres vont se montrer. C’est du lourd, du très lourd et ça fait du bien. L’auteur a su capter mon attention avec ce thriller original et sournois. Il a prit un risque mais pour moi, le pari est réussi.

Je ne souhaite pas rentrer dans les détails de ce roman de peur de vous spoiler et là n’est pas mon objectif. Ce roman brise les standards par son intelligence et son cynisme.

ADOPTEZ LE ! 

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Le jeu du chuchoteur – Donato Carrisi

Parution : 02/10/2019
Éditeur : Calmann-Levy

Résumé : En pleine nuit d’orage, l’appel au secours d’une famille. Un homme à capuche qui rôde. La police qui n’arrive qu’au petit matin. Le spectacle d’un carnage : du sang partout. Mais aucun corps. Ni parents. Ni enfants.

Mila, experte en enlèvements, ne voulait plus jamais enquêter. Mais tout porte à croire que le chuchoteur est de retour. Mila n’a pas le choix : il faut à tout prix l’empêcher de frapper à nouveau.

Mon avis : Avec Donato Carrisi, j’ai vite compris une chose. Cette toute petite chose non négligeable qui me fait tant aimer ses romans. Cette petite chose en question s’appelle : « LE LÂCHER PRISE ». En effet, je ne cherche plus à trouver les réponses à toutes mes interrogations. Je me laisse simplement guider par l’histoire, par les personnages. Je me laisse submerger par la psychologie complexe qui en découle et par les revirements de situations que seul Donato Carrisi manie avec talent. J’ai vite compris que chercher la solution, le coupable; qu’essayer par tous les moyens de résoudre l’affaire ne me menait, en quelque sorte, à rien. Peut-être à me torturer l’esprit ayant pour résultat : pas grand chose. 
Car Donato Carrisi n’est pas seulement un excellent romancier, c’est aussi un génie de l’intrigue avec pour devise : « Frapper là où l’on l’attend le moins. » Et depuis que j’ai totalement lâcher prise, la lecture n’en est qu’extase. 

« L’étranglement rentrait dans la catégorie des « syndromes d’asphyxie mécanique violente ». Il ne nécessitait pas forcément d’instrument comme une corde, des capuches ou des coussins. L’assassin choisissait de ne pas se servir de la médiation d’un objet, parce qu’il voulait éprouver le plaisir de sentir la vie d’autrui s’épuiser sous ses doigts – la respiration qui faiblissait, le rythme cardiaque qui ralentissait jusqu’à s’arrêter. Le contact physique était essentiel et, au-delà de la cruauté, il dénotait aussi une certaine détermination. En effet, tout le monde ne saisit pas ce que signifie tuer une personne en l’étouffant. La victime qui se débat, désespérée, le relâchement des sphincters, les yeux qui sortent de leurs orbites. Pour les personnes normales, c’est un spectacle terrible, mais pour certains psychopathes il s’avérait très excitant – certains atteignaient même l’orgasme dans ces conditions… »

 Je vous laisse imaginer ma joie quand j’ai eu, en ma possession cet opus. J’ai ressenti une folle excitation mêlée à de l’appréhension car inconsciemment je recherchais dans Le jeu du chuchoteur cet énorme coup de cœur que j’ai pu vivre il y a de plus de 10 ans avec son tout premier roman Le chuchoteur. Mais nous avons beau rechercher, ne serait-ce qu’une once de ce même amour longtemps perdu, nous le savons tous, celui-ci est unique et nous ne pouvons pas revivre deux fois la même sensation. Et j’ai trouvé ici un coup de foudre, différent cette fois pour mon plus grand bonheur. 
Donato Carrisi est, comme je vous l’ai écrit plus haut, un excellent romancier mais aussi un criminologue hors pair, un anthropologue et un scénariste sur mesure. Un combo parfait pour des histoires qui nous tiennent en haleine et pour des sensations qui nous alertent. Quel génie ! 

