Publié dans polar

Le signal – Maxime Chattam

Parution : 06 février 2020
Éditeur : Editions POCKET / ALBIN MICHEL

Résumé : La famille Spencer vient de s’installer à Mahingan Falls, une petite ville de la Nouvelle-Angleterre. Jusqu’ici, tout va bien. Un vrai paradis. Si ce n’étaient ces vieilles rumeurs de sorcellerie, ces communications téléphoniques brouillées par des cris inhumains, ce quelque chose d’effrayant dans la forêt qui pourchasse les adolescents, et ce shérif complètement dépassé par des crimes horribles. AVEZ-VOUS DÉJÀ EU VRAIMENT PEUR EN LISANT UN LIVRE ?

Mon avis : Il y a quelque jour de cela, j’ai refermé Le Signal de Maxime Chattam. Après avoir lu et adoré Un(e)secte, il m’a paru évident de lire et découvrir un peu plus cet auteur. C’est donc accompagné de mon entrain que j’ai ouvert ce gros et joli pavé (comme je les aime). J’ai constaté que le service marketing n’a pas lésiné sur les moyens. Visuellement, tout n’est qu’attraction. Un résumé alléchant qui suscite l’envie (sans rien spoiler, merci !), une typographie toute métallique vêtue et bordure de pages habillé de noir. Bref, tous les signaux sont au vert et me promettent LE grand huit intestinal.
Dès les premières pages, nous retrouvons la plume si caractéristique de Maxime Chattam. Elle s’impose à nous avec un naturel déconcertant. La fresque temporelle, historique et géographique est peinte avec brio, les personnages sont rodés, le décor est en place. Lever de rideau.

Nous rencontrons, ici, un couple. Une quadra journaliste et animatrice télé de renom accompagnée de son mari, réalisateur et écrivain de pièce de théâtre ( un peu déchu mais, quand même confortablement installé), ainsi que leurs trois enfants. Ces dernier vont jouer un rôle essentiel dans l’histoire, je ne vous en dit donc pas plus. 🙂 Nous vivons le quotidien d’une famille bien sous tous rapports qui, par consensus, ont fui les tumultes de New-York pour s’installer dans une ferme fraîchement rénovée dans les hauteurs de Mahingan Falls, un trou paumé de la Nouvelle-Angleterre. L’empreinte citadine gravée dans leur ADN, ne passe pas inaperçue dans une ville où tout se dit et tout se sait. Mais, pas d’inquiétude de ce côté là, ils vont prendre leurs marques, leurs aises et s’imposer auprès des habitants jusqu’à que…
Dit comme ça, ça ne donne pas forcément envie et l’impression de « déjà-vu » nous en donnerai presque la nausée. Mais avec Maxime Chattam rien n’est simple. Les détails naissent et prennent de l’ampleur à chaque page et l’angoisse, sans la moindre suspicion, vous saute en pleine figure.

J’ai adoré ce roman pour plusieurs raisons. Tout d’abord les détails qui parsèment le récit et qui donnent une tension palpable. Nous prenons la place des personnages et nous vivons, ce qu’ils sont en train de vivre. Nous ressentons leurs angoisses, leurs frayeurs, leurs peurs. Nous entendons leurs cris, leurs larmes et nous ressentons, comme eux, leurs morts imminentes. Comme j’ai pu l’écrire dans mon article sur Un(e)secte, la plume de Maxime Chattam est tellement détaillé et précise qu’il est difficile de se questionner sur le pourquoi du comment. Nous n’avons pas d’autre choix que de nous laisser guider par l’histoire et vivre, in situ, le déroulement du récit. La place est aux sensations et aux ressentis.

J’ai adoré ce roman car les flics ont une place peu importante dans l’histoire, ils sont dépassés par les événements et sont clairement à la ramasse par rapport à la situation. C’est sûrement dû à leurs côtés très rationnels et cartésiens. Le signal ne laisse aucune place aux personnes trop terre-à-terre.

J’ai adoré ce roman car l’enfance à une place prépondérante dans l’histoire. Cette bande de copains joue ici un rôle très important et apporte une clarté que seule leur insouciance et leur naïveté peuvent donner. J’aime l’idée de leur responsabilité ici et qu’ils prennent part aux atrocités à venir.

J’ai adoré ce roman car l’enfance à une place prépondérante dans l’histoire. Cette bande de copains joue ici un rôle très important et apporte une clarté que seule leur insouciance et leur naïveté peuvent donner. J’aime l’idée de leur responsabilité ici et qu’ils prennent part aux atrocités à venir.

« Parfois les vieilles bâtisses cachent, entre leurs mûrs, des secret qu’il serait préférable de ne jamais percer. »