« Le modus operandi d’un tueur en série est comme la recette d’un gâteau… Mila se répéta ce parallèle efficace. Si quelque chose réussit avec un processus défini, pourquoi faire autrement? Pourtant, bien que conservant des éléments de continuité, le modus operandi d’un tueur en série peut varier d’un crime à un autre : le meurtrier, comme le pâtissier, se perfectionne avec l’expérience. »

Si vous souhaitez emprunter le long et laborieux chemin des bas-fonds de l’inconscient, longer les étroites et sombres ruelles de l’aliénation ou encore humer, avec angoisse, ce qu’il y a de plus noir et de plus horrible chez l’Homme rien de plus facile. Lisez un roman de Donato Carrisi. Il est extrêmement généreux et vous offre un aller simple : direction LA FOLIE. 

Je ne vais pas vous « raconter » l’histoire. Je pense sincèrement que la quatrième de couverture se suffise amplement à elle seule. Par mes mots, j’essaie juste d’attiser votre curiosité pour lire cet auteur. Sachez, pour celles et ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de lire un roman de Donato Carrisi, que chaque histoire est confectionnée comme une toile d’araignée. Vous allez découvrir beaucoup de personnages, vivre quelques scènes de crime, suivre d’énormes rebondissements et partir dans de lointaines contrées psychiques. Donato Carrisi va réussir à semer le doute dans votre propre jugement pour arriver, au final, à vous noyer là où vous vous y attendiez le moins. 

Si vous êtes curieux, allez parcourir mon blog : vous y trouverez quelques articles sur cet auteur 😉 

Merci sincèrement de m’avoir lu jusqu’au bout. Quelle patience !!!! 🙂 

Parole d’une groupie 

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Un maniaque dans la ville – Jonathan Kellerman

Parution : 19 mai 2016
Éditeur : Éditions SEUIL 

Résume : Vita Berlin était une affreuse bonne femme, mais était-ce une raison pour la massacrer ainsi ? Quand un deuxième cadavre est découvert, atrocement mis en scène et pareillement éviscéré, et que d’autres suivent, à l’identique, Milo Sturgis doit se rendre à l’évidence : un serial killer particulièrement sadique opère à Los Angeles. L’enquête traditionnelle est un fiasco, les victimes semblent n’avoir rien en commun et la panique gagne.
Fort de sa longue expérience de psychologue, Alex Delaware finit par entrevoir un lien entre cette boucherie et un schéma mental renvoyant au profondeur les glaçantes de l’âme humaine.
Tout semble converger vers le passé sinistre d’un hôpital psychiatrique de Ventura…

La course contre la montre est engagée.

Mon avis : Jonathan Kellerman nous amène, ici, dans la 27e enquête d’Alex Delaware. Pour celles et ceux qui ont lu tous les précédents romans de cet auteur, connaissent ce personnage complexe et attachant. Psychologue consultant auprès de la police, il travaille en étroite collaboration avec Milo Sturgis, policier dans le sang. Un duo foncièrement différent mais qui, contre tout attente, fonctionne avec brio.

Nos deux acteurs sont sur la piste d’un serial killer qui a pour signature, des meurtres d’une sauvagerie déconcertante, il voue une véritable admiration pour les entrailles de ses victimes, et malgré le sang coulé, son « travail » est précis et soigné. L’enquête patauge, perd du temps. Ce temps que notre tueur mettra à profit pour commettre d’autres abominations.
Pour moi, l’enquête manque d’originalité mais la lecture en reste agréable et la précisions des scènes de crimes ne peut nous laisser de marbre. C’est un roman sans grande surprise, une sorte de « déjà vu » mais foncièrement bien mené. Jonathan Kellerman reste chaudement dans sa zone de confort, il est là où ses lecteurs l’attendent. Mais c’est sûrement mieux ainsi. 27e roman, difficile de sortir du lot ! Loin d’être un coup de cœur, le maniaque dans la ville est écrit avec justesse, la plume de l’auteur est de qualité et le suspense reste au rendez-vous.

C’est une traque au serial killer qu’on apprécie 😁

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Psycho Killer – Keith Ablow

Parution : 30/09/2000
Éditeur : Éditions du Rocher / Pocket 

Résumé : Contre les barreaux de sa cellule, le docteur Trevor Lucas tente de briser son bras droit qu’il dit possédé par Satan. À Lynn, petite ville voisine de Boston, le procès Lucas défraye la chronique : quatre des patients du chirurgien ont été sauvagement assassinés… Le commissaire Emma Hancock, qui privilégie la piste du plagiaire, fait appel à Frank Clevenger, un ami psychiatre dont la brillante carrière a été détruite par la cocaïne. Mais ce qu’elle ignore, c’est que Clevenger partage un terrible secret avec le docteur Lucas : ils connaissent tous deux le véritable coupable… Alors, quand le chirurgien, avec l’aide d’une horde de tueurs psychopathes, prend l’hôpital en otage et réclame la présence de Clevenger, le psychiatre comprend qu’il va devoir régler ses comptes avec le passé. Il accepte de se rendre dans l’antre de l’enfer pour négocier avec Lucas, tout en luttant contre un danger encore plus grand : ses propres démons…

Mon avis : Ah ! Keith Ablow, cet homme est fou. Pour notre plus grand bonheur.
Je vous souhaite la bienvenue dans la folie. Mettez de côté votre propre réalité, laissez entre parenthèses votre propre perception, installez-vous confortablement dans votre canapé et laissez-vous guider par les histoires psychologiquement perturbées de cet auteur. Je vous souhaite une agréable descente aux enfers. 😉

Nous retrouvons dans cet opus, Frank Clevenger, psychiatre de renom aux penchants plutôt… non conventionnels. En chassant les démons de ses patients, Clevenger dompte les siens, c’est dire sur la complexité du personnage. Même si ce roman n’est pas le meilleur de Keith Ablow (je note mes coups de cœur comme Psychopathe ou l’Architecte) nous pouvons quand même nous poser des questions comme Qu’est-ce que la folie? Où se situe la frontière entre le bien et le mal? Mais dans ce roman nous pouvons aller encore plus loin : Croyez-vous qu’il puisse exister des hommes persuadés qu’une partie de leur corps est possédée par une entité démoniaque qui puissent les pousser à tuer? Peut-on imaginer qu’une personne, pour se libérer de cette possession, s’ampute délibérément le membre pour retrouver un semblant de libération? Cet homme serait-il fou ou menteur? Serait-il dans le déni en prétextant que c’est le diable qui tue et non sa propre main? Je laisse toutes ces questions en suspens. L’Homme est bien trop complexe pour pouvoir, ici, y apporter un semblant de réponse. Quoi qu’il en soit, on plonge, tête la première, dans ce qu’il y a de plus sombre… Chez nous.
Frank Clevenger va devoir faire preuve de beaucoup de dextérité et utiliser à bon escient son expertise de psychiatre pour dénouer cette affaire. Comme je vous ai cité plus haut, Clevenger est un grand psychiatre qui travaille en étroite collaboration avec la police. Il est plutôt très à l’aise avec les troubles psychotiques et il a réussi à mettre un grand nombre de psychopathes, sociopathes et schizophrènes derrière les barreaux. Mais ici, la tache sera d’autant plus compliquée que Clevenger et Lucas ont un passé en commun et lorsque la vérité éclate, l’intégrité en prend un sacré coup.

Psycho Killer parle de sexe, de drogue, de folie et de sang. Un véritable cocktail pour les amateurs de sensations fortes. Le seul bémol que je peux apporter à ce roman est que l’on se doute aisément des enchaînements des événements, mais j’ai été happé par la fluidité et le rythme soutenu de Psycho Killer. Loin d’être un coup de cœur, cet opus reste un excellent thriller.

Note de l’éditeur : « Psycho Killer est un roman criminel sans équivalent. C’est comme si vous passiez une semaine dans un asile de dingues, comme une visite guidée dans la tête d’un psychopathe.« 

Publié dans polar

La femme dans l’ombre – Christine Féret-Fleury

Éditeur : Éditions DENOËL
Parution : 16 mai 2019

Résumé : Sa passion? L’opéra. Son métier? Tueuse à gages. Elle n’a pas de nom. Se tient à distance, de tout et d’abord d’elle-même. Restauratrice le jour, elle se transforme, la nuit, en machine à tuer. Quand elle n’obéit pas aux ordres de ses commendataires, elle court le monde, d’opéra en salle de concerts, pour écouter les œuvres de son compositeur fétiche, Richard Strauss. Son prochain contrat ? Une cheffe d’orchestre à la célébrité naissante…
Elle s’appelle Hope Andriessen. D’origine rwandaise, elle a assisté au massacre d’une grande partie de sa famille. Depuis, la musique est son foyer et sa seule raison de vivre. Après des années d’efforts acharnés, elle vient enfin d’être nommé à la tête d’un grand orchestre ; juste avant Noël, elle dirigera un opéra de Strauss, La femme sans ombre.

Deux femmes que tout sépare, sauf leur passion pour la musique. Et le fait que la première va devoir tuer la seconde…

Mon avis : Quel titre révélateur pour le destin de deux femmes dont presque tout oppose. Je dis presque car malgré leurs différences, une seule passion les unit. Une le sait, l’autre va le découvrir.
Il y a Elle, on ne connait pas son nom, nul besoin de le savoir. Elle vit dans l’ombre, se cache, se camoufle. En changement constant et incessant, elle s’immisce avec discrétion et détermination dans la vie d’autrui. Elle commet peut d’erreur, elle a des gestes affûtés, elle est précise. C’est une véritable machine à tuer. Finalement, on ne sait que peu de choses sur cette femme. Elle est personne, elle est tout le monde. Elle peut s’appeler Elodie, Alexandra ou Blandine. Peu importe, on ne sait qu’une chose et pas des moindres: dès que la nuit s’installe, elle tombe le masque pour devenir une chasseuse invétérée.

L’autre, quant à elle, a sa propre identité, elle se nomme Hope Andriessen. Espoir, un mot qui lui colle à la peau. Elle est noire de peau, elle a vécu avec impuissance et violence au massacre de sa famille. Elle traîne depuis la lourdeur du manque et la tristesse de l’abandon. La vie ne lui a fait aucun cadeau. Peut-être un seul qui porte le nom de « détermination ». Véritable passionnée, elle travaillera d’arrache-pied pour arriver là ou elle se trouve aujourd’hui : jeune femme noire et cheffe d’orchestre. C’est pour Hope, l’aboutissement d’une vie de douleurs, de doutes, d’échecs et d’espoirs.
Elle va diriger un opéra qu’elle affectionne tout particulièrement. La femme sans ombre du célèbre compositeur Richard Strauss. Plus connu par les mélomane sous le nom Die Frau Ohne Schatten, un opéra de presque quatre heures se découpant en trois actes, opéra qui mêle le monde des esprits et celui des hommes. L’histoire se situe dans une atmosphère de conte oriental dont l’intrigue abonde de symboles ésotériques.

Que va-t-il se passer quand le destin de ces deux talentueuses femmes vont se croiser ? Que se passe-t-il quand l’une vit de sa passion, la musique, et l’autre rêve de vivre sa passion ?

Voilà deux histoires qui se croisent, s’entremêlent, s’entrechoquent; deux luttes acharnées pour finalement ne mener qu’un seul combat. Voilà une lecture fort agréable. L’histoire est merveilleusement bien ficelée, l’intrigue plutôt très bien maîtrisée.

Christine Féret-Fleury nous mène, telle une cheffe d’orchestre, à la baguette. 

Quelques mots sur l’auteure  Christine Féret-Fleury, née en 1961, est une éditrice et auteure française, notamment de livres pour la jeunesse. Elle travaille chez Gallimard. Depuis 2001, elle se consacre principalement à l’écriture tout en assurant la direction éditoriale des éditions Les 400 Coups France.